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Journalistes refoulés : quand le Makhzen veut faire taire les témoins du désespoir marocain

Par Mehenna H. – Le refoulement de la journaliste de Mediapart Nejma Brahim par la police marocaine n’est pas un simple incident aux frontières. Il pose une question politique fondamentale : qu’est-ce que le pouvoir marocain cherche à empêcher les journalistes de voir, de documenter et de raconter ?

Le 13 août, à son arrivée à Tanger, Nejma Brahim a été interrogée pendant cinq heures par des agents de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Elle avait pourtant clairement expliqué l’objet de son reportage : recueillir, côté marocain, les témoignages de familles endeuillées par la tragédie migratoire de Ceuta. Elle a finalement été refoulée vers Paris, sans explication officielle, son passeport ne lui étant rendu qu’une fois à bord de l’avion. Le document de refus d’entrée portait en outre la mention «française d’origine algérienne» dans la case «nationalité», alors même que la journaliste est française.

Mediapart dénonce une atteinte au «droit de savoir» du public. Et le cas n’est pas isolé. Dans sa réaction, le journal dirigé par Edwy Plenel rappelle que les journalistes de la télévision publique espagnole TVE et de l’agence EFE ont eux aussi été expulsés de Fnideq le 15 août, alors qu’ils couvraient les événements à proximité de Ceuta. Les autorités marocaines ont ainsi décidé de faire sortir du territoire tous les médias étrangers – hormis les outils de propagande pro-marocaine de Vincent Bolloré et consorts – au moment même où la question migratoire provoque une onde de choc internationale.

Cette volonté de verrouiller le récit intervient dans un contexte explosif. Fin juillet, environ 72 000 personnes ont franchi la frontière vers Ceuta, dans l’un des mouvements migratoires les plus massifs jamais enregistrés dans l’enclave. Plus de 80 personnes ont péri selon des sources concordantes, tandis que des milliers de migrants sont restés à Ceuta dans des conditions précaires.

Derrière le chiffre spectaculaire se trouve une réalité beaucoup plus dérangeante pour Rabat. En effet, des milliers de Marocains ont été prêts à risquer leur vie pour quitter leur pays. Les récits recueillis montrent des jeunes confrontés au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives. L’ampleur du mouvement révèle un désespoir social que les opérations policières ne peuvent pas effacer.

Comme le souligne Mediapart, les politiques européennes de fermeture des frontières jouent également un rôle majeur dans la multiplication des routes migratoires dangereuses. Mais cette responsabilité européenne ne dispense nullement le pouvoir marocain de répondre à une question essentielle : pourquoi tant de ses citoyens veulent-ils partir à n’importe quel prix ?

C’est précisément cette question que les refoulements de journalistes risquent de rendre encore plus visible. Car empêcher les reporters d’enquêter ne fera pas disparaître les morts, les familles qui cherchent leurs disparus, ni les jeunes qui regardent vers l’Europe comme vers une ultime issue.

A Ceuta, ce ne sont donc pas seulement des frontières qui ont été franchies. C’est le récit officiel d’un Maroc «prospère, stable et tourné vers l’avenir» – comme le décrivent les journalistes corrompus des salons parisiens – qui a brutalement été fissuré. Et aucune interdiction d’entrée ne suffira à refermer cette brèche.

M. H.

10 Commentaires

  1. Allah nous en préserve , au vu de son visage beaucoup de Mal s en degage , Allah préserve l Algérie et l Afrique des gens Malfaisants , Mauvais , aux coeurs Noirs

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  2. Le fieffé coquin des turpitudes narcomonarchiques marocoquines est encouragé par les sionistes juifs et trumpiens de tenter le coup du Sahara occidental. Mais cette fois-ci, l’aveuglement espagnol laisse place à des brins de lumières sur les murs du mutisme occidental lorsqu’il s’agit de la souveraineté espagnole. Le petit crapaud M6 veut être plus gros que le taureau espagnol et s’érige en matador, en cas d’erreur il n’y aura pas de corrida, mais une minuscule flaque de liquide nauséabond qui sert de sang au Makhzen dit le crapaud.

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  3. Je pense que malgré tout le Maroc éclatera de lui même comme une pastèque tombant au sol , car cette fuite en avant ,laisse trop de monde au rebus , et l Europe ne pourra pas avaler toute la misère frappant ce peuple Marocain à 80% BERBERE je le rappel ,quand c est trop c est trop de plus une politique de la honte et sans honneur , goulasch nif , pour faire rentrer les sionistes racistes et génocideurs ,assassins de centaines de milliers de Palestiniens , Libanais de toutes confessions et origines , de syriens , de jordaniens ,d Egyptiens ,de Yemenites ,de Tunisiens et j ‘en passe ……………….SURTOUT DE PALESTINIENS MUSULMANS OU CHRETIENS ET VOLER LEUR TERRE ………Il appartient aux Marocains de faire leur révolution et de mettre leur roi à vivre dans le quartier du MARAIS à PARIS qu’ il aime tant et rendre au peuple ses châteaux dont il est propriétaire ce peuple et qu ‘il récupère CEUTA ET MELLILA avec l’ÎLE LILA à 200M de ses côtes , courage peuples MAROCAINS

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  4. Comme ses maîtres de Tel Aviv , ils n’aiment que les porte-paroles du NARRATIF.
    Il faut faire TAIRE les vrais journalistes

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  5. Des politicards makhzéniens inconscients plongent dans un océan infesté de requins, malgré leur incapacité à nager. Ils sont gonflés à bloc et stimulés par le turbulent Trump et son petit chiot Bibi qui leur ont promis qu’ils seraient là pour les secourir, tout en conservant les gilets et canots de sauvetage en leur possession. L’affaire Ceuta transcende une simple transgression de frontière complexe, elle englobe aussi la question de la souveraineté espagnole, la sécurité de l’UE et la capacité d’un État membre de l’OTAN à assurer efficacement l’une de ses frontières externes.

    Ce sont des «miséreux Jehousha», ces individus hashichiens, pleureurs et trompeurs tout au long de leur existence. C’est tout à fait comparable à se tirer une balle dans le pied. Les répercussions seront très importantes. Le défi futur est donc de faire de Ceuta une frontière européenne dotée d’une stratégie durable, de moyens adéquats et d’un véritable appui politique de Madrid et Bruxelles, plutôt que de la considérer comme un territoire à défendre en urgence.

    Je me défoule egalement sans relâche sur le lieutenant de Mimi6, Ben Jelloun, l’agent d’influence et de propagande, tout en gardant le silence sur les 140 décès dénombrés et les 60% d’Algériens, malgré le retour massif de la plupart des Marocains chez eux, mais pas un seul Algérien parmi eux? Tel qu’on le formule dans notre coin, ils montrent des physionomies galvanisées ou inoxydables, mentant sans la moindre rougeur, hormis chez les bousbiriens.

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  6. Mediapart se fout de la gueule de qui .. de ses lecteurs ! Il aurait pu envoyer plutôt que cette femme, Michaël Hadjenberg responsable du service Enquête de mediapart et fils de l’ex patron du CRIF il n’aurait pas été refoulé et blacklisté …

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  7. Le Makhzen est vicieux, il a simulé une fausse tentative d invasion organisé par ces soins pour le 15 août mais cette fois ci seulement avec des migrants africains et presque aucuns marocains tout en mettant ces forces de l ordres partout dans le seul but d effrayé d intimider mais en montrant qu ils faisaient leurs tafs d empêcher toutes incursions vers Ceuta et montrer par là à l UE dont l Espagne que le Maroc n y était pour rien la première fois et que c est les réseaux sociaux et réseaux de haragua et même l Algérie qui en était responsable selon eux.Les vidéos existent de cette deuxième fausse invasion organisé par le Makhzen pour faire oublier la première , peine perdue. J invente rien les vidéos existent.

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