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Valises de cash et voitures d’occasion : l’obscure route de l’argent entre Bruxelles et le Maroc

Par Ahmed Omar – La capitale de l’Europe a deux visages. Le premier est celui que le monde connaît : des immeubles de verre, des discours sur les droits humains, des institutions qui légifèrent en matière de transparence, de gouvernance et de lutte contre la corruption.

L’autre se révèle dans les dossiers judiciaires.

C’est une Bruxelles faite de valises remplies d’argent, de réseaux d’influence, d’entreprises commerciales, d’intermédiaires, d’espèces, d’exportations vers l’Afrique et de circuits financiers qui disparaissent aussi vite qu’ils apparaissent.

En décembre 2022, la police belge a perquisitionné plusieurs domiciles et découvert plus d’un million et demi d’euros en espèces. Le scandale, connu sous le nom de «MoroccoGate», a ébranlé le Parlement européen et détruit l’idée selon laquelle les institutions européennes étaient imperméables aux influences étrangères.

L’enquête a mis en lumière un réseau d’influence dans lequel apparaissaient notamment Antonio Panzeri, Francesco Giorgi, Eva Kaili, Andrea Cozzolino et Marc Tarabella. Du côté marocain, le nom de l’ambassadeur Abderrahim Atmoun est revenu à plusieurs reprises dans les investigations et dans la presse européenne.

La première question fut immédiate : qui payait ? Mais une question bien plus importante est restée sans réponse : d’où provenait cet argent ? Trois ans plus tard, une nouvelle enquête éclatait dans la même ville.

En juin 2026, les autorités françaises et belges ont annoncé le démantèlement d’un important réseau de blanchiment d’argent lié au trafic de stupéfiants. Huit personnes ont été arrêtées, dix-sept perquisitions ont été menées et plus de huit millions d’euros ont été saisis, ainsi que des montres et des véhicules de luxe.

Le parquet belge a décrit un système transformant les revenus du trafic de drogue en capitaux apparemment légitimes grâce à une activité commerciale basée à Bruxelles. Le nom de l’entreprise ne figurait pas dans les communications officielles. Cependant, un nom a commencé à circuler dans les milieux proches de l’enquête et dans certains médias africains : Karim Export. Implantée rue Heyvaert à Molenbeek, cette société opère dans l’un des plus importants centres européens d’exportation de véhicules d’occasion vers l’Afrique de l’Ouest.

Selon des sources mauritaniennes, le propriétaire de l’entreprise, D. K., a été entendu par la police belge, de même que ses associés, les frères H. K. et S. K., ancien dirigeant de European RORO Lines France, ainsi que K. C.

L’histoire des véhicules d’occasion est aussi celle d’un paradoxe européen.

Des milliers de véhicules qui ne répondent plus aux normes environnementales et de sécurité de l’Union européenne trouvent une seconde vie en Afrique. L’Europe nettoie ses routes. L’Afrique reçoit la pollution.

Mais le commerce des véhicules d’occasion possède une autre caractéristique bien connue des enquêteurs financiers : il constitue l’un des moyens les plus efficaces de transférer de la valeur au-delà des frontières.

Les véhicules sont achetés, revendus, exportés, changent de propriétaire et permettent de transformer des espèces en marchandises. C’est ce que les spécialistes appellent le blanchiment fondé sur le commerce (trade-based money laundering).

Le circuit qui ressort des enquêtes et des sources familières du fonctionnement du réseau est à la fois simple en apparence et sophistiqué dans son exécution : argent provenant du trafic de drogue, collecte d’espèces en France, en Belgique et aux Pays-Bas, remise des fonds à des intermédiaires, achat de véhicules destinés à la Mauritanie et à l’Afrique de l’Ouest, exportation depuis Bruxelles et, enfin, mécanismes de compensation financière orientés vers Casablanca.

Aucune de ces étapes ne constitue, à elle seule, la preuve d’une infraction précise. Mais l’ensemble dessine une cartographie particulièrement révélatrice.

Au même moment, un autre dossier financier secouait discrètement la Belgique.

Le 8 juin 2026, la justice belge a homologué une transaction pénale de plus de 175 millions d’euros avec la Banque centrale populaire et Banque Chaabi du Maroc pour des activités financières présumées exercées pendant près de deux décennies sans les autorisations requises.

En France, Banque Chaabi du Maroc avait déjà été sanctionnée en 2013 puis de nouveau en 2025 pour des défaillances dans ses dispositifs de contrôle interne et de lutte contre le blanchiment.

Aucun document public n’établit de lien entre ces établissements financiers et l’enquête portant sur le réseau de véhicules et d’espèces. Pourtant, les mêmes éléments réapparaissent : Bruxelles, le Maroc, les circuits financiers, les espèces, les intermédiaires et les réseaux transnationaux.

La question revient donc : s’agit-il uniquement d’une succession de coïncidences ou observons-nous différentes manifestations d’un même écosystème informel de l’argent et de l’influence ?

Après MoroccoGate, les millions d’euros saisis à Bruxelles et l’accumulation d’enquêtes financières autour de l’axe Belgique-Maroc, la véritable question n’est plus de savoir si ces connexions méritent d’être examinées. La véritable question est de savoir pourquoi personne ne les a examinées plus tôt.

A. O.

15 Commentaires

  1. Simple le chit est envoyé vers l’Europe avec la complicité des politiques et policières ensuite distribuer dans toute l’Union européenne à des revendeurs , l’argent collecté est redistribué au complices de Bruxelles le reste du fric achats de véhicules revendus en Afrique et la cagnotte finance les terroristes de Sahel et à travers le monde France Espagne Belgique UK et le 9/11 voilà le circuit de l’argent de Mimi la rondelle .la même chose pour la cok arrive par l’atlantique remonte le maroc et traverse la Méditerranée pour financer la corruption des soit disant élites d’Europe pour les soirées eptsteinniennes la suite chantage et tenue des politicards par les roupignoles.

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  2. Tout le monde sait que le bousbirland est le plus gros exportateur de haschich du monde mais et on laisse faire, ce qui génère ces explosions de règlements de compte en france et en europe sur fond de trafic de drogue… pendant ce temps, l’europe hyprocrite cherche les poux à l’Algérie sur les pseudos pb de droits de l’homme, la Kabylie, la dz mafia, etc etc

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    • Tous ces trafics sont connus à l’international. Après on a le roi de la jaquette qui ose se la jouer « père la vertu » en emir el mou’minin de wish. Sans oublier ses fausses mains tendues croyant nous endormir.
      Et ces dégénérés qui ont rendu halal tout ce haram et qui disent dans leurs suppliques paradoxales de gwers : « ya rabbi ya rabbi ». Le monde à l’envers! Pfff.

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  3. La forme a changé mais ça existe depuis des décennies
    Maroc où dirigeants africains engraissent les banques et institutions financières européennes et font le bonheur des courtiers des avocats d affaires
    Et d ailleurs souvent ils critiquent l occident qui pille l Afrique alors qu eux même le font

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  4. Pendant se temp actuelment la presse française essaye étouffer cette affaire en parlant de resau algérien de vole de voiture en direction de Algérie alors que tous le monde c’est qu’il est difficile importer un véhicule en Algérie sans une série de papier

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  5. Ces valises de cash n’ont vraiment rien de diplomatique. Le Parlement européen est une institution particulièrement ripoue. Un secret de polichinelle. De la corruption royale. C’est dans leurs traditions et leur culture.

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  6. Le tout sous couvert du trafic de drogues avec la narco-terroriste-pédophile-monarchie !
    Inutile de rappeler que le parlement européen est corrompu jusqu’à la moelle et sous le joug makhnazie.

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    • @Tebbani
      Qu’attend l’État Algérien pour expulser manu militari en 17secondes tous les makhnazis et déchéance de nationalité et tous les subsahariens et sahéliens c’est un PRÉ-REQUIS outre la clochardisation de l’Algérie criminalité terrorisme accrus une colonisation qui ne dit pas son nom procédé sioniste de déstabilisation du pays qui est en première ligne avec tous ces agents fidèles serviteurs esclaves consentants de leur Kommandantur des croyants et agents du mossad.

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      • Il y attend toi l’état Algérien
        Arrêtez de donner des leçons a tous planqué a l étranger a partagé la hrira avec votre voisin de palier marocain
        Ne t inquiète pas pour l Algerie
        Surveillez vos enfants vous

  7. C’est étrange qu’il n’y ait pas une mise au ban des nations de cette entité qui se comporte comme un voyou: colonisateur, plus grand pouvoyeur de stupéfiant au monde, corruptions, malversations, espionnage à grande échelle des journalistes, enlèvement et séquestration d’opposants comme le très engagé Mehdi Ben Barka et la liste est longue ! Adepte des valises d’espèces en échange de services redorant le blason de cette zriba en décrépitude. Je suis tombé ce matin même sur ce torchon, cet organe de propagande qu’est « Maroc Diplomatique » qui comme à son habitude relaie ses obsessions algériennes, toutes les contre-vérités véhiculés à l’encontre de l’Algérie par cette feuille de chou s’appliquent en revanche parfaitement au voisin de l’ouest ou comment mine de rien donner un bâton pour se faire battre. Ce torchon, disais-je, n’a même de section où on peut commenter car sinon je me serais fait un plaisir de démonter leur propagande à laquelle ils sont les seuls à croire. Chaque jour, je me félicite de la décision prise par feu Liamine Zéroual, Allah yrehmah, d’avoir fermé les frontières avec cet ennemi!

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  8. Entre-temps,certains médias sous ordres t’inventent mafia-dz pour brouiller les pistes et protéger le vrai fournisseur,alors qu’en réalité,l’Algérie lutte corps et âme contre ce fléau.

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  9. Les blanchisseries sont nombreuses ?

    Quand un baron de la drogue a beaucoup de cash, il va s’acheter des commerces de type Barbers shop (coiffure, barbe, cheveux) en intégrant le cash de la drogue dans la comptabilité du commerce, il va aussi ouvrir un KEBAB, faire des travaux dans le restaurant afin que la clientèle prenne confiance puis au fur et à mesure de l’année, il va réintégrer l’argent de la drogue dans son commerce de restauration gonflant ainsi le chiffre d’affaires.

    Autre possibilité, le commerce de voiture en étant AUTOENTREPRENEUR, il va acheter des voitures en ventes aux enchères pour les revendre aux particuliers ou alors, il va acheter des véhicules à fort kilométrage pour les revendre en Afrique.

    Le but du jeu, blanchir l’argent sale afin de le culbuter au MAROC via l’achat/vente.

    Problème, très souvent le BARON de la drogue n’arrivera plus à gérer tous ses commerces, sa comptabilité et masquer sa fraude tout en gérant une vie de famille.

    Ensuite, le Baron de la drogue restera très souvent gourmand et avare et à ce moment là, il commettra des erreurs ou des anomalies qui laisseront des traces.

    Par la suite, le fisc vérifiera son train de vie et verra très souvent des carences dans sa comptabilité fallacieuse puis le GIR interviendra avec le service Tracfin pour une saisie en règle de tous ses avoirs financiers et immobiliers bossant finalement pour rien.

    Le Baron de la drogue croit très souvent berner les services de Police, le fisc mais à 95 %, il se fera alpaguer en bonne et due forme.

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  10. Bruxelles, c’est une ville de putain et de drogue ?

    En effet, à Bruxelles, vous avez des maisons closes, des maisons de putains comme aux Belagio, Love Bar Room, Bubbles Bar, le Funny Horse, Red House, Lotus Club Brussels où des dévergondées de toutes nationalités viennent s’occuper de votre portefeuille en soutirant de l’argent à des clients sous couvert de massages facturés à 500 €.

    Ensuite, si vous souhaitez passer une nuit avec une dévergondée, prévoir 800 €.

    La drogue marocaine coule aussi à profusion en lien avec la Hollande, pays limitrophe où les dévergondées s’affichent dans des vitrines comme des animaux.

    En résumé, que du pêché à 100 %, le Roi Baudouin ferme les yeux car de mèche avec le Roi d’opérette du Maroc. La Belgique et la Hollande sont des pays peu fiables.

    Le musulman n’a rien à y faire dans ces deux pays.

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