Dans une lettre adressée au ministre espagnol des Affaires étrangères et datée du 20 avril 2026, Cristina Martinez Benitez de Lugo, membre du Mouvement pour les prisonniers politiques sahraouis, dresse un réquisitoire sévère contre la politique de l’Espagne au Sahara Occidental. Le texte, dont Algeriepatriotique détient une copie, au ton accusateur, évoque «une trahison» historique et une succession de décisions jugées «indignes» et «illégales» à l’égard du peuple sahraoui.
L’autrice reproche notamment à Madrid d’avoir abandonné ses responsabilités d’ancienne puissance administrante, en renonçant à garantir le droit à l’autodétermination du territoire. Elle dénonce également le retrait de la nationalité espagnole aux Sahraouis, qui a privé ces derniers d’une protection face à la répression marocaine. A cela s’ajoute un traitement discriminatoire en matière d’asile, opposant le refus systématique à des groupes sahraouis contrairement à l’accueil massif réservé aux ressortissants d’autres pays.
La lettre pointe aussi un virage diplomatique opéré ces dernières années par le gouvernement espagnol, accusé de soutenir implicitement l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc, en contradiction avec le droit international. «Nous ne savons pas ce qu’il se passe, et faute d’explications, nous pensons le pire», écrit-elle, critiquant le manque de transparence des autorités.
Au-delà des considérations politiques, le texte met en lumière la situation de plusieurs prisonniers sahraouis. Parmi eux, des étudiants condamnés lors de simulacres de procès, dont certains viennent de purger de longues peines. D’autres restent incarcérés dans des conditions dénoncées comme inhumaines : violences, isolement, absence de soins médicaux et restrictions de communication avec leurs familles.
Deux étudiants, Salah Eddine Sabbar et Ibrahim Babait, sont actuellement en grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Leur situation illustre une volonté de résistance face à l’injustice, malgré les risques pour leur santé.
La lettre se conclut par un appel direct au gouvernement espagnol. Elle exhorte Madrid à adopter une position plus ferme vis-à-vis du Maroc, notamment en exigeant la libération de certains détenus, dont Hussein Bachir, remis aux autorités marocaines dans des circonstances controversées.
R. I.




Derrière le revirement de la position espagnole sur le dossier du Sahara Occidental, il y’a l’affaire pegasus. Un scandale aux ramifications internationales.
l espagne n a pas change sa position elle soutient le sahara marocain comme toujours (…)…
Le chef du gouvernement espagnol pedro sánchez dit soutenir le droit international. Son positionnement sur l’affaire du Sahara Occidental semble bien lui avoir été imposé. Au final, nous verrons bien que ce choix n’aura été qu’une parenthèse.
@DZ????,
Ah oui, évidemment : le Sahara serait “Bousbirien”, parce que répéter ça suffit à en faire une réalité. Ce n’a jamais été vrai, mais visiblement, les Bousbiriens pensent que ça finira par le devenir à force d’insister.
j ai mal tourne ma phrase je voulais dire l espagne nous prend pour des C….
il n’y a pas de droit international ilya seulement des intérêts
la lutte ne se fait pas dans les salons feutres
@Dz
Exactement.
La victoire est au bout du fusil.