De Paris, Saliha Fayez – Dans un entretien accordé à la chaîne internationale AL24 News, Maître Khadija Aoudia a abordé plusieurs dossiers sensibles qui continuent de marquer le débat public en France et à l’international, en particulier la situation des communautés musulmanes et algériennes, ainsi que le droit international.
Revenant sur la plainte déposée en août 2025 contre l’ancien ministre français de l’Intérieur, Maître Aoudia a rappelé les faits : «Dès ses premières semaines au ministère, Bruno Retailleau n’a cessé d’inciter à la haine et à la discrimination contre les musulmans, et plus particulièrement contre la communauté algérienne. Ses propos, répétés à la tribune ou dans les médias, ont fini par devenir familiers, contribuant à banaliser l’islamophobie et ce que j’appelle l’algérophobie». La plainte, précise-t-elle, constitue un recueil de trente pages détaillant ces propos, avec pour objectif principal de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme, après avoir épuisé les recours internes, afin de sensibiliser l’Etat français sur ses obligations en matière de droits fondamentaux.
Maître Aoudia a, dans le sillage, mis en lumière le rôle de certains responsables politiques français, citant Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, qu’elle qualifie de «sujets fongibles» utilisés par des oligarques pour propager des idéologies discriminatoires. Selon elle, ces dirigeants ne sont que des instruments dans une stratégie plus large visant à orienter l’opinion publique et à stigmatiser certaines communautés pour des raisons politiques et économiques.
L’avocate a ensuite abordé la dimension sociale et historique de la diaspora algérienne en France. Elle souligne le paradoxe. Malgré une intégration rapide et réussie – «la seule communauté en France qui, dès la première génération, prend l’ascenseur social» –, cette population demeure l’objet de suspicion et de discrimination. Elle insiste sur la double appartenance franco-algérienne, qui suscite souvent des accusations injustes de «trahison de la nation», et plaide pour une reconnaissance pleine et entière de cette identité plurielle.
Les enjeux électoraux actuels et à venir, notamment les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027, viennent exacerber ces tensions, explique-t-elle : «La familiarisation des discours discriminatoires, relayée par des médias contrôlés par de puissants oligarques, prépare le terrain à des choix électoraux influencés par la peur et le préjugé.» Elle met en garde contre la montée de l’extrême-droite et l’endoctrinement médiatique, en rappelant les tragédies du passé, comme la Seconde Guerre mondiale, où de tels discours ont conduit à l’horreur.
Au-delà de la France, Maître Aoudia s’investit également dans les questions de droit international. Elle évoque son engagement dans la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale pour dénoncer le génocide palestinien. «Il y a des preuves suffisantes pour qualifier la matérialité des crimes, même si l’imputabilité reste à établir», précise-t-elle, insistant sur l’urgence de protéger les populations civiles. Elle dénonce aussi la violation du droit international dans le cadre de l’accord agricole entre le Maroc et l’Union européenne, instrumentalisé pour diviser les peuples et servir des intérêts économiques étrangers.
S. F.




Maître Khadija Aoudia connaît parfaitement la loi. Elle a eu raison de dénoncer les faits constatés et de déposer une plainte. Avec un dossier étayé contre les personnes mises en cause. On attend donc le résultat.
B.Rotailleau , s’offusque et proclame que la France a été humiliée, juste parce qu’un simple influenceur expulsé par la France a été renvoyé par la police des frontières algériennes.Mais quand Trump humilie et rabaisse la France et son président, il ne dit point mot. Trump a le droit d’humilier la France sans aucune réaction de B.Rotailleau . L’honneur et la dignité chez ce personnage s’avale devant les puissants.
cette avocate à multi robe est un couteau suisse à elle seule !!!! Emule de feu maître VERGES!
Rotaillo fait un transfert, de part les messages transmis par un père militaire pendant la d’indépendance. Et pour cela, il ne reste qu’un seul travail, lui recommander un psy
Le pot de fer contre le pot de terre…Le « Fou du Puy » que Maître Khadija AOUDIA assigne en Justice jouit d’une « tacite » immunité, politique et médiatique…Sa liberté de parole a totalement « désinhibé » les miasmes racistes qui « macéraient » dans la « France profonde » depuis des décades. RETAILLEAU à l’Intérieur, par le pouvoir grisé, se croyait déjà au Grand soir, jusqu’à ce que MACRON, qui avait trop donné de mou au « chihuahua » le débarqua…
Retoutou n’en à cure des musulmans , ce qu’il l’intéresse lui et les sbires est la destruction pure et simple de la nation Algérienne.
Mme Aoudia incarne tout à la fois la beauté, la force du destin, l’intelligence et l’héritage authentique des véritables femmes algériennes — celles qui s’engagent aux côtés de la patrie quand d’autres, confortablement installés aux Émirats arabes unis, se permettent de cracher sur notre politique étrangère.
La femme algérienne doit comprendre une chose essentielle : les paillettes, la presse people et l’illusion médiatique ne constituent en rien la continuité morale de nos grandes sœurs. Leur trace ne se trouve ni sur les tapis rouges ni dans les vitrines du superficiel, mais dans la sueur, la dignité et le sacrifice.
J’invite toutes les Algériennes à voir ou à revoir le long métrage de Nora Hamdi consacré à l’histoire des femmes résistantes durant la guerre de Libération nationale : *La Maquisarde*.
Ce film n’est pas un divertissement. C’est une plongée brutale dans l’horreur : la torture, la souffrance, l’humiliation — et d’autres réalités que je ne dévoilerai pas, par respect pour les combattantes de l’ALN.
Ces crimes furent perpétrés par les bourreaux de l’armée coloniale française, qui, tôt ou tard, en ont payé le prix de l’Histoire.
Se souvenir de ces femmes n’est pas un acte de nostalgie.
C’est un devoir national.