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Lutte contre la corruption : la relance des unités industrielles récupérées est un projet économique global

Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a affirmé, jeudi au cours d’une visite de travail et d’inspection à Guelma, que la relance des unités industrielles récupérées dans le cadre de la lutte contre la corruption «n’est pas simplement la relance d’une activité à l’arrêt, mais un projet économique global».

Le ministre, intervenant dans la commune d’El Fedjoudj, dans les locaux de la filiale Céréales et Conserveries de l’Est qui appartenait, auparavant, au groupe, Amor Benamor, avant d’être rattachée au groupe public agro-industries AGRODIV, a rappelé la «forte volonté de l’Etat de transformer les actifs industriels récupérés en véritable levier de production fondé sur une bonne gouvernance».

Il a ajouté que la visite, dans la wilaya de Guelma, de six unités industrielles récupérées dans le cadre des affaires de lutte contre la corruption, «procède de l’approche de terrain adoptée par le ministère, en exécution des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à relancer l’industrie nationale sur des bases économiques  solides et à renforcer son rôle dans la création de la richesse et d’emplois, ainsi que dans la réalisation de la sécurité industrielle et alimentaire».

Bachir a rappelé, à cette occasion, que «la mission de relance de ces unités récupérées, dans la wilaya de Guelma, spécialisées dans les industries agroalimentaires de transformation, a été confiée au groupe public AGRODIV en vue de la garantie d’un approvisionnement régulier en matières premières, le respect des normes de qualité et de sécurité alimentaire, et l’assurance d’une interconnexion de ces unités avec les réseaux de distribution et les marchés nationaux».

Après avoir écouté un exposé détaillé sur le secteur industriel dans cette wilaya, qui compte 89 unités de production industrielle, dont 10 relevant du secteur public, le ministre de l’Industrie a considéré que «certaines unités industrielles de nature stratégique, comme l’unité CYCMA de production de cycles et de motocycles, font l’objet d’une attention particulière car elles représentent un modèle pour le développement d’une industrie mécanique nationale compétitive».

Lors de la visite de cette entreprise publique économique (CYCMA), au chef-lieu de la wilaya, le ministre a suivi une présentation exhaustive du plan de relance des activités de l’entreprise, avant d’inspecter les différents ateliers dédiés à la production de vélos, de motocycles et de tricycles pour personnes à mobilité réduite.

La visite d’inspection et de travail du ministre de l’Industrie a également inclus certaines unités industrielles récupérées dans le cadre des affaires de lutte contre la corruption, dans les communes d’El Fedjoudj, de Bouati-Mahmoud et d’Ain Ben Beida, ainsi que l’usine de raffinage de sucre et la zone industrielle de Guelma.

R. E.
 

3 Commentaires

  1. Cette entreprise publique économique (CYCMA) de cycle et motocycle de Guelma existe (sauf erreur) depuis la révolution industrielle initiée par feu Houari Boumédiene dans les années 70. Très longtemps, elle a assuré une production en cycle et motocycle qui couvrait le besoin national. Seulement ses modèles sous licence n’ont jamais reellement évolué et sont devenus avec le temps obsolètes.
    Or, une entreprise, quelle qu’elle soit doit toujours innover, faire évoluer ses modèles et son appareil productif pour maintenir son activité et rester compétitive, aujourd’hui plus que jamais.

    Les entreprises publiques doivent créer leurs propres bureaux d’études constitués d’ingénieurs qualifiés et de moyens technologiques modernes comme des logiciels de conception 3D. Elles peuvent aussi faire appel à des bureaux externes de sous-traitance (start-up) qui les accompagnent dans les phases d’études et de conception de nouveaux produits via un partenariat public privé.
    Dans le monde, les entreprises innoventes consacrent au moins 3% de leur budget dans la recherche et le développement, les entreprises Algériennes doivent adopter ses règles pour rester compétitives et éviter de devenir un jour un gouffre pour l’état. Il faut tirer des leçons des erreurs du passé.
    La gouvernance des entreprises devrait aussi suivre, place à la compétence, le facteur humain est souvent à l’origine des défaillances.
    A bon entendeur

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