Urgent |

La répression des voix pro-palestiniennes en France inquiète les défenseurs des libertés

De Paris, Saliha Fayez – Le cas d’Alex, militant lyonnais engagé en faveur des droits des Palestiniens, soulève une question qui dépasse largement son parcours judiciaire. Jusqu’où l’État français peut-il restreindre l’expression politique au nom de la supposée lutte contre l’antisémitisme ? Alex a été interpellé en mars 2025, son domicile perquisitionné et placé sous contrôle judiciaire. Condamné en janvier 2026 à dix mois de prison avec sursis, 2 000 euros d’amende et plusieurs mesures complémentaires, il fait aujourd’hui face à une nouvelle procédure après des propos tenus à Beyrouth. Ses procès sont annoncés les 14 septembre à Lyon et 26 octobre à Paris.

Le contexte général décrit par le mouvement de soutien n’est pas sans fondement. Amnesty International documente depuis plusieurs années une restriction croissante de l’espace civique français. L’organisation estime notamment que les personnes exprimant leur solidarité avec les Palestiniens ont fait l’objet de restrictions «excessives et disproportionnées» et a dénoncé les procédures visant Urgence Palestine comme une menace pour les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Human Rights Watch dresse un constat comparable. Son rapport mondial 2026 relève que la répression de manifestations a restreint les libertés d’expression et d’association et souligne la dégradation de l’espace civique français, passé selon CIVICUS de «rétréci» à «obstrué».

«Si des poursuites pénales, perquisitions, restrictions professionnelles ou mesures administratives sanctionnent en réalité des opinions plutôt que des actes constitutifs d’une infraction, la question de la proportionnalité et du respect des libertés fondamentales devient incontournable», estiment les ONG des droits humains en France.

L’enjeu dépasse le seul militant lyonnais. Comme le rappellent Amnesty International et Human Rights Watch, la liberté d’expression, de réunion et d’association constitue le socle d’un espace civique démocratique. «La solidarité avec les Palestiniens doit pouvoir être exprimée sans criminalisation arbitraire», dénonce-t-on à Paris.

S. F.

6 Commentaires

  1. Je suppose que « Alex » (exclu de l’éducation nationale lyonnaise aussi rapide que l’éclair contrairement aux pédophiles de l’éducation nationale et autres du périscolaires) a des avocats pour assurer sa défense de « criminel » et qui seront à même d’effectuer la saisine de la CEDH le cas échéant …
    Ensuite, la loi est la loi AUX FRANÇAIS de réagir et de la dénoncer s’ils la considèrent comme dictatoriale (et aussi via leurs députés maires et autres fonctionnaires qu’ils élisent pour les représenter) et ATTEINTE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION etc la FRANCE C’EST PAS LE PAYS DE « JE SUIS CHARLIE » zaâma …Un Détail de l’Histoire….
    Par contre où sont donc passés toutes ces ONG qui n’ont de NON gouvernemental que le NOM et autres Delahousse… Chie-news BFM-WC french inter et autres french tv toujours si prompt à cracher sur l’Algérie pour un oui ou pour un non ….
    Le journaliste Daniel Schneidermann vient de se faire taser/ un coup de laser paralysant pour « antisémitisme » dans un tweet de 2025 je crois et un autre truc …j’ai pas suivi j’ai vu un bandeau en zappant c’était sur chie-news.

    Répondre
  2. Je cite : Juge Marc Trevidic :
    « Il y a quelques temps j’avais déploré la pratique extensive de délit de terrorisme et d’apologie de terrorisme depuis qu’est sortie la loi sur la presse et j’avais constaté, j’avais vu dans l’exercice de mes fonctions que l’on poursuivait à peu près tout et n’importe quoi sous cette rubrique. Cette loi yadan élargit encore plus le fossé j’ai quand même instruit des affaires telles que la rue des rosiers la rue Copernic on ne peut pas me qualifier d’antisémite enfin je l’espère …je voulais parler encore de cet élargissement et cet élargissement est considérable pour un juge….
    Je n’avais jamais vu ça, la notion de provocation implicite au terrorisme. Vous imaginez ce que ça veut dire ? Censeur de la pensée des autres, essayer de savoir ce qu’à voulu dire une personne ».

    Répondre
  3. En feance au nom d’un génocide que l’on a pas le droit de contester on permet un génocide que l’on a pas le droit de dénoncer

    Répondre

Laisser un commentaire