Par Mohamed K. – Au Maroc, une inquiétude justifiée gagne tous les rangs des citoyens, conscients que la normalisation avec Israël dépasse désormais largement le cadre diplomatique pour déboucher sur une présence durable et croissante de l’Etat hébreu dans le royaume. Pour plusieurs voix marocaines, le danger ne réside plus seulement dans l’existence de relations officielles avec Israël, mais dans leur approfondissement progressif et dans les conséquences qu’ils vont avoir sur la souveraineté du pays.
Cette inquiétude est particulièrement vive depuis l’annonce de la transformation des représentations diplomatiques des deux pays en ambassades de plein exercice. Décidée à New York le 16 septembre, cette évolution prévoit également la nomination d’ambassadeurs marocain et israélien. Elle constitue une nouvelle étape dans le processus de vassalisation officielle du voisin de l’Ouest, engagé en 2020.
Mais pour la rue marocaine, cette décision ne peut être considérée comme un simple changement de statut diplomatique. Elle s’inscrit dans une dynamique beaucoup plus large, marquée ces dernières années par la soumission totale du Makhzen au régime génocidaire de Tel-Aviv.
La rue marocaine réaffirme d’une façon plus ouverte, malgré la répression, son rejet de toute normalisation et de toute coopération avec Israël. Elle considère cette position comme constante et l’a de nouveau exprimée après l’annonce du renforcement des relations, considérant comme une accélération de la normalisation. Une majorité de Marocains estime que le passage à des relations diplomatiques et économiques plus avancées contribue à renforcer la présence israélienne au Maroc et appellent à mettre fin à cette coopération.
Des militants marocains poussent l’alerte beaucoup plus loin et évoquent le risque avéré d’un véritable processus d’implantation israélienne au Maroc, allant jusqu’à employer le terme de «colonisation». Aussi l’ambassade israélienne à Rabat n’est-elle pas un simple aboutissement du rapprochement, mais l’un des instruments d’une présence appelée à compromettre davantage le peu de souveraineté dont pourrait encore se prévaloir le Maroc.
Les Marocains voient une relation initialement présentée comme diplomatique s’étendre progressivement à des secteurs stratégiques et permettre l’installation durable d’intérêts israéliens dans leur pays, toujours sous tutelle française.
L’annonce des ambassades donne une portée nouvelle à cette inquiétude. Depuis 2020, Rabat et Tel-Aviv disposaient de bureaux de liaison. Le passage à des ambassades de plein exercice signifie désormais une institutionnalisation plus poussée de leurs relations.
Pour les sujets de Mohammed VI, malmenés par une politique économique ultralibérale marquée par un abandon total de l’écrasante majorité d’une population terrassée par la misère – les chiffres de la misère au Maroc sont effarants –, c’est précisément cette évolution qui pose question. Jusqu’où ira la normalisation ? Quelle place prendra Israël dans l’économie, la sécurité et les choix stratégiques du Maroc ? Et surtout, cette présence restera-t-elle strictement diplomatique ?
La gravité du débat tient à cette incertitude. La rue marocaine redoute que ce qui est aujourd’hui présenté comme une normalisation diplomatique ne constitue, à terme, le point de départ d’une implantation beaucoup plus profonde.
Cette crainte est formulée sans détour sur les réseaux sociaux, où les internautes se disent convaincus que le Maroc sera bientôt une «nouvelle Palestine». Une projection politique particulièrement alarmiste, qui résume la profondeur de la rupture entre le Makhzen et le peuple marocain sur le dossier israélien.
M. K.




« Comment le Maroc a signé son arrêt de mort en ouvrant une ambassade israélienne à Rabat » titre M. K..
Primo, je pense qu’il serait pertinent de remplacer « Maroc » par « Makhzen.
Secundo, que le peuple marocain se révolte contre le makhzen et signe de ses propres mains l’arrêt de mort du …………. makhzen.
moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que l’alliance stratégique entre le makhzen et l’entité sioniste s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’Etat de vassalisation aux puissances impérialo-sionistes du makhzen depuis sa création et que sa survie en tant que telle requiert une vassalisation plus poussée, d’où la conclusion incontournable:
En termes crus, contrairement à ce qu’avance M. K., l’ouverture d’une ambassade de l’entité sioniste à Rabat ne signe pas l’arrêt de mort du makhzen mais prolonge, pour un temps la vie d’un système anachronique.
Wa el fahem tefhem
En remerciement à la destruction totale de Gasa et de sa population.
Les marocains sont pleins d’air , ils ne bougeront jamais, depuis longtemps ce peuple misérable vit dans la peur ils ont été éduqué a la façon et l’école des rois, obéirent, se prosterner et fermer leurs guelles, alors attendre pour qu’ils bougent il ne faut pas rêver, le Maroc est devenu depuis 1967 Israel bis. Attendre que les brebis trouvent un autre berger ce n’est pas demain la veille, il faut d’abord qu’ils apprennent a comprendre le courage et puis le pratiquer.
En se rabaissant ainsi,d’ici un ou deux ans,le Maroc ne réclamera pas uniquement la Marocanité du Sahara Occidental,mais carrément la Marocanité du Maroc.
Ils cherchent peut-être à mettre sur le trône une famille séfarade pour ainsi ouvrir la voie royale à une nouvelle dynastie. Au moins, les choses deviendront officielles.
Echaah maroqash merite tt ca et bcp plus …
À mon sens, l’ouverture de l’ambassade israélienne à Rabat, la déclaration du trio du 16 septembre et, parallèlement, la visite de Massad Boulos à Alger montrent que Washington cherche à jouer sur les deux tableaux. Elle veut afficher un soutien très clair à Rabat sur le Sahara tout en donnant à Alger le signal qu’elle n’entend pas rompre le dialogue avec elle.
Mais Washington cherche aussi, à mon sens, à laisser croire qu’elle n’a pas réellement choisi entre Alger et Rabat. Pour Alger, le message devient pourtant assez clair : elle ne peut pas naviguer seule dans ce nouvel environnement stratégique. Sans rompre avec Washington, elle a intérêt à montrer qu’elle dispose d’autres partenariats solides.
C’est là que Pékin, mais aussi Moscou et d’autres partenaires, peuvent prendre une importance accrue. Des accords plus spécifiques dans les domaines stratégique, technologique, industriel, spatial ou sécuritaire pourraient permettre à Alger de renforcer son autonomie et surtout de montrer qu’elle dispose de plusieurs options.
La véritable réponse algérienne ne serait donc pas nécessairement une confrontation avec Washington, mais une diversification assumée de ses partenariats. Car si Washington veut réellement jouer sur les deux tableaux, Alger doit elle aussi montrer qu’elle ne dépend d’aucun seul partenaire.
Il n’ ya pas de citoyens au Maroc
Par ailleurs le makhzen gère la situation depuis des décennies
Les quelques soubresauts amplifié par les réseaux ne changent rien
Et ne seront jamais une révolution
Ils vivront comme ça
Ils sont contents
Dans les années 1900, le Sultan de Marrakech a fait appel à la France pour mater les tribus berbères qui refusaient son autorité d’où le Protectorat français jusqu’en 2056.
En 2020, le régime a troqué le protectorat français pour une assujettissement à l’axe franco-sioniste par crainte du modèle républicain algérien antagoniste à son projet expansionniste.
Cet axe aura face à lui Alger et Madrid. L’Espagne a enfin intériorisé que son intégrité territoriale était menacée par les agissements du Makhzen au service de Tel Aviv.
La rue marocaine peut continuer à manifester, cela ne freinera pas la mainmise sioniste puisque le roi et la cour sont des juifs sionistes malgré un habillage « musulman ».
En effet, il n’y a pas une élite patriote structurée ayant un projet pour renverser la monarchie.
La populace marocaine analphabète n’est pas encore mure pour la révolution, il faudra attendre que des colonies sionistes s’implantent et s’étendent pour qu’il y ait peut être une prise de conscience, la fin de l’idolâtrie et une réaction armée en coordination avec le PNR et le Polisario.
La paupérisation de la population de l’est du Maroc pourrait conduire celle-ci à demander son rattachement à l’Algérie et cela anéantirait le discours du Makhzen sur le Sahara Oriental « occupé » par l’Algérie.
Rabat comme Tel Aviv a fait le vide autour de lui, Sahara Occidental, le Rif et peut être l’est marocain sont des foyers de culture explosifs internes au royaume auxquels s’ajoutent Ceuta et Mellila sur le plan externe avec l’Espagne.
Le Maroc alaouite a les yeux plus gros que le ventre, l’apport de l’axe franco-sioniste l’incitera à franchir le Rubicon et à attaquer l’Algérie, il en mourra !
Il ne reste qu’aux marocains à prendre leur destin en mains s’ils désirent être libres.