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Le Sansal tunisien

Par Mehenna H. – Faute de trouver une place dans le cœur de leur peuple, Moncef Marzouki et Boualem Sansal, deux faces d’une même pièce rouillée, ont choisi de monnayer leur trahison éhontée auprès de ceux qui convoitent ou combattent leur pays. Ils se drapent dans les habits de l’opposition, invoquent la liberté d’expression et prétendent défendre de nobles causes, alors qu’ils ne sont, en réalité, que des entrepreneurs de la délation et de la calomnie. La déchéance morale est devenue leur fonds de commerce, leur unique capital politique.

Le plus pathétique est que ces deux vils personnages se ressemblent d’un pays à l’autre. Ici comme chez le voisin, on retrouve le même profil : un homme sans ancrage populaire, vivant des subsides et des tribunes que lui offrent des intérêts étrangers, persuadé que l’affaiblissement de sa patrie constitue le plus court chemin vers sa propre revanche. Son alter ego, de l’autre côté de la frontière, suit exactement la même recette. Tous deux ont fait de la haine de leur pays une activité permanente, espérant que le vacarme de leurs diatribes finira par ébranler des nations dont les racines plongent pourtant bien plus profondément que leurs ambitions personnelles.

Ils oublient une vérité immuable. Un traître n’est jamais respecté, pas même par ceux qui l’utilisent. Une anecdote célèbre, rapportée à propos de Napoléon Bonaparte, illustre cette réalité. Après avoir bénéficié des renseignements d’un officier autrichien passé à son service, l’empereur a refusé de le saluer en déclarant : «Je ne serre pas la main d’un traître.» Que cette scène soit historique ou relève de la tradition, elle exprime une vérité universelle : celui qui vend les siens pour un avantage personnel inspire davantage le mépris que l’admiration, y compris de l’ennemi.

Car celui qui a vendu son âme et son honneur pour un plat de lentilles ne récolte jamais la considération de ses commanditaires. Il demeure, à leurs yeux également, un homme capable de trahir les siens demain comme il trahit aujourd’hui.

En définitive, les agissements de ces deux félons, chacun contre son pays, ne laissent d’autre trace que celle de leur propre flétrissure. Leur agitation n’altère en rien la marche de leurs nations respectives, qui leur survivront comme elles ont survécu à tant d’autres. Eux, en revanche, finiront là où l’histoire relègue tous ceux qui ont confondu opposition et trahison : dans sa poubelle, avec pour seul héritage le déshonneur d’avoir vendu leur patrie sans jamais gagner le respect de ceux qui les ont achetés.

M. H.

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