La disparition de Maurice Buttin marque la fin d’un long parcours au service de la vérité, de la justice et de la mémoire. Pendant plus de soixante ans, l’avocat a accompagné la famille de Mehdi Ben Barka dans sa quête de vérité sur l’enlèvement et la disparition du dirigeant marocain, nouant avec ses proches des liens qui dépassaient largement le cadre professionnel. Dans cet hommage, Bachir Ben Barka revient sur cet engagement sans relâche, mais aussi sur une amitié devenue presque familiale. Il évoque également les autres combats de Maurice Buttin, notamment pour les droits du peuple palestinien, et réaffirme la détermination de sa famille à poursuivre, jusqu’au bout, la recherche de la vérité.
M. H.
«C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition de Maurice Buttin. Plus que l’avocat historique de la famille, c’est l’ami, celui que notre mère appelait son «frère», qui disparaît, qui laisse vide la grande place qu’il occupait dans nos cœurs. En ces tristes instants, nos pensées vont vers Mado, leurs enfants et petits-enfants, les assurant de toute notre sympathie, leur adressant nos condoléances attristées.
Maurice Buttin est l’avocat de ma famille depuis plus de soixante ans. C’est peu dire qu’il a incarné le combat pour la vérité, la justice et la mémoire.
La mère de Mehdi Ben Barka l’avait pris pour défenseur dès l’annonce de l’enlèvement de son fils. Celui-ci avait demandé à ses sœurs que, s’il lui arrivait quoi que ce soit, de s’adresser à Me Buttin.
Après le décès de ma grand-mère et la plainte déposée en 1975 pour enlèvement, séquestration arbitraire et assassinat, c’est tout naturellement qu’il a continué aux côtés de ma famille le combat pour la vérité.
En raison sa profonde connaissance de l’histoire politique contemporaine du Maroc, Maurice Buttin a été le seul avocat de la partie civile à pouvoir éclairer depuis le début de l’affaire les magistrats instructeurs et la cour d’assises en 1966-67 sur les tenants et aboutissants qui avaient amené à l’enlèvement de mon père. A la suite de la disparition de ses deux autres confrères, Me Germaine Sénéchal et Léo Matarasso, Maurice Buttin était resté le seul avocat de la partie civile. Depuis, les liens qui se sont tissés entre nous dépassent ceux habituels entre un avocat et son client.
En plus de la relation professionnelle de travail marquée par une confiance totale, des liens d’amitié, presque familiaux nous unissent. Ainsi, après la mort de Hassan II et l’avènement de Mohammed VI, lorsque ma famille a décidé de retourner au Maroc en 1999, après 35 ans d’exil volontaire, c’est tout naturellement qu’il était à nos côtés avec Mado, son épouse. Très souvent, les 29 octobre, après le rassemblement commémoratif devant la brasserie Lipp, il nous rejoignait avec Mado chez notre mère pour une soirée de souvenirs en famille.
C’est à juste raison qu’on l’a qualifié d’«avocat historique de l’affaire Ben Barka». Grâce à sa parfaite connaissance des différents aspects du dossier, en multipliant la recherche de témoins, en menant enquêtes et contre-enquêtes, n’hésitant pas à interpeler et rencontrer les responsables politiques français ou marocains, et même, en aidant chacun des juges d’instruction en charge de l’affaire à mieux connaître les subtilités et les difficultés du dossier ; il a ainsi empêché l’instruction de s’enliser face aux obstructions politiques de la part des pouvoirs français et marocains.
C’est à tout ce travail, à tous ces efforts, que ma famille souhaite rendre hommage aujourd’hui. En raison de son âge – presque centenaire –, Maurice avait pris du recul, quittant Paris pour le Vaucluse avec Mado. Son intérêt pour les combats qui lui tenaient à cœur n’avait pas faibli : la vérité dans l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka et le combat pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien.
De nombreux Marocains et Palestiniens seront en deuil à l’annonce de sa disparition.
Né à Meknès, Maurice était marocain de cœur et, avocat au Maroc, il a défendu nombre de militants nationalistes durant le protectorat et nombre de démocrates après l’indépendance. Depuis juin 1967, il s’attela à cette autre «mission impossible» pour laquelle il mobilisa toutes ses forces spirituelles, physiques et politiques : la Palestine. Il engagea ce combat dans différentes associations à différents postes de responsabilité : vice-président de l’Association de solidarité franco-arabe, fondateur de l’Association de solidarité France-Palestine et, surtout, président d’honneur du Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient. A ce titre, Maurice Buttin multiplia les conférences et l’interpellation des présidents de la République et des ministres pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France. Son action lui valut de devenir citoyen d’honneur de la Palestine.
La foi profonde de Maurice Buttin et ses convictions ont été le vecteur de son optimisme et de ses espérances face aux difficultés de la vie. Il disait toujours «souhaiter que le Seigneur lui permette de connaître la vérité sur le sort de Mehdi». Comme ce fut le cas pour notre mère, disparue il y a deux ans, les raisons d’Etat marocaine et française ne lui ont pas permis d’exaucer ce vœu.
Leur joie de vivre et leur optimisme qu’ils nous lèguent renforcent notre résolution à mener jusqu’au bout le combat pour la vérité et nous font surmonter les désillusions qui jalonnent le chemin.
Maurice nous manquera mais restera toujours vivant dans nos cœurs. Qu’il repose en paix.
Bachir Ben Barka»




Qui ouvre sa porte aux ZOMBIES finit par perdre sa MAISON et devenir ÉTRANGER chez soi
Assez de laxisme ! Depuis des décennies, les autorités tolèrent sur notre sol sacré la présence de plus de 1,2 million de Bousbiriens clandestins impliqués dans des activités d’une extrême gravité : Espionnage, Sabotage, Faux-monnayage, Falsification de documents officiels, Incendies criminels, Usurpation d’identité, ainsi que Trafic de drogues et de substances psychotropes.
L’ampleur et la nature de ces agissements constituent une menace d’une gravité exceptionnelle pour notre sécurité, notre ordre public et nos intérêts fondamentaux.
Par leur gravité, leur diversité et leur portée, ils s’apparentent à autant de déclarations de guerre lancées contre notre nation, notre patrie et notre peuple.
ZÉRO TRACE BOUSBIRIENNE SUR NOTRE TERRE ALGÉRIENNE — MAINTENANT, TOTALEMENT, DÉFINITIVEMENT !!
Il est à noter que Bachir Ben Barka vit en France il est professeur de mathématiques à la retraite
Vous ne verrez jamais un opposant Marocain s’exprimer sur les plateaux télés occidentaux,Français en particulier,mais quand il s’agit de l’Algérie,de l’Iran,Syrie,Libye ou autre,même les youtubeurs de bas échelle sont invités à la chaine.
En septembre 1965 (un mois avant le rapt), Hassan II avait permis au Mossad de mettre sur écoute les lignes d’un sommet de la ligue arabe à Casablanca. Les précieux renseignements militaires ainsi obtenus par l’entité sioniste ont joué un rôle déterminant dans sa victoire lors de la guerre des Six Jours en 1967. Ce « pacte de sang » a scellé la confiance entre les deux services secrets, posant les jalons secrets des futurs accords d’Abraham de 2020.
Juste après le sommet de Casablanca, le régime marocain exige l’aide de l’entité sioniste pour neutraliser son principal opposant. En confiant la sécurité de son régime et l’élimination de son principal opposant à un service étranger (qui plus est, l’ennemi juré du monde arabe), Hassan II s’est mis dans une position de vulnérabilité. L’entité sioniste détenait la preuve matérielle de la trahison du roi envers la cause Pan-arabe. En contre partie, Hassan II est devenu un allié de l’ombre indispensable pour l’entité sioniste dans la région.
Cette mise en perspective historique éclaire d’un jour nouveau les accords plus récents entre les deux pays. Le deal officiel de décembre – par lequel le Maroc a normalisé ses relations avec l’entité sioniste en échange de la reconnaissance par les Etats-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental – n’est pas né de rien. Il s’inscrit dans la continuité directe de cette diplomatie de l’ombre initiée sous Hassan II.
Fraternelement lhadi
([email protected])
La vérité sur les circonstances de la mort de Mehdi Ben Barka, elle est connue. Dans les grandes lignes.
Bachir Ben Barka avait quinze ans quand son père a été assassiné, vous imaginez la peine incommensurable d’un ado….
Si tu veux connaître la vérité prends les armes et combat les alaouites, ce n’est pas en comptant sur Fafa ou sur les discours que tu feras quelque chose, les marocains (…) sont des peureux ils ont été éduqués par l’école des rois, obéir, accepte la soumission et ferme ta gueule.
Je vous souhaite Mr beaucoup de courage pour les recherches qu ils vont êtres remplies d obstaclents, cela va reveiller pour certains leurs tratrises en reveillant des cauchemars d autres tombes, j espère que vos recherches seront fructueuses que Dieu vous protège inchallah!