Dans l’univers opaque du cyberespionnage, une nouvelle entreprise israélienne attire l’attention des spécialistes et des défenseurs des droits numériques. Baptisée Bolt Analytics, cette start-up succède à NSO Group, la société à l’origine du logiciel espion Pegasus, au cœur d’un scandale mondial, selon le média alternatif Chroniques de Françafrique.
Pegasus avait permis, tout au long des années 2010, à des gouvernements et services de renseignement d’accéder aux téléphones de responsables politiques, de journalistes et de militants des droits humains dans le monde entier. Le logiciel pouvait lire les messages, écouter les conversations, activer la caméra ou le micro à l’insu des utilisateurs. De nombreuses révélations ont montré que ces capacités avaient servi à cibler des opposants et des voix critiques, avec parfois des conséquences tragiques, comme dans l’affaire du journaliste Jamal Khashoggi.
Si Bolt se présente officiellement comme une société d’analyse de données, Chroniques de Françafrique affirme qu’elle commercialise en réalité deux outils d’espionnage : Robin et Toucan. Le premier permet de reconstituer l’ensemble des interactions d’un numéro de téléphone – appels, messages, fréquence des contacts – offrant une cartographie détaillée des relations d’une cible. Le second, décrit comme l’héritier véritable de Pegasus, est capable d’infecter un smartphone sans interaction préalable du propriétaire, d’accéder à toutes les données, et d’activer le microphone ou la caméra à distance.
Toucan est vendu à partir d’environ 50 000 dollars, selon les informations recueillies par Chroniques de Françafrique. Une démonstration de Robin a été organisée à l’été 2024. Les captures d’écran obtenues par le média montrent l’interface du logiciel, dans laquelle il suffit d’entrer un numéro de téléphone pour obtenir un réseau complet de contacts et d’interactions.
Pour Chroniques de Françafrique, l’affaire Bolt Analytics illustre une réalité inquiétante : ces logiciels de cyberespionnage ne sont pas de simples outils technologiques, mais de véritables armes politiques. Ainsi, loin d’être un simple acteur du marché numérique, Bolt est devenu l’un des vecteurs d’une influence stratégique qui donne aux gouvernements qui l’emploient un pouvoir de surveillance quasi total.
M. H.




Ben….quoi !! Ça ne doit pas surprendre nos Spécialistes Africains ( il y en a malgré la Hasbara Occidentalocentriste ) . A quand notre , nos Logiciels qui « éclateront » les défenses de ces Ennemis Éternels ?!!
Rien de nouveau sous le soleil !
Il n’ y a qu ‘ à se référer à l’affaire Snowden qui avait révélé en 2013 le scandale des écoutes et de la surveillance des réseaux de communication sur l’ internet par des organismes gouvernementaux américains et britanniques, pour comprendre l’ancienneté et la gravité de ces procédés dans le cyber-espace.
Tout le reste qui a suivi , genre Pegasus et consort, n’ est qu ‘ un remake ou une variation un peu plus sophistiquée de leur ancêtre la NSA.
A côté de cela, Big Brother de « 1984 » commence à avoir des cheveux blancs et des rhumatismes.
Le cyberespionnage moderne relève pleinement de la guerre hybride. Il ne vise pas seulement à collecter de l’information, mais à affaiblir un État avant toute confrontation ouverte, en pénétrant ses communications, ses réseaux humains et ses mécanismes de décision.
Pour l’Algérie, le risque principal est invisible mais stratégique : la cartographie des chaînes de commandement, l’anticipation des mouvements et la désorganisation silencieuse des capacités militaires. Couplés aux drones et aux moyens asymétriques, ces outils permettent d’agir sans franchir le seuil d’un conflit déclaré.
Dans ce type de guerre, la supériorité ne se mesure plus seulement en armements, mais en contrôle de l’information. Négliger cet espace, c’est accepter de combattre avec un temps de retard.
Robin et Toucan. Pourquoi le choix de ces noms? Le symbolisme est toujours important. Derrière ces logiciels sûrement des noms d’oiseaux. De la malveillance. Et le renouveau des outils de la surveillance comme armes politiques.
begasus espionne tout les ennemis les amies les partenaires les hostiles et entre eux