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Mode : le parcours ascendant du styliste algérien Dalil Douache entre Rome et Alger

De Rome, Mourad Rouighi – Une «success story» à l’algérienne : un jeune styliste qui conquiert le cœur des Italiens par un style désormais reconnu. Dalil Douache, c’est de lui qu’il s’agit, ne cesse de prouver son talent et de se faire une place dans un écosystème de la mode italien en pleine ébullition. Et ce n’est pas la multitude d’experts ayant assisté à son récent défilé au Capitole qui nous feront dire le contraire.

Ce jeune artiste, fils d’un père algérien natif de Relizane, armé de sérieux et d’abnégation, a su mettre en pratique sa passion pour la mode. Il a excellé tout au long de son cursus universitaire au sein de l’Ecole de la couture romaine, véritable temple de la haute couture italienne, avant de se lancer dans la création et de se faire un nom à Rome et dans toute l’Italie.

Ses professeurs, dont Maria Cristina Rigano, nous ont confié qu’il apprend vite et réussit avec éclat à mêler les inspirations qui lui sont offertes ici et là. Son attachement à ses deux cultures l’aide également beaucoup.

Il y a quelques jours, le jeune Dalil a franchi un nouveau palier en présentant ses créations au Capitole de Rome, lieu où trône la statue de l’empereur Marc Aurèle, un honneur que la mairie de Rome réserve à très peu d’artistes.

Le styliste a enchanté une assistance avertie, qui a hautement apprécié sa collection, «cet ancrage dans l’élégance des couleurs et des fusions, tout en préservant les exigences de la modernité».

«Aujourd’hui, dit-il, avec cette dernière collection, je n’ai guère l’intention de célébrer le passé, mais un présent qui a le courage de tisser ensemble différents fils pour créer une nouvelle variété de créations. Parler de sources multiples d’inspiration, c’est reconnaître que la perfection ne réside pas dans l’uniformité ; au contraire, elle réside dans l’authenticité. Le défilé que j’ai proposé a mis en lumière non seulement des vêtements, mais aussi, et surtout, des personnes qui reprennent leur place dans le monde, prouvant comment l’art et la créativité sont capables de contourner les barrières et de vaincre le scepticisme.»

La presse romaine, sous le charme, a écrit que le succès de Dalil lui vient de sa capacité à concilier haute couture, vie quotidienne et volonté d’apprendre, en présentant des modèles qui affichent un savoir-faire artisanal indéniable et une approche humaine très attachante.

Le jeune Dalil, selon une experte italienne, a su, à travers son style, explorer le dialogue entre architecture vestimentaire et fluidité contemporaine, mêlant l’héritage d’un savoir-faire d’exception à une vision esthétique d’avant-garde.

La collection présentée au Capitole se distingue par une recherche méticuleuse des matières, où tissus nobles et confection innovante s’entremêlent pour créer des silhouettes qui défient les conventions de style et de forme.

Dalil Douache apparaît ainsi comme une étoile montante du firmament romain, en attendant de briller prochainement à Alger.

M. R.

4 Commentaires

  1. Bravo et il y en a un autre, dont j’ai oublié le nom qui fait aussi un « tabac » en Italie et puis Amin Kader à Paris, qui a plusieurs boutiques de très haute-couture, plus parfums et eaux de cologne venant de Florence (d’un monastère). Il ne fait travailler que les MOF (Meilleurs Ouvriers de France) que ce soit pour les vêtements, qu’il dessine, les sacs, qu’il dessine également, et les meubles qui ornent se boutiques. C’est magnifique. Oui, il y a des talents chez les Algériens mais le talent seul ne suffit pas et si ces personnes réussissent, c’est parce qu’elles TRAVAILLENT DUR, SANS RELÂCHE ! C’est cela aussi le secret de la réussite : LE TRAVAIL, LE TRAVAIL, LE TRAVAIL !

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