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Gianni Infantino et sa peu scrupuleuse FIFA : fanfarons avec l’Algérie et lâches avec Israël !

Par Mehenna H. – A quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino et la FIFA ont une nouvelle fois offert une démonstration saisissante de ce qui est devenu leur marque de fabrique : une indignation à géométrie variable. D’un côté, l’instance mondiale du football refuse de suspendre Israël malgré les demandes de la Fédération palestinienne et les appels de nombreuses voix dénonçant les conséquences du conflit sur le football palestinien. La FIFA explique alors qu’elle «ne peut pas résoudre les problèmes géopolitiques». De l’autre, la même institution choisit de s’immiscer dans une affaire judiciaire algérienne en accordant une accréditation symbolique au Français Christophe Gleizes, actuellement détenu en Algérie. Un geste présenté comme un acte de soutien, mais qui ne peut être perçu autrement qu’une prise de position politique dans un dossier sensible.

Cette contradiction soulève une question fondamentale : où s’arrête le sport et où commence la politique selon la FIFA ? Lorsque l’organisation refuse d’agir contre le régime génocidaire de Tel-Aviv, elle invoque la neutralité et le respect des équilibres diplomatiques. Lorsqu’il s’agit en revanche de médiatiser le cas d’un ressortissant étranger condamné par la justice d’un pays souverain, cette même neutralité semble soudainement disparaître. La cohérence voudrait pourtant que le principe soit le même pour tous. Or, une fois encore, la FIFA donne le sentiment de choisir ses combats en fonction des circonstances plutôt qu’en fonction de principes universels.

L’affaire Gleizes s’inscrit dans une série de signaux hostiles et inutilement provocateurs. L’attribution d’une accréditation mondiale à un «journaliste» incarcéré en Algérie ne peut qu’être interprétée comme un message politique adressé aux autorités algériennes à la veille de l’événement sportif le plus médiatisé de la planète. Dans un contexte où les relations internationales sont déjà suffisamment tendues, ce type d’initiative est loin de contribuer à l’apaisement ou au dialogue et éloigne, au contraire, toute chance d’une mesure de clémence.

La réalité est que la FIFA de l’intrigant Gianni Infantino peine à convaincre qu’elle incarne les valeurs de justice, d’équité et de probité qu’elle revendique. Entre les accusations récurrentes de double standard, les décisions controversées et les interventions sélectives dans des dossiers hautement sensibles, l’institution sportive internationale, phagocytée par les puissants, est davantage guidée par l’opportunité que par une ligne de conduite claire.

Le football mondial mérite une gouvernance cohérente et impartiale. Or, à mesure que les polémiques s’accumulent, la FIFA apparaît moins comme un arbitre neutre que comme un acteur dont les choix alimentent eux-mêmes les divisions qu’elle prétend combattre.

M. H.

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