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Le Front Polisario estime que la tournée de De Mistura est «une étape de routine»

Intervenant sur France 24 dans l’émission Face à face, l’ambassadeur sahraoui et conseiller du président Brahim Ghali, Oubi Bouchraya Bachir, a livré une lecture particulièrement critique de la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara Occidental et du rôle des acteurs internationaux impliqués. Selon lui, la tournée de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, s’inscrit dans une démarche de routine et ne traduit aucune évolution substantielle du processus politique. Il estime que cette mission intervient dans un contexte marqué par la poursuite des consultations entre les différentes parties, mais sans véritable perspective de percée décisive.

L’ambassadeur sahraoui insiste sur le fait que les discussions récentes ont permis de clarifier les positions de chacun devant les médiateurs onusiens et américains, notamment concernant les propositions respectives des parties. Il affirme que la question centrale demeure celle du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, principe fondamental et non négociable, réaffirmé par les résolutions du Conseil de sécurité. Dans son intervention, il considère que ce droit constitue l’élément structurant du dossier et que toute solution politique doit en découler.

Revenant sur les cycles de négociations passés, il rappelle que les discussions ont connu plusieurs étapes, incluant des propositions et contre-propositions, sans parvenir à un accord final. Il estime que les initiatives actuelles devraient permettre de relancer un processus de discussion plus structuré sous l’égide des Nations unies, avec pour objectif de parvenir à une solution conforme aux cadres juridiques internationaux invoqués par la partie sahraouie.

Sur le plan politique, l’ambassadeur sahraoui soutient que le blocage du processus ne résulte pas de facteurs extérieurs récents, mais plutôt de divergences de fond persistantes entre les parties au conflit. Il affirme que les discussions ont atteint un point où les positions sont clairement établies, rendant nécessaire une reprise du dialogue sur des bases «équilibrées et conformes aux principes de l’ONU».

Enfin, Oubi Bouchraya Bachir évoque les développements sur le terrain, qu’il présente comme la continuation d’une situation de tension prolongée depuis la reprise des hostilités en 2020. Ces événements, explique-t-il, s’inscrivent dans un contexte de conflit non résolu et n’ont pas vocation à modifier la trajectoire des négociations en cours.

L’ambassadeur sahraoui conclut en réaffirmant que la solution ne peut être trouvée qu’à travers le respect du droit à l’autodétermination et la poursuite des efforts diplomatiques sous l’égide des Nations unies.

K. M.

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