Par Nabil D. – Dans ses mémoires, Ce qui se cachait derrière les portes de la Guerre froide, le diplomate soviétique puis russe Viatcheslav Matouzov livre un récit nourri par plusieurs décennies d’expérience au Moyen-Orient. Ancien responsable, au sein du Parti communiste soviétique, des relations avec les organisations palestiniennes, puis chargé du dossier irakien et jordanien au ministère des Affaires étrangères, il affirme avoir été aux premières loges de plusieurs épisodes majeurs de l’histoire régionale.
Interrogé sur la mort de Yasser Arafat, Matouzov se montre catégorique sur un point. Pour lui, il s’agit d’une mort «non naturelle». Le diplomate rappelle avoir rencontré le dirigeant palestinien à plusieurs reprises entre 2000 et 2002 et affirme donc connaître son état de santé à cette époque. Il raconte également avoir conduit à Ramallah des délégations de parlementaires russes alors qu’Arafat était confiné dans la Mouqata’a. D’après Matouzov, les circonstances de sa disparition soulèvent suffisamment de questions pour écarter l’hypothèse d’une mort naturelle.
L’ancien diplomate avance une lecture similaire concernant la mort du président iranien Ebrahim Raïssi, disparu dans un accident d’hélicoptère en 2024. Il souligne que deux des appareils participant au déplacement étaient de fabrication russe et ont regagné leur destination sans incident, tandis que l’hélicoptère transportant le président était occidental. Malgré des conditions météorologiques qu’il décrit comme favorables, l’appareil s’est écrasé. Matouzov estime qu’il pourrait s’agir d’une opération terroriste et évoque la possibilité d’une implication des services de renseignement israéliens. Il présente toutefois cette hypothèse comme une lecture des événements, et non comme une preuve établie.
Autre dossier sensible : les Frères musulmans. Matouzov affirme que l’organisation a été créée par les services britanniques dans les années 1930. Il raconte aussi que, dans les années 1980, des membres du mouvement s’en prenaient à des experts soviétiques en Syrie. Après une plainte adressée à Hafez Al-Assad, les responsables soviétiques ont été renvoyés vers le roi Hussein de Jordanie. Matouzov affirme que certains militants arrivaient d’Allemagne, où ils avaient été accueillis, entraînés puis envoyés en Syrie par des réseaux liés aux services britanniques et américains.
Sur Saddam Hussein, le diplomate révèle que le dirigeant irakien a constitué un «outil idéal» pour la CIA et a délibérément déclenché la guerre Iran-Irak après la révolution islamique. Matouzov affirme disposer d’informations précises selon lesquelles Washington a, en 1990, encouragé Saddam à envahir le Koweït. Il dit notamment avoir vu à Washington des rapports attribuant à l’ambassadrice américaine à Bagdad des propos allant dans ce sens.
Concernant l’ancien émir du Qatar, l’ancien diplomate russe indique que celui-ci a demandé un médicament soviétique censé prolonger la vie. Matouzov a alors envoyé une délégation avec une pilule qui était en réalité un placebo. Il affirme qu’un médecin jordanien a ensuite présenté cette pilule comme un traitement exceptionnel, avec une amélioration de l’état de santé de l’émir.
N. D.




Vu á l´Exposition « Les Tirailleurs, les Oublies de la Guerre »! Les Prisonniers Musulmans de la 1ere G.M. (dont N.Africains) des Allemands avaient 1 Magazine! Son nom: « JIHAD »!
Chacun aiguise á sa facon CONTRE SON ennemi SA Chair á Canon, toujours COMPOSEE des GUEUX qui S`ENTRETUENT pour le Patron!