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Les tyrans courbés

Par Mehenna H. – Au Maroc, on célèbre davantage le trône que ceux qui le portent à bout de bras. Hier encore, tandis que le souverain commémorait son règne avec toute la pompe que permet un trésor public méthodiquement siphonné, ses vizirs se disputaient le privilège d’incurver davantage l’échine pour aller baiser le dos de sa main. Ce ballet d’obséquiosité aurait prêté à sourire s’il n’avait constitué le plus fidèle portrait d’une monarchie qui ne survit qu’à force de flatteries, de peur et de mensonges.

Au même instant, loin des tapis rouges et des fanfares officielles, un autre cortège avançait bruyamment vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Celui d’hommes et de femmes qui quittaient leur terre, non par goût de l’exil, mais parce que la dignité est devenue un luxe inaccessible dans un royaume où l’injustice règne en maître. Ils ne fuyaient pas leur patrie ; ils fuyaient ceux qui l’ont confisquée. Ils cherchaient ailleurs ce que leurs dirigeants leur refusent obstinément : le droit de vivre sans humiliation, sans arbitraire et sans avenir verrouillé.

Et pendant que le peuple faisait ses adieux, le monarque débitait, d’une voix inaudible, un inventaire de prétendues réussites. Chaque phrase semblait sortir d’un univers parallèle où les hôpitaux prospèrent, où les écoles brillent, où l’économie rayonne et où la justice protège les faibles. Malheureusement, ce royaume imaginaire n’existe que sur les feuilles soigneusement préparées par une cohorte de conseillers dont la principale compétence consiste à maquiller les échecs en exploits et les ruines en victoires. Leur plume est plus fertile en fiction qu’en solutions.

Le plus inquiétant n’est pas que le souverain lise ce baratin ; c’est qu’une cour entière applaudisse avec une ferveur mécanique, comme si la répétition d’un mensonge suffisait à lui donner corps. Dans ce royaume, les statistiques remplacent les réalités, les cérémonies tiennent lieu de politiques publiques et les prosternations valent davantage que le mérite.

Mais un pays ne se consolide pas avec des courbettes. Aucun discours ne retiendra ceux qui partent lorsqu’ils n’ont plus rien à espérer. Et aucune propagande ne fera disparaître cette vérité implacable : lorsqu’un peuple choisit l’exil plutôt que la soumission, le véritable bilan du règne est déjà écrit, non dans les allocutions officielles, mais sur les routes qu’empruntent ceux qui s’en vont et dans la Méditerranée qui recrache les corps de ceux qui ont préféré la mort à la dévotion servile.

M. H.  

4 Commentaires

  1. Mais un pays ne se consolide pas avec des courbettes. Aucun discours ne retiendra ceux qui partent lorsqu’ils n’ont plus rien à espérer. Et aucune propagande ne fera disparaître cette vérité implacable : lorsqu’un peuple choisit l’exil plutôt que la soumission, le véritable bilan du règne est déjà écrit, non dans les allocutions officielles, mais sur les routes qu’empruntent ceux qui s’en vont et dans la Méditerranée qui recrache les corps de ceux qui ont préféré la mort à la dévotion. conclut M. H..

    Rien à ajouter à ce constat implacable et incontournable qui demeure valide en …………….. tous lieux et en ……………… tout temps.

    Wa el fahem yefhem.

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  2. ALERTE MAXIMALE : DÉFERLEMENT IMMINENT d’une horde gigantesque de BABOUINS. Notre territoire est menacé. LE PIRE EST À CRAINDRE.

    Des sources extrêmement fiables évoquent l’existence d’un plan machiavélique d’une ampleur inédite, qui aurait été conçu à Bousbir par plusieurs officines telles que la DGED, la DGST, le NIS, la DGSE et le Mossad, et qui viserait à provoquer un afflux massif et incontrôlé de Babouins vers notre territoire, avec l’appui avéré de réseaux de passeurs et de trafiquants de babouins, composés de SNP bousbiriens, déjà solidement implantés et opérant sur notre territoire.

    Il s’agirait d’une manœuvre délibérée, froide et méthodiquement orchestrée. Une stratégie dont les conséquences pourraient être dévastatrices, non seulement sur le plan démographique, mais aussi sur les plans politique, sécuritaire et social.

    Toujours selon ces mêmes sources, des dizaines, voire des centaines de milliers de Bousbiriens pourraient venir s’ajouter à une armée de plus de 1,2 million de Bousbiriens clandestins ayant progressivement étendu leur emprise et structuré leur présence sur l’ensemble du territoire national.

    Nous ne parlons plus d’un phénomène marginal, mais d’un basculement de grande ampleur. Ce seuil critique, une fois franchi, ne se gère plus : il se subit. Nos institutions seraient immédiatement mises sous tension, nos services de sécurité rapidement saturés et notre cohésion nationale profondément fragilisée, dans des proportions inédites.

    Le plus inquiétant est ailleurs : ce scénario diabolique ne serait pas le fruit du hasard, mais l’expression d’une stratégie délibérée, machiavélique et minutieusement orchestrée, destinée à exercer une pression croissante et à installer une déstabilisation progressive, avec l’appui de relais internes.composés de Bousbiriens clandestins ainsi que sur des réseaux SNP bousbiriens déjà solidement implantés sur l’ensemble du territoire national.

    Fermer les yeux sur ce danger ou en sous-estimer la portée serait une erreur aux conséquences dramatiques. Une fois le point de rupture franchi, il n’y aura plus de marche arrière possible : aucune réponse, aussi rapide soit-elle, ne pourra réparer les erreurs du passé ni empêcher un basculement dont les effets pourraient devenir incontrôlables.

    ZÉRO BOUSBIRIEN SUR LE SOL ALGÉRIEN

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  3. Pendant que leur majesté évanescente était sur le trône à se faire célébrer, le makhzen a ouvert les vannes à Ceuta et Melilla pour se soulager d’un trop-plein.
    C’est cette fameuse dignité, al karama, qui s’écoule dans un toilette, que l’on étale sur du PQ et que l’on transmet aux « chiens qui couinent » qui ont choppé la rage. Le royaume enchanté où l’on marche de prodige en prodige ne cessera jamais de nous étonner. À force de faire de la merde, ils finiront peut-être par nous fabriquer un super-héros makhrében. Un élu antique en toc apparu miraculeusement après que la vedette sans foi ni loi ait pu enfin couler un bronze. Une sorte de merdi avant l’heure. « C’est ben vrai ça! » 😂

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