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Organisation territoriale du pays : remédier aux déséquilibres et répondre aux aspirations des citoyens

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud a mis en avant, mercredi à Alger, l’importance que revêt le texte de loi relatif à l’organisation territoriale du pays pour «remédier aux déséquilibres et répondre aux aspirations des citoyens».

Répondant aux questions des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une plénière consacrée à l’examen du texte de loi relatif à l’organisation territoriale du pays, Sayoud a précisé que «cette démarche importante s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par l’Etat algérien, sous la conduite clairvoyante du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre d’une vision stratégique reposant sur une approche équilibrée, responsable et progressive, visant à remédier aux disparités territoriales».

Cette approche, ajoute-t-il, prévoit «la création de nouvelles communes et wilayas sur des bases saines fondées sur des critères objectifs et précis, en parfaite adéquation avec les aspirations des citoyens et les exigences de la conjoncture actuelle».

A ce propos, il a rappelé qu’«une évaluation globale de la loi relative à l’organisation territoriale du pays est en cours pour dégager les aspects positifs, relever les insuffisances et élaborer une feuille de route prospective permettant à l’Algérie d’y remédier».

Concernant la préoccupation liée à la «gouvernance et à la décentralisation», qui a occupé une place importante dans les débats des députés de l’Assemblée, le ministre a réaffirmé «son engagement à œuvrer, en coordination avec les différents secteurs, au renforcement des nouvelles wilayas en les dotant des moyens matériels et humains nécessaires pour leur permettre d’améliorer leurs capacités de gestion, et promouvoir une action publique locale efficace et performante».

A cet égard, Sayoud a rappelé qu’«une enveloppe financière de plus de 22 milliards de dinars a été allouée par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales, et les Plans communaux de développement (PCD), destinée au financement de projets de proximité à même de répondre rapidement aux attentes des populations et d’impulser une nouvelle dynamique aux nouvelles wilayas».

De plus, 1 800 nouveaux postes budgétaires ont été ouverts au profit de ces wilayas, ce qui permettra, a-t-il dit, «d’améliorer la qualité des services publics», outre «la désignation de cadres expérimentés dans la gestion des affaires locales pour superviser la gestion».

Afin de garantir l’autonomie financière des wilayas nouvellement créées, le secteur s’emploie, a ajouté le ministre, à «l’élaboration d’une feuille de route pour la réforme du système financier local, afin de permettre aux collectivités locales de mobiliser leurs ressources sans dépendance excessive aux allocations et transferts du budget de l’Etat».

R. N.

2 Commentaires

  1. 22 milliards de dinars pour l ensemble de nos citoyens sur le territoire national, 25 milliards de dollars pour l armée. Cherchez l erreur ? J ai moi même encourager des le départ une augmentation et un gros budget pour l ANP car c’est important la sécurité du territoire et de ces citoyens mais il est important aussi de parler en milliard de dollars en ce qui concerne le peuple algérien (…)
    Bon une bonne chose tout de même qu’il faut retenir C’EST que ça concerne tout le territoire national et pas que Alger et ces administrés cette fois ci.

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  2. Les racines du mal ne peuvent être éradiquées entièrement et définitivement qu’à la lumière d’une politique d’aménagement du territoire qui aura pour but principal de répartir harmonieusement sur tout le territoire la production des richesses.

    Cette politique visera d’abord à résoudre les problèmes de l’emploi, conséquence du développement très inégal des activités et des régions. En particulier, elle tendra à réaménager et réanimer les régions, à rééquilibrer, à faire sortir les régions de leur sous développement régional.

    La définition des objectifs et des moyens de l’aménagement du territoire sera un des aspects du plan démocratique. La détermination des opérations à engager, région par région, sera déterminée après une consultation démocratique des intéressés dans le cadre des orientations du plan.
Des critères d’implantation industrielle doivent être fixées aux grandes entreprises publiques et privées. Une action volontaire sera menée en matière d’infrastructure, en particulier de transport et de télécommunication, pour développer les régions désavantagées.

    Les pouvoirs seront décentralisés et les activités économiques, sociales et politiques au niveau de la région, du département et de la commune coordonnées. 


    Décentralisation et coordination permettront, avec le concours d’un personnel qualifié et grâce aux techniques actuelles, d’adapter les services communaux aux taches et au rythme de la vie de la nation moderne.



    La coopération intercommunale doit être favorisée, s’associer démocratiquement pour élaborer ensemble le plan d’avenir, pour réaliser les équipements fonctionnels dans les conditions financières les plus avantageuses. Cette coopération permettra d’assurer de façon démocratique l’évolution nécessaire des structures communales. Elles doivent pouvoir se réserver tous les terrains indispensables à l’implantation de zones d’emplois, aux équipements publics et aux logements.
    L’expansion rapide exige de gros investissements qui doivent bénéficier de mesures spéciales dans le contexte d’une programmation régionale.

    La mise en oeuvre de la réforme régionale doit assurer la collaboration active des citoyens à la vie économique et sociale de leur région. Elle doit se réaliser dans le respect des collectivités locales.

    L’organisation de la région ne doit pas être conçue comme un simple échelon administratif, éloignant un peu plus les administrés de l’administration. Il s’agit d’assurer une véritable décentralisation des décisions au niveau de la région. Les attributions devant lui êtres conférés doivent résulter d’un transfert de compétences du pouvoir exécutif central à la région. Dotée de ses propres services administratifs, techniques et économiques, elle en assumera la gestion. Ils devront être consultés par le gouvernement sur toutes les questions relatives à la politique économique et sociale de la région ; ils seront consultés pour l’élaboration du plan national chargé de mettre en œuvre le plan régional de développement, partie intégrante du plan nationale.

    L’existence d’une organisation régionale ne peut en aucun cas mettre en cause le caractère indivisible de la République proclamé par la constitution.


    C’est autour d’un programme, d’un contrat de législature, qu’on doit apporter l’adhésion afin de contribuer à instaurer dans notre pays la politique économique et sociale dans le respect des libertés publiques et de la souveraineté du peuple.

    Ce programme élaboré, permettra d’assurer et de développer l’initiative et la responsabilité personnelle des citoyens dans tous les secteurs de l’activité économique.


    L’élaboration des idées neuves et des conceptions nouvelles sur des bases solides et d’actions concrètes dans la fraternité active seront un des socles de la volonté politique pour trouver les remèdes à tous les maux inhérents au sous développement.


    


    fraternellement lhadi
    ([email protected])

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