Par Kamel M. – Les ministres algérien et tunisien des Affaires étrangères ont profité de leur rencontre à Amman, en Jordanie, pour adresser un message politique clair : les relations entre l’Algérie et la Tunisie demeurent excellentes et continuent de se renforcer malgré les polémiques alimentées ces dernières semaines sur les réseaux sociaux.
En marge de la réunion ministérielle arabe consultative et de la reprise des travaux de la 165e session du Conseil de la Ligue arabe, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s’est entretenu avec son homologue tunisien, Mohamed Ali Nafti. Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, les deux responsables ont passé en revue les différents aspects de la dynamique positive qui caractérise les relations bilatérales, dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions de la 23e session de la Grande Commission mixte algéro-tunisienne, tenue en décembre 2025 à Tunis.
Les discussions ont notamment porté sur le développement de la coopération dans des secteurs stratégiques tels que le commerce, le tourisme, les transports et l’énergie, ainsi que sur la préparation des prochaines échéances bilatérales. Les deux ministres ont également échangé leurs analyses sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux d’intérêt commun, en particulier la situation en Libye et les enjeux de sécurité et de coopération en Méditerranée, indique le communiqué.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une agitation médiatique et numérique nourrie par certaines interprétations et spéculations concernant les rapports entre Alger et Tunis. En affichant publiquement leur convergence de vues et leur volonté de poursuivre l’approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays, les chefs de la diplomatie algérienne et tunisienne mettent ainsi un terme aux controverses qui ont alimenté les réseaux sociaux.
L’épisode de la carte de l’Algérie tronquée, diffusée par une chaîne publique tunisienne, est notamment instrumentalisé par certains internautes pour tenter de semer le doute sur la qualité des relations bilatérales. Pourtant, les autorités tunisiennes avaient rapidement réagi à cette erreur en prenant des mesures fermes. Les responsables de cet écart ont été sévèrement sanctionnés et relevés de leurs fonctions, démontrant ainsi la volonté de Tunis de traiter l’incident avec tout le sérieux requis et de préserver les relations privilégiées avec Alger.
Au-delà des polémiques passagères, la rencontre d’Amman confirme que l’Algérie et la Tunisie continuent de privilégier la concertation, la coopération et la coordination sur les grands dossiers régionaux. Un signal fort qui rappelle que les liens historiques, politiques et économiques unissant les deux pays restent solides et constituent un pilier de la stabilité maghrébine.
K. M.


