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Le pari de l’intelligence

Par Mehenna H. – Pendant trop longtemps, le discours sur l’école et l’université algériennes s’est résumé à une succession de critiques souvent excessives. Pourtant, les faits finissent toujours par s’imposer. Depuis quelques mois, les succès remportés par les étudiants, chercheurs et ingénieurs algériens dessinent l’autre réalité d’une Algérie qui forme des compétences capables de rivaliser avec les meilleures au monde.

Le dernier exemple en date est celui des brillants ingénieurs de l’Ecole nationale polytechnique d’Alger, distingués en Grande-Bretagne lors d’une compétition internationale d’ingénierie. Une consécration qui ne relève ni du hasard ni de l’exception, mais qui s’inscrit dans une dynamique plus large. Quelques semaines auparavant, les élèves algériens avaient une nouvelle fois fait honneur au pays en remportant onze médailles, dont quatre en or, lors d’une olympiade internationale de mathématiques, confirmant l’excellence d’une génération qui fait des sciences exactes son terrain de prédilection.

Ces performances traduisent la qualité d’un enseignement qui continue de produire des profils d’un très haut niveau. Elles témoignent également du dévouement d’enseignants, de chercheurs et d’encadreurs qui travaillent souvent dans l’ombre, loin des projecteurs, mais dont les efforts portent aujourd’hui leurs fruits.

Les indicateurs internationaux confirment cette progression. Pour la première fois, des universités algériennes ont intégré le prestigieux classement QS World University Rankings by Subject 2026. L’USTHB s’est notamment classée parmi les meilleures universités mondiales en ingénierie pétrolière et figure également dans les classements internationaux en ingénierie électrique, électronique et informatique, tandis que l’université Djillali Liabès de Sidi Bel Abbès s’est distinguée en ingénierie mécanique.

Parallèlement, les grands classements internationaux recensent désormais près d’une quarantaine d’établissements algériens parmi les universités visibles à l’échelle mondiale, illustrant une montée en puissance progressive de l’enseignement supérieur national.

Certes, beaucoup reste à accomplir. La recherche scientifique doit être davantage financée, les laboratoires mieux équipés et les passerelles avec l’industrie renforcées. Mais l’essentiel est ailleurs : le potentiel existe. L’intelligence algérienne est là, abondante, créative et ambitieuse.

Le véritable défi consiste désormais à offrir à ces talents les conditions nécessaires pour s’épanouir dans leur propre pays. Car la première richesse d’une nation n’est ni son sous-sol ni ses infrastructures. Ce sont ses cerveaux. Et ceux de l’Algérie démontrent, chaque jour davantage, qu’ils ont toute leur place parmi l’élite scientifique mondiale.

M. H.

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