Par Mehenna H. – Alors que les bancs du Parlement marocain ont résonné d’appels vibrants de députés exhortant à rétablir les relations avec «nos frères algériens», une question cruciale brûle toutes les lèvres des chancelleries internationales : pourquoi un tel retournement de situation, et pourquoi maintenant ? Comment ce pouvoir, qui affichait hier encore une assurance triomphante, en vient-il aujourd’hui à multiplier les signaux d’apaisement vers Alger ? La réponse se trouve, en fait, dans l’accumulation de revers stratégiques majeurs qui forcent le royaume à une brutale confrontation avec le principe de réalité.
Le premier séisme est venu de New York. L’espoir de voir le plan d’autonomie marocain définitivement validé à l’ONU s’est fracassé contre le mur du véto russe. Ce coup d’arrêt magistral a douché les ambitions de Rabat et mis en lumière une réalité diplomatique implacable : les Etats-Unis ne sont pas les seuls maîtres du jeu mondial. Donald Trump, dont le retour à la Maison-Blanche avait suscité d’immenses attentes chez le Makhzen, n’a pas tenu ses promesses de régler le dossier sahraoui d’un trait de plume. Pour ne rien arranger à la situation marocaine, Washington fait face à un raz-de-marée démocrate au Congrès, une nouvelle donne politique américaine qui promet d’entraver lourdement la marge de manœuvre de Trump en politique étrangère et de geler toute velléité de soutien inconditionnel à la monarchie marocaine.
Dès lors, comment ne pas s’interroger sur le bilan des choix stratégiques passés ? Quel est le retour réel sur investissement des Accords d’Abraham, qualifiés d’infâmants par une part croissante de l’opinion publique marocaine ? L’alliance sécuritaire et diplomatique avec Tel-Aviv, qui devait prétendument isoler l’Algérie et asseoir la domination marocaine, s’avère être un gouffre politique. Non seulement les gains territoriaux escomptés se sont évaporés à l’ONU, mais le coût éthique et la colère populaire qu’ils génèrent affaiblissent le régime de l’intérieur, sans apporter la sécurité promise.
C’est que le danger gronde aux frontières. Sur le terrain, le Front Polisario se dit plus que jamais prêt à intensifier la reprise des armes, une menace directe pour le maintien du régime. Par ailleurs, le Maroc souffre d’un syndrome d’encerclement géopolitique qu’il a lui-même contribué à bâtir. A l’Est, la rupture avec l’Algérie est consommée. Au Sud, les relations avec la Mauritanie demeurent glaciales et méfiantes. Au Nord, les tensions latentes avec l’Espagne persistent. Le Makhzen se retrouve paradoxalement isolé dans son propre environnement immédiat.
Ce blocus diplomatique externe résonne parallèlement avec les fragilités internes du pays. Le Rif, historiquement frondeur et marginalisé, s’apparente à une poudrière sociale prête à s’enflammer à la moindre étincelle. En coulisses, les mouvements républicains marocains guettent la moindre faiblesse, attendant le moment opportun pour contester les fondements d’une monarchie qui ne doit sa survie qu’au protectorat français. Or, la France elle-même, parrain traditionnel historique de Rabat à l’ONU, traverse une crise économique et politique profonde qui réduit sa capacité d’influence et laisse son vassal marocain plus exposé que jamais.
Face à cette convergence des crises – diplomatique, militaire et interne –, la main tendue vers l’Algérie est-elle une démarche fraternelle sincère ou un calcul de survie désespéré ? En cherchant à renouer le dialogue avec Alger, Rabat ne cherche-t-il pas avant tout à desserrer l’étau qui menace de l’étouffer ? Les Algériens connaissent trop bien la rhétorique de leur voisin pour ne pas voir, derrière ce semblant de paix, la confession d’un système en pleine débâcle.
M. H.




Maroc pays isolé , non vous trompez ce pays est a vendre ; vous avez écrit : une démarche fraternelle l’Algérie a un père : nos CHOUHADA , une mère : HURIYA
Non le Maroc n’a rien de cela , qu’ils fassent leur révolution , nous Algériens nous les y aiderons .
Pour l’heure qu’ils restent comme ils sont : des inutiles aux services des occidentaux .
VIVE LE SAHARA LIBRE ET INDEPENDANT
VIVE LA PALESTINE
VIVE LA NOUVELLE CALEDONIE LIBRE ET INDEPENDANTE
VIVE L’ALGERIE .
Leurs frères Algériens ????.les Sahraouis sont aussi leurs frères et musulmans autant qu’eux,plus fourbe,lâche,traître,menteur et indigne de confiance comme ce royaume à nos côtés n’existe pas sur terre.