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Naâma Asfari suspend sa grève de la faim après 47 jours de mobilisation internationale

Après un mois et demi d’un jeûne éprouvant, le militant humanitaire sahraoui Naâma Asfari a suspendu sa grève de la faim, vendredi 24 juillet 2026. L’ouverture d’un dialogue direct avec l’administration pénitentiaire marocaine ouvre la voie à un possible rapprochement familial.

Entamée le 8 juin dernier, l’action de Naâma Asfari visait à dénoncer des conditions de détention inhumaines ainsi que l’éloignement géographique qui le sépare de ses proches. Détenu depuis plus de treize ans à la suite des événements du camp de Gdeim Izik en 2010 – procès au cours duquel le Comité contre la torture de l’ONU avait dénoncé le recours à des aveux extorqués sous la torture –, le militant réclamait son transfert vers un établissement plus proche de sa famille, ainsi qu’un meilleur accès aux soins de santé et à la culture.

Alors que son état de santé s’était fortement dégradé au bout de quarante-sept jours de protestation, des garanties et de premiers engagements ont été formulés par les autorités pénitentiaires. Cet infléchissement a incité le prisonnier à suspendre son mouvement.

Si cette suspension apporte un soulagement relatif à son entourage et aux organisations de défense des droits humains qui suivaient de près son état, ses proches restent prudents : le mouvement est suspendu, et non levé, dans l’attente que les promesses de transfert et de prise en charge médicale se concrétisent.

Pour son épouse et militante Claude Mangin-Asfari, cet accord sur le transfert est le résultat d’une vaste «mobilisation internationale». Elle rappelle que les détenus sahraouis restent incarcérés à des milliers de kilomètres de leurs proches et alerte sur l’état de santé très préoccupant de son mari, hospitalisé en raison d’une perte de plus de dix kilos et de complications médicales. Si cette suspension apporte un soulagement relatif, elle prévient que la vigilance et la mobilisation restent de mise jusqu’à l’application concrète des engagements.

R. I.

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