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Trump et son armada : idées moisies, empire essoufflé, déclin assuré !

Une contribution d’Ali Akika – La guerre que subissent les peuples en Palestine, au Liban, en Syrie et récemment au Venezuela, et demain peut-être en Iran, sont les signes avant-coureurs d’une catastrophe que l’on n’ose pas qualifier mais dont les effets angoissants occupent les esprits. C’est aussi un signe d’une démission de l’intelligence devant une potentielle tragédie ou bien une incapacité de penser dans une atmosphère polluée d’idées moisies qui s’expriment sans complexe.

Reste l’espoir d’une humanité qui se lève, car elle en a connu de pareilles situations. L’Antiquité nous a «offert» un Néron brûlant l’antique capitale de Rome et, plus près de nous, un petit gringalet dont le visage était décoré d’une moustache ridicule, ayant choisi de se suicider pour échapper à la revanche de l’humanité sur sa personne monstrueuse.

Ces guerres et ce genre de situations menaçantes ne sont pas nouvelles, mais le come-back, ce retour de l’Amérique sous sa forme trumpienne «rendre la grandeur à l’Amérique», annonce plutôt l’enterrement de cette Amérique qui fut celle «des raisons de la colère», dont les origines ouvrières et les traditions de lutte ont accouché du 1er mai, devenu la fête des travailleurs.

C’est donc, de nos jours, une autre Amérique qui envahit le monde, volant à Gaza des terres et chassant ses habitants pour les remplacer par la laideur de tours infâmes destinées à accueillir des faunes de touristes qui s’ennuient chez eux toute l’année dans le froid des saisons et la solitude du béton…

En ce début de l’année 2026, Trump, l’ex-agent de l’immobilier, a envoyé ses cow-boys suréquipés, mais ayant pris la précaution de voyager dans le noir et le silence, pour enlever sans risque le président du Venezuela. Trump prévoyait dans un deuxième temps d’envahir le pays, mais recula, sachant que les Latino-Américains ont gardé de mauvais souvenirs des Gringos (*).

Fin janvier 2026, l’Oncle Sam du XXIe siècle tente de rééditer en Iran «l’exploit» du Venezuela. Mais l’Iran, un pays de vieille civilisation, connaît bien l’Amérique, qui lui a imposé un cruel embargo depuis près de 50 ans et l’accuse d’être de mèche avec Israël pour abattre le régime, comme en 1953, quand la CIA et le British MI6 fomentèrent un coup d’Etat contre Mossadegh, modeste bourgeois mais dont le tort est d’aimer son pays et d’avoir nationalisé le pétrole au profit de son peuple…

Aujourd’hui, fin janvier 2026, les Etats-Unis, attirés par le pétrole comme les mouches par les crottes de merde et taraudés par la folle envie de se débarrasser de tout régime qui refuse de capituler, sont sur le point d’attaquer l’Iran.

Tout le monde a remarqué et s’est étonné non seulement de l’absence d’Israël aux côtés des Etats-Unis, mais de son opposition à l’attaque de l’Iran par Trump. Et, au chapitre de l’étonnement, ajoutons celui du silence de cimetière de la presse occidentale sur le refus d’Israël de s’associer à l’aventure de Trump et de trouver inopportune et risquée une telle attaque.

Cette presse si «éclairée et si courageuse» devient soudainement atone sur un problème politique et géostratégique de première importance relatif à Israël et à l’Iran. Cette presse s’est tue pour éviter de dire des bêtises sur l’attitude et la décision imprévue d’Israël.

Si ladite presse parle, elle sera prise la main dans le sac des mensonges, puisqu’elle n’a cessé de dire que la guerre de juin 2025 a été une grande victoire d’Israël, qui a rétamé un Iran devenu sans défense aérienne et sans missiles, etc. C’est précisément quand l’ennemi devient nu qu’il faut en profiter pour lui asséner le coup fatal de la défaite totale.

A ce que je sache, les dirigeants israéliens ne sont pas devenus des incompétents ni des agents de l’Iran, selon la logique des imbéciles qui ont prétendu que Trump est un agent de Poutine, ce qui expliquerait le lâchage de l’Ukraine.

Non, messieurs les artisans de la fabrique des mensonges, une armée ne se lance pas dans une aventure quand elle sait que l’ennemi ne sera pas défait, mais vaincra et lui fera payer cher son aventurisme. La vérité, que l’on veut cacher par peur, pour ne pas nuire à une cause ou par incompétence à discerner le vrai du faux dans le brouillage de la guerre, est celle-ci : en juin 2025, Israël a quémandé un cessez-le-feu.

Nouvelle stratégie américaine qui pousse à l’attaque

Avant d’évaluer les hypothèses d’une attaque totale ou partielle des Etats-Unis, il faut se reporter à la nouvelle stratégie de sécurité nationale. Que dit cette stratégie ?

Les Etats-Unis rationalisent leur politique d’attaque. Dorénavant, la Russie et la Chine mériteront le «respect» ; traduisons : ces deux pays tiennent la dragée haute sur le plan militaire et les sanctions économiques ne les empêchent pas de dormir.

Quant au reste du monde, les Etats-Unis continueront à pratiquer la politique du bâton et de la carotte. On utilise la carotte en parlant amicalement mais fermement avec les «têtus», accompagnée d’un petit privilège économique ou politique (les effacer de la liste du terrorisme).

Avec les récalcitrants, on sort le bâton dont la grosseur dépend de la capacité de résistance dudit récalcitrant. Le bâton, au Venezuela, a servi à enlever le président du pays, mais le régime est toujours en place et les compagnies de pétrole américaines sont restées, elles aussi, en place.

Quant à l’Iran, quelle que soit la grosseur du bâton, il ne capitulera pas. Ce refus de capituler a été remarqué par les analystes sérieux lors de la guerre dite des 12 jours et des manifestations de janvier 2026 pour des motifs sociaux, opportunément saisies par Israël et les Etats-Unis pour les transformer en émeutes entraînant la chute du régime.

Evidemment, les perroquets qui répètent les «analyses» de la machine à mensonges, mais aussi victimes de leur incompétence dans l’art de la guerre et l’histoire des guerres à travers les siècles, continuent de dire que les 12 jours de juin sont une défaite de l’Iran et que les émeutes ont affaibli le régime et offrent une fenêtre de tir pour attaquer.

Y aura-t-il une attaque de l’Iran par les Etats-Unis ?

Un pays n’entre pas en guerre en chantant. Quelle que soit sa puissance, il évalue d’abord ses capacités offensives et défensives, mais aussi celles de l’ennemi. Un petit regard sur les leçons de l’histoire n’est pas superflu.

S’agissant de l’Iran, on a l’impression que l’Oncle Sam peut s’en passer quand on voit ses concentrations de forces qui voguent en direction de l’Iran. Ces armadas fascinent et font saliver la meute de loups qui s’impatientent sur les plateaux de télé en décryptant des cartes d’état-major et en déversant leurs pronostics aussi naïfs qu’imbéciles.

Ce que laissent penser les discours de Trump, qui oscillent entre la menace, l’arrogance et la capitulation de l’Iran par le biais de la négociation, c’est une intervention massive et de courte durée pour obtenir un résultat immédiat.

Pourquoi cette option ? Parce que l’option «Venezuela» en Iran, opération rapide, est une vue de l’esprit des rigolos jouant à la guerre sur Yahoo Vidéo. Parce que l’histoire et l’art de la guerre enseignent que les pays en guerre s’assurent qu’ils ont les moyens et le temps d’user l’ennemi, un atout conjugué à la capacité de supporter les pertes humaines et matérielles.

En Iran, les stratèges américains ont à l’esprit l’équation «submerger et user l’ennemi et supporter les pertes, règles de base de l’art de la guerre». En revanche, on a l’impression que Trump, avec ses ultimatums de capitulation totale, a une lecture bien à lui de la citation de Sun Tzu : «gagner sans combattre».

Trump, comme les perroquets qui sévissent dans les médias, est un adepte du culte de la force qui écrase tout sur son passage et ne tient nullement compte de l’éventuelle résistance de l’ennemi, capable de lui rendre la monnaie de son agression.

Trump veut gagner sans combattre en affichant simplement son armada ; il a déjà eu la réponse de l’Iran : «on ne négocie pas sous la menace».

L’issue de cette guerre dépend donc de la bonne lecture de la citation de Sun Tzu. In fine, il n’y a pas de victoire sans invasion terrestre et occupation du territoire. Bonne chance aux cow-boys dans un pays immense, une population de 90 millions d’habitants, héritière de plus de 3 000 ans de civilisation.

Une dernière chose qui fera réfléchir Trump : le ciel iranien ne sera pas nu. La Russie aurait renforcé la DCA antiaérienne avec ses fameux S-400 et la Chine aurait livré des avions chasseurs qui ont fait leurs preuves lors du dernier conflit Pakistan/Inde. Ces deux puissances ne vont pas se couper d’un allié si important dans la région et livrer le Moyen-Orient aux Etats-Unis.

Les Iraniens jouent aux échecs, contrairement aux Américains, spécialistes du bluff ; on peut supposer que les Iraniens ont des cartouches quand ils parlent de guerre totale…

Conclusion

J’ai laissé beaucoup de choses de côté dans cet article pour ne pas abuser du temps des lecteurs. J’ai résumé les «laissés-pour-compte» de l’article par une conclusion qui est une sorte d’ébauche de futurs articles…

On reconnaît une pensée moisie et en vrille quand les petits soldats d’un empire essoufflé, dans leur immense nullité, expriment dans une même phrase une chose et son contraire, une demi-vérité et un grossier mensonge. Quand ces petits soldats s’octroient le droit de faire ou de dire n’importe quoi en l’absence du moindre contradicteur.

Chez ces petits soldats, on appelle ce comportement la liberté d’expression, avec le regard focalisé sur leurs petits intérêts, avec l’approbation de leur nombril… Ils ne se rendent pas compte qu’ils se conduisent en lâches de la pire espèce, de ce type de «courage» quand on sait qu’on est protégé par une armada et qu’on peut violer le droit international en toute impunité.

C’est ainsi que se dessine le nouveau tableau de la vie internationale, d’après ma lecture du document de «la stratégie américaine de sécurité nationale».

Cet article, lecteur, est écrit en ayant à l’esprit une phrase d’un amateur de pêche sous-marine qui a tiré une leçon de sa confrontation avec un empire qui présentait, à l’époque déjà, des symptômes de son futur déclin.

Quelle est la leçon tirée par cet amateur de son sport préféré, dans les profondeurs de l’océan où vivent les requins, entre autres ? Il ne faut pas, avait-il dit, fuir devant un requin, mais le regarder droit dans les yeux, et son instinct de vie lui fera changer de trajectoire.

Cet amateur de la pêche sous-marine était aussi un grand professionnel de la stratégie de la vraie et noble politique ; il s’appelait Fidel Castro…

En Palestine, au Liban, au Venezuela, en Iran et ailleurs, les peuples font leur expérience et n’abandonnent jamais leur rêve, qui n’a pas de prix : celui de rester debout, synonyme de dignité.

A. A.

(*) Gringo : surnom donné par les Latinos aux Américains.

P.-S. : Au moment où je termine cet article, une opposante iranienne, furieuse de ne se faire couper la parole, s’est déchaînée contre les doctes «experts» qui déblatéraient leurs habituels blablas, alors que son association envoie à ses compatriotes arrêtés des smartphones pour téléphoner à leur famille qu’ils sont en prison mais vivants.

Quant au correspondant de RFI et de France 24, il parlait du centre de Téhéran, des morts, de l’inflation ahurissante et des Iraniens, les uns pour l’intervention américaine, les autres résolument contre.

Ceci se passait sur France Info à 12 h 30 et sur France 24 une heure plus tard. Sur LCI, un peu plus tard, c’est l’animateur en personne qui s’attaqua à l’hystérie des critiques de son plateau télé.

Un petit vent de fraicheur qui fait du bien.

7 Commentaires

  1. « ……………..plus près de nous, un petit gringalet dont le visage était décoré d’une moustache ridicule, ayant choisi de se suicider pour échapper à la revanche de l’humanité sur sa personne monstrueuse…………….. »
    Tout juste !!
    Mais ceux qui l ont inspiré, c est à dire toute la vermine Sioniste Khazar qui l ‘ a porté au pouvoir en collaborant avec les S.A. de Röhm ( don’t le BETAR de Jabotinsky ) pour assassiner ses opposants ( en partie juifs) et concevoir la « Solution Finale » grâce à son Conseiller Khazar ROSENBERG , puis concevoir l Accord HAAVARA qui permis l envahissement de la Palestine par toute la Racaille Khazar de l Europe Centrale ………….sont toujours PRÉSENTS et à l ŒUVRE .
    Le Maire de New York vient d interdire le BETAR ……Mais pour combien de temps .
    Le Rejeton du Secrétaire particulier de Jabotinsky …..ie le Criminel de guerre Netanyahu n a t il pas PUBLIQUEMENT DÉDOUANÉ HITLER des CRIMES CONTRE L HUMANITÉ ??

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  2. Les états-unis et son appendice sioniste de tel aviv ont semé le chaos dans tout le Proche et le Moyen-Orient ces dernières décennies. Destructions de nations, crimes de guerre, crimes contre l’humanité … On est passé du projet cynique de l’exportation de la démocratie à la bush au projet d’expulsion des palestiniens de la bande de Gaza ayant survécu à un génocide. Gaza est le plus grand camp de concentration de l’histoire de l’humanité.
    Quant à la doctrine Donroe, c’est la politique étrangère d’un âne qui traverse les airs à bord de son « air force one ». Un âne qui n’a qu’une vision partielle des choses. Pour ceux qui ont les références.

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  3. Puisque «la stratégie américaine de sécurité nationale» définit la zone de sécurité primordiale des USA comme allant du Groenland jusqu’à la Terre de feu, pourquoi les américains veulent-ils intervenir en Iran ? Si c’est pour contrer l’avancée de l’influence chinoise, il faut s’attendre à que interventionnisme américain vise aussi d’autres régions du monde, il l’a déjà fait au Venezuela, comme l’Algérie où la nouvelle route de la soie chinoise remaniée est entrain de prendre forme.

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  4. Cette année l’Amérique aura besoin de 9200 milliards de dollars pour faire tourner son économie sans oublier les 38 000 milliards de dollars de dettes + 1000 milliards d’intérêts à payer chaque année (cout exorbitant).

    On comprend mieux l’utilité de la guerre. L’Amérique va frapper l’Iran d’ici fin février 2026 afin de planifier la reconstruction de GAZA, l’Iran étant le dernier pays hostile.

    Ainsi, tous les proxys seront éliminés puis le Conseil de la Paix avec un nouveau plan afin que la Palestine soit encadrée mais débarassée de tous ces islamistes radicaux qui sèment la haine depuis 50 ans.

    L’Amérique avec sa force va imposer son diktat, sa vision en nettoyant les écuries.

    La religion a montré ses limites et l’Amérique va insuffler autre chose étant précisé que Mr TRUMP fait construire un Hôtel en Arabie Saoudite et à Oman.

    Une compagnie saoudienne s’associe à Trump pour un projet immobilier à 4 milliards de dollars à Oman.

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