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La nation et la patrie : quelques éléments pour sortir de la confusion politique

Une contribution de Ferid Racim Chikhi – «Les lois sont toujours vacillantes tant qu’elles ne s’appuient pas sur les mœurs.» (Alexis de Tocqueville).

La citation ci-dessus vieille de près de deux siècles, demeure d’une étonnante actualité. Une nation ne tient pas seulement par ses institutions ou ses lois. Elle tient surtout par les comportements quotidiens de ses citoyens.

Trois images de la Coupe du monde 2026 m’ont particulièrement interpellé.

La première montre les milliers de supporters algériens présents à Kansas City. Leur enthousiasme, leur discipline et leur civisme ont été salués bien au-delà des stades. Beaucoup ont admiré ces jeunes qui, une fois la rencontre terminée, ont nettoyé les gradins avant de quitter les lieux. Ils ont offert une belle image de l’Algérie, non par leurs chants ou leurs drapeaux, mais par leur sens du bien commun.

La deuxième image provient d’Annaba. Des centaines de supporters s’étaient réunis sur une plage pour suivre le match Algérie-Autriche. La passion était la même. L’attachement à l’équipe nationale aussi. Pourtant, après la rencontre, la plage est restée couverte de déchets. Le même amour du maillot ne s’est pas traduit par le même respect de l’espace public.

La troisième image est plus virtuelle, mais tout aussi révélatrice. Dès le coup de sifflet final, certains plateaux de télévision et les réseaux sociaux se sont transformés en tribunal populaire. Le sélectionneur national, les dirigeants de la Fédération et plusieurs acteurs du football ont été livrés à des attaques dépassant largement le cadre de la critique sportive.

Ces trois scènes racontent une même histoire. Elles révèlent que les Algériens aiment profondément leur pays, mais qu’ils ne donnent pas tous le même sens à cet attachement. Elles posent surtout une question essentielle : lorsque nous affirmons aimer l’Algérie, parlons-nous de la patrie, de la nation, de l’Etat, du gouvernement ou des valeurs qui permettent à tous de vivre ensemble ?

C’est sans doute de cette confusion que naît une grande partie des malentendus qui empoisonnent aujourd’hui notre débat public.

Le patriotisme est d’abord un attachement à la patrie. Il exprime l’amour d’une terre, d’une histoire, d’une mémoire commune et d’un peuple. Il se manifeste dans le respect des symboles nationaux, dans la solidarité entre citoyens, dans la protection des biens publics et dans la volonté de contribuer au progrès collectif.

Etre patriote ne signifie pas applaudir systématiquement les gouvernants. Au contraire. Il arrive qu’un patriote estime que certaines décisions s’éloignent de l’intérêt général. Les critiquer n’est pas trahir son pays ; c’est parfois une manière de le servir.

Le nationalisme répond à une autre logique. Dans l’histoire algérienne, il s’est construit autour de la lutte contre la colonisation et de la conquête de la souveraineté nationale. Il a permis de rassembler des populations diverses autour d’un objectif commun : recouvrer la liberté et édifier un Etat indépendant.

Le patriotisme répond à une question simple : comment servir son pays ? Le nationalisme répond à une autre : comment protéger son existence et sa souveraineté ? Les deux sont complémentaires. Une nation ne peut durablement prospérer sans citoyens responsables ni sans indépendance.

Le patriotisme algérien prend aujourd’hui des formes multiples. Il s’exprime chez ceux qui entreprennent, investissent, créent des emplois, transmettent leurs compétences ou défendent l’image du pays à l’étranger. Il s’est également exprimé durant le Hirak, lorsque des millions d’Algériens réclamaient davantage de justice, de transparence et de responsabilité publique au nom de ce qu’ils considéraient être l’intérêt supérieur de la nation.

Le nationalisme lui-même n’est pas uniforme. Certains mettent l’accent sur la citoyenneté et l’égalité des droits. D’autres insistent davantage sur les dimensions historiques, culturelles, arabes, amazighes ou musulmanes de l’identité nationale. D’autres encore voient dans la défense des institutions l’expression première du nationalisme. Ces sensibilités peuvent coexister ; elles deviennent problématiques lorsqu’elles prétendent chacune détenir le monopole du patriotisme.

Les Algériens de l’étranger illustrent également cette diversité. Beaucoup contribuent au développement scientifique, économique ou culturel du pays. D’autres critiquent sévèrement les autorités, persuadés d’agir dans l’intérêt de l’Algérie. Les réduire à une catégorie unique serait une erreur.

Mais le véritable problème se situe ailleurs.

Depuis des années, nous entretenons une confusion entre trois réalités pourtant distinctes : la nation, l’Etat et le gouvernement.

La nation est la communauté humaine unie par une histoire, une mémoire et un destin commun.

L’Etat est l’ensemble des institutions permanentes chargées d’organiser cette communauté.

Le gouvernement n’est qu’une équipe investie, pour un temps limité, de conduire les affaires publiques.

Confondre ces trois notions produit des effets dévastateurs. Toute critique du gouvernement devient aussitôt une attaque contre l’Etat, voire contre la nation. A l’inverse, toute défense des institutions est parfois assimilée à un soutien aveugle au pouvoir en place. De cette confusion naissent des procès en patriotisme qui fracturent inutilement la société.

Or, une démocratie mature repose précisément sur la capacité à distinguer ces niveaux. On peut aimer profondément son pays tout en contestant un gouvernement. On peut défendre les institutions tout en souhaitant leur réforme. On peut être profondément patriote sans renoncer à son esprit critique.

Les scènes observées pendant la Coupe du monde illustrent parfaitement cette réalité. Nettoyer les gradins, préserver une plage, respecter les biens publics, accepter la contradiction ou débattre sans insulter ne relèvent ni exclusivement du patriotisme ni exclusivement du nationalisme. Ils traduisent d’abord une culture civique.

C’est précisément ce que Tocqueville appelait les mœurs.

L’Algérie ne manque ni d’amour pour son drapeau ni de fierté nationale. Elle manque davantage de cette culture quotidienne de la responsabilité qui transforme un sentiment en comportement.

L’éducation familiale, relayée par l’école, joue ici un rôle décisif. C’est là que s’apprennent le respect du bien commun, la civilité, le sens de l’intérêt général et la responsabilité individuelle. Aucune loi, aussi parfaite soit-elle, ne remplacera jamais cette éducation.

En définitive, le patriotisme ne se mesure ni au volume des slogans, ni à la violence des polémiques, ni même à l’intensité des émotions sportives. Il se mesure à la manière dont chacun se comporte lorsqu’il n’y a plus de caméras, plus de drapeaux et plus d’hymne national.

Respecter une plage, préserver un bien public, accomplir honnêtement son travail, accepter le débat démocratique ou transmettre des valeurs à ses enfants sont autant d’actes de patriotisme.

La patrie n’est pas le gouvernement. Elle est beaucoup plus vaste, beaucoup plus ancienne et beaucoup plus durable.

C’est pourquoi aimer l’Algérie ne devrait jamais être seulement une émotion. Cela devrait être, chaque jour, une manière de vivre.

F. R. C.

Analyste senior German

20 Commentaires

  1. L amour de la patrie commence par l entretient et propreté de l urbanisme l environnement dans lequel nous vivons , ville , marché, plage ,route, infrastructure et autre mobilier urbain la propreté du citoyen envers son environnement etc etc et une preuve d amour patriotique pour son pays et son peuple qui se passe de discourt . L amour se manifeste par des actes et non pas en jouant du clairon bruyament

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  2. Mr je salue votre contribution d une très grande hauteur loin de toute démagogie malheureusement très présente ici et surtout surtout sur les réseaux notamment pour les nouvelles générations
    Les concepts sont clarifié
    Bien souvent des qu on émet un avis contraire ou critique on est taxe d anti Algérien et le discours habituel
    Ps pour les déchets sur les plages a Annaba la différence c est qu a Lawrence ou ailleurs les pouvoirs publics sévissent avec des contraventions
    Bravo a vous tout de même

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  3. Une nation ne peut durablement prospérer sans citoyens responsables ni sans indépendance.
    J aurai dit plutôt une nation ne peut durablement prospérer sans dirigeants et gouvernements responsables . Non seulement ils sont payés pour être au service du public et par le peuple et pour le peuple et non le leurs donc ce mépris de ces dirigeants maires wali et autres fonctionnaires a tjrs exister dans notre pays et ceci explique cela la corruption passive et le retard accumulé de la nation et de la patrie ils n ont pas donné le bon exemple à leurs administrés , c’est se rendre à l évidence. . Donc que le patriote ou le nationaliste critique et s élève contre un système opaque n a rien d anormal.
    C est un peu comme dans une famille di le papa et la maman abandonne leurs enfants à leurs propres sorts alors il faut pas s étonné qu ils partent en vrille généralement. Enfin ramasser dans des gradins ou tribunes les déchets ne reflète pas la société algérienne dans son ensemble malheureusement, il suffit de voir au pays le non respect du vivre ensemble et les incivilités croissantes. Des adultes jettent leurs déchets par les voitures ect et ceci devant leurs propres enfants et dans gènes devant les autres. C est une triste vérité.

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  4. Débuter un sujet par une citation de celui qui était fasciné par l’aventure colonialiste française en terre algérienne et qui légitimait les massacres de masse contre nos aïeux n’a vraiment rien de patriotique. Juste pour provoquer de l’émotion. Une entrée en la matière qui irrite. Et qui continue malgré tout à séduire les nostalgiques de cette « longue nuit coloniale ». Et leurs supplétifs.
    Le reste … du pipi de chat!

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    • Tu proposes quoi autre que du pipi de chat, ce sera peut-être intéressant pour rendre la discussion (débat) enrichissant et instructif ? Cordialement

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    • Chez tous les philosophes il y a du bon et du mauvais…
      Tocqueville n’y échappe pas , citer une de ses idées ne veut en rien dire que quelqu’un adhère à tout ce qu’il raconte, par contre les jugements de valeurs comme vous le faites me rappelle ce qu’avait dit un certain Rabelais : science sans conscience…

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      • Merci @K Rare&Spéciale. C’est gentil. Vous méritez d’être invitée à dîner pour récompenser cette bienveillance qui semble vous caractériser. Un repas avec de la nouille.

        Bonne journée.

  5. De notre temps, il y avait l education civique l ethique et la morale a l ecole.
    De nos jours ces cours ont disparu de l ecole, pensant qu en dispensant des cours religion on a tout regle dans le comportement du citoyen envers son semblable et son environnement.
    Ce que l on constate aujourd hui, c edt que le citoyen ne respecte plus rien, ni son prochain, ni les regles sociales, ni les personnes agees, ni les personnes savantes, ni les animaux, ni la nature, ni ni…
    Persister a enseigner a nos enfants la religion (qui est de l ordre du prive) au depens de l education civique et de l ethique veut dire qu on a rien appris.
    L exemple d Annaba et de Lawrence illustrent peut etre ce que j ecris:
    Les Algeriens a Lawrence etaient en majorite des Algeriens de la diaspora socialises la ou les enfants recoivent une education civique, par contre ceux de Annaba ont eu des cours de religion.
    Ceux d Annaba paient leurs fautes dans l au dela et, d ici la, il y a tellement d occasions (hadj 3omra etc…) pour se faire pardonner.
    Ceux de la diaspora paient leurs fautes sur terre, soit en se regardant dans le miroir, soit cash a l agent de l ordre.

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  6. Oualhi A’jbetni

    Merci pour cet éclairage !

    Beaucoup ne se genent pas pour raconter des sornettes croyant bien faire mais ils sont toxiques dans laur confusion entre non seulement le nationalisme et le patriotisme mais aussi entre les instritutions de l’État, le gouvernement et surtout leur incompréhension des lois

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  7. Après la rencontre de foot, à Kansas City, « beaucoup ont admiré ces jeunes qui, une fois la rencontre terminée, ont nettoyé les gradins avant de quitter les lieux » tandis qu’Annaba, « la plage est restée couverte de déchets ».
    je pense que la différence de comportement a un rapport direct avec la différenciation entre le « privé et le « public » dans des sociétés historiquement datées.

    je splike :

    à Kansas city et au sein des sociétés développées où le travail est la valeur autour de laquelle pivotent toutes les autres valeurs, la propriété publique est considérée comme un bien commun (i. e. le produit du travail de chacun) et chaque individu prend en compte sa part de responsabilité dans la préservation du bien commun, tandis qu’en Algérie où la rente distribuée par l’État structure la société dans son entièreté, le bien public, souvent désigné par le « beylik » est considéré comme n’appartenant à ………………… personne et ne mérite donc aucune considération de la part des individus lambda.

    En termes crus, si le système éducatif (de l’école primaire à l’université) ne corrige pas, à travers une éducation civique pertinente, ce biais structurel, qui dévalorise le bien public, alors les comportements observés à Annaba deviennent la norme et sont, effectivement la norme observable, à laquelle se réfère les algériens lambda dans leur comportement quotidien.

    Moralité de l’histoire : il n’y en a aucune, à part que l’éducation civique qui nous permettrait de réaliser et de vivre pleinement le « vivre ensemble » est quasi absente au sein du système (i. e. le système éducatif) qui est censé la mettre en exergue et est souvent, pour ne pas dire toujours, remplacée par une éducation religieuse (aussi absconse « qu’un message d’erreur de Windows qui demande à l’utilisateur de redémarrer un système pour corriger une panne qu’il a lui-même provoquée ») où tout repose sur des histoires de « halalité » et de « haramité » où Dieu est souvent présenté comme un « tortionnaire, histores qui n’ont, dans les faits, aucun rapport avec les conditions objectives et subjectives qui génèrent la société dans son entièreté.

    Wa el fahem yefhem

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  8. La philosophie est la théorie de la connaissance, au sens où elle est réflexion sur les premiers principes de toute connaissance, sur l’origine, la nature et la valeur des principes de la faculté de connaitre en général. Elle est épistémologie dans la mesure où elle réfléchit sur les principes de la connaissance scientifique proprement dite. Elle éprouve avant de combler, comme la lumière aveugle avant d’éclairer…

    Le spectacle souvent désolant que nous donne la vie publique nous éclaire sur cette génération qui pousse sur un terreau éducatif, social et médiatique si pauvre qu’il favorise les idéologies les plus sommaires.

    Le régime politique idéal est celui où les trois pouvoirs – législatif, exécutif et judiciaire – sont séparés.  Un gouvernement modéré est celui dont le pouvoir doit être limité pour que la liberté politique soit exercée ; » pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir ». Les trois pouvoirs ne doivent pas être confondus afin qu’aucune force politique qui les exerce n’en abuse. (La plupart des régimes démocratiques s’en inspirent).

    « Seul un pouvoir souverain est capable de faire appliquer les lois par des moyens acceptés par tous. Un pacte, un contrat lie le peuple à l’Etat qui dispose des trois pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire. ».

    L’Etat doit avoir la confiance complète des citoyens pour accomplir sa tâche. L’Etat est au service de l’individu, sert le bien public et, au cas contraire, c’est un devoir pour les citoyens, membres de la nation, de changer de gouvernants.

    La nécessité d’un ordre politique stable assuré par l’Etat souverain est la condition d’un bon fonctionnement de la société.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    • Ce n’est ni le législatif ou l’exécutif ou autre ,seulement le choix du sys éducatif en Chine ou au Japon les enfants a partir de 4ans(a la crèche) jusqu’a l’Université apprennent a nettoyer leur environnement qui commence de la classe des cours aux dortoirs,sanitaires espace de jeux etc…avec rigueurs et discipline avec la tryptique le respect du plus grands que soit en âge et en savoir , les études des sciences, et le travail et çà c’est le meilleure concepts de formation de l’homme …..la Chine est devenue une puissance mondial en appliquant cette formule. Bien a vous tous

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  9. Les algériens confondent dans leur majorité l’état et le gouvernement.
    Le patriote défend sa patrie, la terre et n’agit qu’avec son amour pour la terre et la patrie. Le nationaliste reste influençable !
    Il faut enracinner le patriotisme dans les cœurs par les comportements responsables des responsables.

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  10. Contribution essentielle. La solution existe et je ne cesse de le répéter ici sur Algérie Patriotique depuis des années.

    1. Il faut des dirigeants irréprochables. Malheureusement Bouteflika et sa clique ont considérablement détruit le pays de l’intérieur, obérant son avenir, en effet les Algériens sont unanimes à dire quel le pays a perdu presque un demi-siècle dans son développement, raison pour laquelle, entre autres, on peut avoir l’impression d’être au Moyen-Âge dans certaines parties de l’Algérie.
    2. La corruption qui comme son nom l’indique corrompt et dissous le lien social, qui découle du point n°1.
    3. Découlant des 2 points procédant, il faut des dirigeants actuels, de part leur comportement irréprochable, haranguent la foule, lors des discours publics, pour appeler les Algériens à la discipline, au respect du voisin, pour les éduquer moralement, sans cesse. Le président de la République doit agir en tant que guide « spirituel » pour inciter les habitants à un comportement sans cesse vertueux.
    4. Il faut punir sans trembler les groupes et les personnes – au premier rang desquels les personnalités publics comme c’est le cas en Chine – qui profitent de la situation (free-rider problem) pour s’enrichir sur le dos des Algériens, et qui s’attaquent sans sourciller, ou au contraire de manière insidieuse, à la tranquillité du citoyen et obère son épanouissement.
    5. Il faut des représentants politiques et des magistrats exceptionnellement éduqués qui comprennent non seulement l’état actuel du pays, fortement dégradé, mais également l’état des pays les plus avancés pour en mesurer l’écart, et le combler; pour punir avec plus de fermeté les incivilités, comme des voisins et des collectivités locales qui entraveraient gravement le développement du pays par des incivilités ou de graves tracasseries (ramassage urbain des ordures à 5h du matin) parfois considérés comme anodines mais qui ont un impact psychologique très fort sur le niveau d’énergie des victimes entament par là les multiples cohésions locales, qui s’additionnant forment, entre autres, la cohésion nationale.
    6. Faire très attention aux complots des mondialistes qui agissent selon le mode du parasitisme pour s’accaparer les richesses d’un pays sous couvert de « démocratie », d' »ouverture du marché », des « droits-de-l’homme »,…
    7. Respecter au plus haut point, l’intelligence et la connaissance, rechercher l’excellence toujours et partout et promouvoir les plus compétents à chaque poste de responsabilité, y compris au niveau le plus bas.

    L’une des démonstrations les plus éclatantes dans l’histoire de l’Humanité est bien sûr l’avènement et de développement particulièrement rapide de l’Islam depuis une Arabie pourtant particulièrement déchirée par les luttes de clans.

    Un autre exemple à une échelle bien plus petite est le développement de la ville de Genève sous le patronage de Calvin au 16ème siècle.
    Et enfin les villes des USA fondés par les puritains notamment dans le Massachussetts et le Connecticut, et la ville de Boston. En cela il faut relire Max Weber.

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