Par Abdelkader S. – L’universitaire et militant des droits humains franco-marocain Maâti Monjib dénonce une nouvelle fois les restrictions dont il fait l’objet au Maroc, dans l’indifférence totale des autorités françaises et de l’opinion publique européenne.
Dans un témoignage récent, l’historien raconte avoir été empêché de quitter le territoire marocain à l’aéroport de Rabat. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer, son passeport a été soumis à un contrôle inhabituellement long. «J’ai tout de suite compris que je ne partirais pas», explique-t-il. Après un interminable moment d’attente, un responsable de la sécurité lui annonce qu’il lui est interdit de voyager. Aucune décision écrite ne lui est remise, aucun motif juridique précis ne lui est communiqué.
Selon Monjib, cette interdiction administrative dure depuis près de six ans. «J’ai demandé qui avait pris cette décision. On m’a simplement répondu que c’était dans l’ordinateur», raconte-t-il, décrivant des fonctionnaires embarrassés, incapables ou peu désireux d’assumer une mesure qu’ils appliquent pourtant quotidiennement.
Cette nouvelle entrave à la liberté de Maâti Monjib, complètement abandonné par Paris bien que jouissant de la nationalité française, s’ajoute à une longue série de poursuites, de placements en détention abusive et de restrictions visant l’intellectuel, connu pour ses prises de position en faveur des libertés publiques et de la démocratie sous le régime monarchique prédateur et dictatorial de Rabat. Ces dernières années, il a été tour à tour emprisonné, poursuivi devant les tribunaux ou empêché de voyager, suscitant régulièrement l’inquiétude d’organisations internationales de défense des droits humains.
Le chercheur évoque également un autre épisode récent : son exclusion d’un salon du livre où il souhaitait simplement assister à une rencontre et faire signer quelques exemplaires de son ouvrage, publié à l’étranger après avoir rencontré des difficultés d’édition au Maroc. Aucune justification officielle ne lui a été fournie. «On me refuse l’entrée sans décision légale, sans document, sans explication», affirme-t-il.
Pour Maâti Monjib, ces incidents illustrent l’emprise croissante de la police inquisitrice d’Abdellatif Hammouchi sur la vie publique marocaine. Il indique faire l’objet d’une surveillance permanente. Lors de son action de protestation à l’aéroport, il dit avoir observé plusieurs agents en civil le suivant et rapportant chacun de ses gestes, tandis qu’un «voyageur» français l’a agressé verbalement en le sommant de se taire. «Ils attendaient manifestement des instructions qui ne venaient pas», explique-t-il.
Au-delà de son cas personnel, l’intellectuel voit dans ces pratiques le symptôme de l’absence d’un Etat de droit dans un pays encensé pourtant par les outils de propagande français. Il dénonce une situation devenue «banale» au Maroc, où les décisions administratives et sécuritaires prévalent sur les garanties légales.
Malgré sa nationalité française et les alertes répétées des ONG internationales, la situation de Maâti Monjib suscite des réactions publiques timides en France, où il devient quasiment impossible de critiquer le Maroc, tout autant qu’Israël. Ce silence contraste avec la gravité des restrictions dénoncées par l’universitaire, qui demeure l’une des figures les plus connues de la défense des libertés au Maroc et continue, malgré les pressions, à faire entendre sa voix.
A. S.




Le traitement accordé à l’historien franco-marocain Maâti Monjib contraste avec celui de l’idiot intelligent boualem sansal. Quand on voit tout le tintamarre qui est organisé par la classe politico-médiatique française autour de cette marionnette aux ordres de ses maîtres.
T’as pas compris ?
Y’a le Marroki ta Vie c’est 3 choses :
1. Obéir au Protectorat sioniste
2. Servir l’Etranger
3. Divertir le Touriste
….et surtout tu la FERMES Sinon c’est la prison et la Torture de la bouteille !