De Paris, Saliha Fayez – Une source proche d’Eric Denécé, dont la mort suspecte et la lenteur des investigations continue de susciter des interrogations, a indiqué à Algeriepatriotique que la disparition de l’ancien spécialiste du renseignement, devenu gênant, voire menaçant pour l’establishment français, pourrait être liée à des informations qu’il détenait sur une Irakienne et son faux époux qui vivaient à quelques encablures de son domicile.
Notre source affirme avoir abordé avec le défunt l’affaire de l’assassinat de ces deux personnes, lequel lui a assuré avoir découvert les auteurs de ce double crime qui, lui aussi, n’a à ce jour pas été élucidé. Eric Denécé a alors confié à notre source qu’il se sentait épié et qu’il recevait des menaces anonymes. Selon ce que notre source française a appris du fondateur et ancien directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), un think tank spécialisé dans les questions de renseignement et d’intelligence économique, la femme assassinée travaillait pour le compte de la CIA et l’homme qui vivait avec elle se faisait passer pour son mari. La victime effectuait des traductions de documents hautement sensibles pour les services secrets américains
Toujours selon notre source, la DGSE, le service d’espionnage français, connaîtrait tout le dossier transmis par Eric Denécé à la gendarmerie, mais les différents services de sécurité français ont étouffé l’affaire, tout comme celle de la mort de ce dernier qualifiée de «suicide». Une thèse que les proches, tout comme Alain Juillet, ancien haut responsable de la DGSE, continuent de contester, dénonçant ce qu’ils considèrent comme de nombreuses zones d’ombre persistantes dans l’enquête sciemment bâclée.
Alain Juillet ne cache pas son scepticisme : «Ça paraît absolument invraisemblable qu’il se soit suicidé parce que ce n’était vraiment ni sa mentalité, ni son esprit, ni son comportement.» Pour lui, les témoignages recueillis auprès de la famille ne font que renforcer ses doutes sur les circonstances de la disparition d’Eric Denécé.
Alain Juillet rapporte, lui aussi, avoir été surpris par la rapidité avec laquelle la conclusion lui a été présentée. Entendu à son retour de l’étranger, il affirme qu’un gendarme lui a déclaré : «C’est un suicide», sans lui exposer d’autres pistes ou d’éléments laissant penser que plusieurs hypothèses avaient été examinées.
En l’absence de conclusions définitives de la justice, les proches d’Eric Denécé continuent de demander que toutes les circonstances de sa mort soient pleinement éclaircies. Alain Juillet partage cette attente, estimant que les nombreuses interrogations soulevées par ce dossier méritent des réponses précises plutôt que des certitudes prématurées.
S. F.




On a compris. Éric Denécé s’est suicidé par personne interposée à l’insu de son plein gré.
Justice pour Éric!
Éric Denécé, ancien cador de l’espionnage, faisait d’excellentes analyses, notamment au travers des productions de son think tank, le CF2R. Hélas, à un moment donné, par patriotisme sans doute et témérité exagérée, il a mis les doigts, ou plutôt les orteils, sur un terrain qui dépassait son domaine de compétence et ses possibilités. On ne s’en sort pas indemne lorsqu’on touche à de grosses affaires de corruption.
Il s’agissait tout de même de la liquidation des fleurons technologiques français, cédés aux États-Unis avec les autorisations signées de la main du ministre de l’Économie de l’époque, devenu, entre-temps, et depuis maintenant dix ans, président de la République française.
Je me rappelle d’une règle que les soldats nous enseignaient pendant l’instruction militaire. En 1993 et 1994, j’étais appelé à Mouilah, à Sidi Bel Abbès, au sein de la fameuse 8BB. Ils disaient souvent : « El Mîm, ehfateth el mîm tahafedhek : ma chouft, ma smaʿt, ma naʿlam. »
En gros : protège la lettre « M », et elle te protégera. Je n’ai rien vu, je n’ai rien entendu et je n’ai aucune connaissance du sujet.
Protège la lettre M? C’est un dicton algérien. Désolée pour mon ignorance. Je suis française.
Reçu 5/5, et bien venue parmi nous
Où avez-vous lu que je parlais d’un dicton algérien ? Je raconte une anecdote que tous les militaires algériens, ainsi que ceux qui ont effectué leur service national, connaissent. C’est une autre façon de dire : « Ne te mêle pas des affaires qui ne te regardent pas. »
J’ai effectué mon service pendant la décennie noire, dans la meilleure unité de l’armée de terre de l’ANP. À l’époque de Boumédiène, la 8e BB était stationnée dans le Sud. On racontait que, lorsque ses chars se mettaient en mouvement, Hassan II en faisait une diarrhée aiguë.
Puisque vous êtes française, la lettre « M » est l’équivalent de la règle des trois singes.
Je ne vois pas le rapport avec la lettre M. 😉
Concernant la décennie noire, c’est un sujet trop douloureux pour les algériens qu’il vaut mieux ne pas rouvrir. Je me rappelle sur Antenne 2, ils avaient passé un reportage sur une maîtresse d’école qui faisait l’appel devant une classe quasi vide. Un moment, elle appelle Aïcha. Elle regarde une chaise vide et s’effondre en larmes. Terrible.
Fait jamais bon être honnête et intègre dans l’administration française.
Faut être corrompu jusqu’à la moelle pour être tranquille et évoluer.
Bonjour,
Etant de la zone d’Annecy, je m’intéresse à la tuerie de Chevaline et une connaissance algérienne m’a envoyé votre lien. J’avais également lu ou entendu que cet excellent homme faisait des recherches poussées sur cette famille Irakienne. Attention, le faux mari, c’est celui des USA qui est mort étrangement aux USA quelques heures après « Kelly » Igbad à Chevaline avec son deuxième et vrai mari Irakien qu’elle a connu après son départ précipité des USA.
Vous dites que la DGSE cache les informations. Je pense qu’ils ont peur de la CIA. Mais ce n’est que mon avis.
Merci de parler de ce dossier. Je pense que vous allez bouger les lignes. En espérant que le terrible directeur de la DGSE française ne vous cherche pas noise ( une journaliste de Disclose vit l’enfer avec les renseignements français pour avoir dévoiler des ventes d’armes à l’Égypte), vous avez fait ma journée en faisant avancer l’enquête. Vous êtes très courageux !
Salutations de Savoie.
Une nouvelle lectrice.
Nathalie
Bonjour Nathalie,
Tout d’abord, bienvenue au sein de cette communauté de chercheurs de vérité qui n’ont pour seule ambition que de comprendre et d’informer.Tu sais, Nat — pardonne-moi ce tutoiement —, il y a quelque chose de profondément intrigant dans cette terrible affaire. Vous connaissez certainement ces esprits qui ne peuvent s’empêcher de chercher une explication à tout, ou du moins de tenter de comprendre. Éric était de ceux-là : un homme à l’intelligence vive, toujours en alerte. Il était sur le point d’achever, avec quelques collaborateurs, une sorte d’encyclopédie en huit tomes ; six étaient déjà rédigés et les deux derniers étaient presque terminés. Cela témoigne de la rigueur, de la conscience professionnelle et du sens de l’organisation qui caractérisaient Éric.
C’est précisément là que le bât blesse : comment un homme dont la vie consistait à décrypter les systèmes et à les rendre intelligibles pour les autres n’aurait-il laissé aucune clé de compréhension pour expliquer son propre « suicide » ? C’est pour le moins étrange. Il n’a laissé ni mot, ni lettre d’explication. Éric entretenait d’excellentes relations avec sa famille. Qu’il n’ait pas souhaité justifier son geste auprès de la société est une chose, mais ne rien dire à ses proches dépasse l’entendement. Un homme comme lui ne se serait jamais « amusé » à laisser les siens dans le doute et la torture morale du « pourquoi ». Nous le savons, et Éric mieux que quiconque : le deuil est plus serein lorsqu’on comprend l’acte, ou du moins la raison d’une fin si brutale.
Certes, il traversait des difficultés financières, mais quand on connaît le pedigree du garçon et sa détermination, ce n’est pas une telle issue que l’on attendait de lui. Si l’on présentait le CV d’Éric à n’importe quel passant dans la rue en lui demandant quel poste un tel homme devrait occuper aujourd’hui, les gens répondraient : directeur, officier général, ou un poste de haute responsabilité. Personne ne s’imaginerait qu’il puisse mettre fin à ses jours. On meurt comme on a vécu, et cette fin ne ressemble en rien à l’homme qu’était Éric. C’est une certitude.
Quant aux responsables, je suis convaincu que l’on peut identifier trois services agissant dans l’ombre : l’Ukraine pour les hommes de main, Israël pour l’infiltration des réseaux informatiques et les États-Unis pour les écoutes. Je suis persuadé qu’à la DGSE, on sait exactement qui est derrière tout cela. Mais pour des raisons d’État, et parce que l’élite mondiale s’accorde sur la nécessité de faire tomber Poutine, tout semble permis — y compris l’élimination des gêneurs ou de ceux capables d’influencer les politiques étrangères.
Éric Dénécé faisait partie de ceux qui refusaient de porter le bandeau, non par intérêt personnel, mais par amour pour son pays.Il est mort pour avoir voulu défendre une certaine idée de la France, envers et contre tous.
Oui et la France l’a abandonné !
Si les doutes exprimés par Alain Juillet et les proches méritent d’être entendus et respectés, l’emballement autour de connexions internationales (Irak, traductrice, faux époux) semble s’éloigner de la retenue indispensable à ce genre d’affaire. Attention à ne pas sur-interpréter des confidences rapportées pour nourrir un récit qui dépasse le cadre strict de l’instruction. Respecter la mémoire du défunt, c’est aussi accepter le temps de la vérification matérielle plutôt que de privilégier les pistes les plus spectaculaires.
De quel emballement parlez- vous!!! Algérie Patriotique est le seul media qui a le courage de faire le lien entre Eric Dénécé et la tuerie de Chevaline. Vous trouverez des articles locaux qui évoque cette recherche. Ce qui vous dérange, c’est que ce soit un média algérien qui ose enfin ouvrir cette piste.
Allô Paris, Allô Emmanuel(le) !
François de Grossouvre :
Conseiller de François Mitterrand, retrouvé mort en 1994 d’une BALLE dans la TÊTE dans son BUREAU au sein même de l’ÉLYSÉE. 🤗
Paul Fontbonne :
Ancien agent ESPION de la DGSE, spécialiste des « réseaux islamistes » (fabriqués par Mitterrand), a également été retrouvé mort en 1994 d’une BALLE dans la TÊTE dans sa voiture. Ses COLLÈGUES ont toujours évoqué un ASSASSINAT lié à ce qu’il savait sur les « réseaux terroristes » de l’époque…
Pensées à leurs proches qui doivent, en plus du deuil, se battre contre le MUR du SILENCE.
Je ne connaissais pas ces affaires. Je ne pense pas que Mitterrand ait créé des réseaux islamistes. Tout a commencé par l’Afghanistan.
Cette situation ressemble à une guerre de longue date qui a pris racine depuis des décennies, peut-être depuis la fin de la seconde guerre mondiale avec le plan marchal où chacun cherche à s’imposer à l’autre pour le contrôle de ponts entiers de secteurs stratégiques et de décisions en Europe.
Pour les Américains, c’est vital de contrôler l’Europe, ce qui signifie la mort des nations européennes en tant que telles, alors que De Gaulle, Miterrand ou Chirac avaient une autre vision et un autre son de cloche, cherchaient à renforcer les relations Européennes et défendre le couple franco-Allemand sans ingérence extérieure sans oublier l’idée d’une défense européenne sans l’OTAN.
Résultat, avec le temps on observe la déliquescence de l’Europe en tant que telle pour toutes décisions stratégiques, l’installation des marionnettes à la tête des pouvoirs décisionnaires, le passage de plusieurs fleurants de l’industrie Européenne sous pavillon américain et des gens comme Eric Denecé et ses semblables meurtries par ce qui arrive essaient par patriotisme de sauver les quelques meubles qui restent encore à sauver sans réellement y parvenir car ils sont eux mêmes epiés et menacés de disparition à cause de leurs positions.
Voila ma lecture de la situation générale, il faut voir le problème dans sa globalité, cette guerre qualifiée autre fois par Miterrand comme une guerre sans mort se transforme progressivement en une guerre à mort.
Si cela ne tenait qu’à moi, l’Algérie ne devrait pas se mêler de cette gueguerre de longue haleine entre services qui s’éternise et se contente seulement d’observer, c’est un véritable panier à crabes.
A bon entendeur
Plan marshall