La famille du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari tire la sonnette d’alarme. Sans la moindre nouvelle de lui depuis le 13 juillet 2026, elle dénonce son isolement total ainsi que l’interruption brutale de ses communications téléphoniques depuis la prison de Kénitra, alors qu’il observe une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026.
Malgré des démarches incessantes auprès de l’administration pénitentiaire afin d’obtenir des informations sur son état de santé, ses proches se heurtent à un silence absolu. Cette absence totale d’informations, conjuguée à plus de six semaines de grève de la faim, fait peser une menace directe et grave sur son intégrité physique et sur sa vie.
Face à ce huis clos carcéral, la famille tient les autorités marocaines pour pleinement responsables des conséquences de cette situation et lance un appel d’urgence à la communauté internationale. Elle sollicite l’intervention immédiate du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des organisations de défense des droits humains et des instances des Nations unies, notamment le Comité contre la torture (CAT) et le Groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD). Ces deux mécanismes internationaux se sont déjà prononcés de manière définitive sur son cas (décision CAT/C/69/D/606/2014 et avis WGAD/2023/23), concluant que Naâma Asfari avait été victime de torture et exigeant sa libération au regard du caractère arbitraire de sa détention.
Condamné à 30 ans de prison à l’issue de la parodie de procès de Gdeim Izik, fondé sur des aveux extorqués sous la contrainte, Naâma Asfari recourt aujourd’hui à l’ultime moyen de protestation qu’est la grève de la faim pour faire entendre ses revendications. En verrouillant tout dialogue et en interdisant toute visite, les autorités marocaines se rendent coupables d’une éventuelle issue dramatique.
Ce mutisme ne relève plus de la seule négligence administrative. Il constitue, selon la famille, une mise en danger délibérée. A défaut d’un sursaut diplomatique immédiat et de la mise en place d’un suivi médical indépendant, les autorités marocaines porteront l’entière responsabilité des conséquences qui pourraient découler de cette situation.
K. B.-H.



Et le docteur palestinien ABOU SAFYA ? En parlez-vous ? Aux mains des tortionnaires de « l’armée-la-plus-morale-du-monde ».
La communauté internationale et les organisations des droits humains ont été alertées à maintes reprises. Elle ont été mises face à leurs responsabilités.