Urgent |

Refuser la fatalité

Par Abdelkader S. – Depuis plusieurs semaines, l’Algérie est frappée par une succession de drames. Les incendies ont de nouveau endeuillé le pays. Dans la seule journée du 26 août, des feux ont touché plusieurs wilayas, notamment Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou. Douze personnes ont perdu la vie et 54 autres ont été blessées. Jeudi matin, la Protection civile indiquait avoir éteint 147 incendies sur les 193 déclarés.

Cette nouvelle tragédie vient alourdir un été déjà marqué par les accidents de la route. Du 26 juillet au 1er août, 74 personnes sont mortes sur les routes algériennes. Elles étaient encore 54 à perdre la vie entre le 2 et le 8 août. Puis, du 16 au 22 août, 34 autres décès ont été enregistrés dans 1 542 accidents, qui ont également fait plus de 2 000 blessés.

A force d’additionner les chiffres, on risque pourtant d’oublier l’essentiel. Derrière chaque mort, il y a un visage, une famille, une absence qui ne sera jamais comblée. Il y a des parents qui enterrent leurs enfants, des enfants qui perdent leurs parents, des foyers détruits en quelques heures par les flammes ou brisés en quelques secondes sur une route.

Face à cette succession de drames, la compassion ne suffit pas. Il faut aussi regarder notre part de responsabilité. Celle des pouvoirs publics, bien sûr, dans la prévention, l’anticipation, l’entretien des infrastructures, la surveillance des zones à risque et l’efficacité des secours. Mais aussi celle de chacun d’entre nous.

Sur la route, au volant comme au bord d’une forêt, chaque geste compte. Une imprudence peut tuer. Une négligence peut déclencher un incendie. Un comportement irresponsable peut transformer quelques secondes en drame pour toute une vie.

Nous devons pleurer nos morts, mais nous devons aussi tirer les leçons de ces tragédies. La résilience ne consiste pas à s’habituer au malheur. Elle consiste à refuser qu’il se répète.

A toutes les familles endeuillées, nous devons notre solidarité, notre respect et notre mémoire. Et à ceux qui restent, cette responsabilité immense : protéger la vie, parce qu’elle est devenue, cet été, notre bien le plus douloureusement précieux.

A. S.

41 Commentaires

  1. Le problème n’a jamais été un manque de personnel ni de moyens d’extinction. Le véritable problème réside dans la présence de plus de 1,2 million de Bousbiriens clandestins, soit plus de 1,2 million de pyromanes et d’auteurs d’incendies criminels.

    En s’attaquant aux causes plutôt qu’aux seules conséquences, il sera possible de mettre durablement fin aux incendies volontaires. Tant que les Bousbiriens ne seront pas expulsés, les incendies criminels continueront de se multiplier.

    Répondre
    • Toujours la même rhétorique … C’est forcement la faute aux étrangers , sans eux il n’y aurait pas d’incendies ,nous Algériens ne sommes responsables en rien de ces feux , ,avec de tels raisonnements l’Algérie n’a pas fini de bruler

      Répondre
      • C est bon !? ………tu as pris ta dose ? L Algérien ne dit pas  « …. c est la faute aux autres ….. » . Il chasse les ………..Autres en silence , surtout s ils sont Makhnazis . Et , le cas échéant , même le Pire des criminels Nazisionistes se trancherait la gorge avant de tomber entre leurs mains !!!

    • Dans ce moment douleureux, tout d’abord, mes pensées et condoléances les plus sincères aux familles algériennes qui ont perdu les leurs.

      Après, permettez-moi de vous transmettre un message, qu’un ami d’El-Milia m’a écrit.

      « La ville d’El-Milia est complétement encerclée par les feux.
      Il y a beaucoup de décès.
      La population respire difficelement.
      Tous les réseaux mobiles sont interrompus.
      (…)
      Les éléments de l’ANP et la Protection civile, ainsi que la population essayent de faire de leur mieux, mais la région est la plus boisée en Afrique du nord.
      Les autorités auraient du prévenir. Mais ils ne l’ont pas fait.
      Les fôrets brûlées auraient besoin de 100 ans pour se regénerer, si on leurs laisse le temps, mais faute de civisme écologique, elles vont disparaitre.

      On a placé l’usine sidérurgique Bellara (El-Milia) a 500 m de la ville dans une cuvette sans penser aux conséquences environementales. Cette usine a fait augmenté la température dans la ville d’au moins 2°c, en raison du manque de renouvelement de l’air (phénomene de la stagnation dans une cuvette). Et maintenant les feux. Donc bonjour l’enfer créé par l’homme. La ville a connu des jours de canicules avec 50°c alors qu’à Tammanrasset, il faisait 32°c. « 

      Répondre
  2. Encore une fois ce que nous voyons sur nos routes de la part des Voyous au volant surtout de Poids Lourds et ce , malgré les tout récent massacres rapportés, doit inciter les services de gendarmerie et de police à revoir leur stratégie de Lutte contre ce TERRORISME assumé par des Criminels conscients de leurs méfaits sur la communauté nationale.

    Répondre
    • La formation à la conduite doit être revue et étendue afin de prévenir les accidents tragiques qui se produisent quotidiennement sur les routes algériennes. Je suis convaincu que beaucoup conduisent sans maîtriser la conduite, comme en témoignent les nombreux accidents mortels. Il semble que la plupart des gens ne respectent pas le code de la route, et ce cauchemar ne prendra fin que si le gouvernement intervient pour renforcer la formation à la conduite. Dans un pays de 10 millions d’habitants, 208 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2025. Le nombre de décès sur les routes continue de diminuer : en 2025, 208 personnes sont décédées sur les routes. Il s’agit du deuxième chiffre le plus bas jamais enregistré, selon les statistiques préliminaires de l’Agence suédoise des transports.

      Répondre
      • Dans ces Pays , les instances de police et autres ne se contentent pas de barrages fixes et radars ou de campagnes de sensibilisation ….pour rappeler leur présence aux désaxés. Les rondes perpétuelles de jour comme de nuit sont continues , car les suédois par exemple à beau être « Dressé » par des années d application des Lois sans Failles de quelque nature qu elle soit , il reste toujours des Pov’C…qui veulent « jouer » à l «  Original » . Surtout parmi les Immigrés Pakistanais , irakiens etc….

  3. la persévérance ne consiste pas à accepter la fatalité, mais à s’engager dans un effort rigoureux pour comprendre les causes d’un drame afin d’éviter qu’il ne se reproduise. Pour éviter sa récurrence, des enquêtes approfondies doivent être menées pour chaque incendie et chaque décès, sans omettre aucune vie perdue. Il est impératif de toujours informer et prévenir les citoyens, sans jamais diminuer leurs efforts; c’est la responsabilité de chaque Algérien de rester constamment vigilant face aux incendies.

    Non, nous ne négligeons aucun détail, qu’il soit crucial ou insignifiant; tout compte pour nous. Chaque incendie cause indéniablement des pertes. Qu’il touche nos concitoyens, notre environnement ou la faune sauvage, il entraîne inévitablement des conséquences désastreuses.

    Nous formons une communauté qui doit se rassembler et se soutenir mutuellement pour soulager la douleur des familles endeuillées, car ce sont elles qui ont subi les blessures et la perte de leurs proches et de leurs biens.

    Je souhaite adresser mes plus profondes condoléances aux familles en deuil et exprimer ma solidarité envers nos concitoyens qui ont été blessés ou affectés par cette tragédie épouvantable.

    Répondre
  4. Avez vous vu l etat des véhicules en circulation, voiture tourisme, transport commun. Poids lourd « des bombes circulante »c est indigne d un pays comme le notre la moindre ferraille pourrie c est minimum 200 millions voila la cause première de l hécatombe sur nos routes ou sont les concessions automobiles pour le citoyen désirant s acheter un véhicule « civilisé  » afin de circuler lui et les siens en toute sécurité franchement le parc automobiles et celui d un pays du quart monde . Sans compter l etat des routes qui ne sont pas entretenu , concernant les poids lourds et bus transportant des voyageurs , installation d un chronotachygraphe obligatoire,  » appareil pour enregistrer la vitesse, la distance parcourue et les temps d’activité des conducteurs qui remonte sur un mois et la moindre infraction et consigné dans la mémoire de l appareil et au moindre contrôle routier la gendarmerie a accès a l historique  » les autorités ont totalement négligés cette aspect du transport avec toute l économie et les emplois que cela génère, pour un pays qui est producteur de pétrole c est a n y rien y comprendre il y a un laxisme entretenu dans qu elle but ???? Pas de devellopement sans un transport terrestre digne de se nom et en équation avec son temps..

    Répondre
    • @oud
      Au lieu de financer et jeter l’argent des Algériens à tout va en Afrique et en Tunisie… Charité bien ordonnée commence par soi-même !

      Répondre
    • Et les transports en commun ? Comme dans tous pays ? Ce n’est pas envisageable en Algérie ? Vous savez, des trains par exemple, avec des gares modernes, des rails entretenues, des lignes régulières d’autobus. Non ? IL faut privilégier l’individualisme avec la voiture individuelle, à l’heure où le réchauffement climatique impose d’autres modes de transports, comme ceux que je viens d’énumérer. En privilégiant le chemin de fer, ce qui donnera la VRAIMENT du travail, créera des emplois véritables. Le pays est vaste, il est fait pour ce type de transport en dehors de l’avion pollueur !

      Répondre
  5. Bien que j’avais vécu en Algérie jusqu’aux années 80 et après en Europe. Mes longs séjours en Algérie depuis 2022 me montrent une Algérie et des algériens qui me surprennent à toit instant, malheureusement dans un sens négatif. La mentalité fataliste de خلي بركه ou ماكانش مشكل est généralisée.
    En ce qui concerne les conducteurs et les chauffeurs, plutôt chauffards, sont pratiquement tous pareils : excès de vitesse même en ville, le code de la route ils ne le connaissent pas. La nuit ils roulent tous feux éteints ou juste un seul feu. Ils n’ont aucune conscience du danger ni pour eux ni pour autruis.
    Ceci du côté des citoyens, mais les autorités publiques sont aussi responsables. Je me sens étranger dans mon pays au regard de ces comportements.
    C’est vraiment dommage pour un pays qui a acquis sa liberté en sacrifiant 1,5 millions de ces citoyens.
    J’ai remarqué une nouveauté dans les plaques d’immatriculation des voitures. A Annaba on croise plusieurs voitures avec la plaque d’immatriculation algérienne à laquelle on ajoute à gauche un F et à droite un 75 ou un 13 est. J’avais pris en photo une plaque de ce genre ou deux policiers étaient debout juste à côté sans rien dire. Quand on la question au propriétaire il vous répond avec un sourire c’est juste تزواق pour faire beau. Mais ignorant a oublié ou jamais su ce que kes français avaient pendant 132 ans de colonisation. Le complexe d’infériorité quand il le tient.
    الله يرحم الشهداء

    Répondre
    • Vous l’aimez tellement que vous l’avez quitté, en Europe par contre quand vous constater quelque chose de gênant ou dangereux, vous fermer vos grosse gueule .
      Vos analyses à géométrie variable et à 2 balles ne nous aident en rien m’ssiou.

      Répondre
      • Parce que toi l algerie te porte dans son cœur y a tu déjà pensé. Si tu veux etre admis chez les hommes commence par la modestie . Donc c est toi qui distribue les certificats de bonne conduite? Commence a balayer devant ta porte et après on verra si on te portera dans nos coeur

  6. Allah rahmoum a tous ceux qui ont peri dans ces incendies devastateurs…nous souhaitons a tous les blesses un prompt retablissement …je pense qu a un moment ils faut se regarder en face .on ne tire pas les lecons des drames precedents….il faut veritablement agir contre tous les mefaits qui ravagent notre societe…on peut pas se developper dans la negligence la plus totale….l ennemi de l algerie est a l interieur ouvrons nos yeux…les incendies criminels ca suffit le laxisme de certains citoyens le manque d education….tant de facteurs qui nous poussent a nous interroger sur nous meme….on souhaite le meilleur a l algerie malgre tout…force et honneur aux pompiers a l armee citoyens qui luttent contre ces incendies ravageurs…

    Répondre
  7. Ne cherchez pas trop longtemps la reaction des usagés les actes d’incivilité et le résultat du manque d’emprise de l’état sur son peuple, j’étais en Algerie en Juillet et c’est de pire en pire, les routes ne sont pas tracés vous croisés des vehicules la nuit vous tomber dans le décore , maintenant l’état ce doit de prendre ses résponsabilités et de formater les ésprits des citoyens pour que tout le monde rentre dans le rang , sa suffit avec l’anarchie generalisé dans ce pays BASTA !!!!

    Répondre
      • Aller je la connais ta mentalité de m (…) va voir ailleurs si j’y suis ,la haine de l’immigré t aveugle pauvre (…)

  8. Peut-on obtenir des résultats sans discipline? L’état se doit de discipliner au plus vite son peuple l’anarchie n’as plus de place c’est a l’état de donner l’impulsion le peuple suivera les français sont-ils meilleurs que nous? Non!! Ils ont peurs de l’état, leurs ésprits est formater au fur et a mesure, ils ont peurs des amendes, ils ont peurs des policiers,des gendarmes, ils ont peurs de payer et il y a aussi la notion d’intérêt général imposer par l’état lui même ;Il faut absolument prendre les choses en mains rapidement en laissant les choses ainsi vous laisse la place a l’improductivité a l’indiscipline, bon sang ne laisser pas le peuple dans le néant !!!!

    Répondre
  9. IL Y A DES ABRUTIS EN ALGERIE COMME PARTOUT , BIEN SUR QU’ IL Y A UN MANQUE DE MOYEN D ÉFFICACITÉ, AU LIEU DE PARLER DE POLITIQUE SANS ARRET ALLEZ DONC SURVEILLER NOS FORÊTS ET AIDER NOS POMPIERS , C ‘EST QUOI TOUTES CES CANETTES DE BIERES QUI JONCHENT LA TERRE ALGERIENNE , DES BOUTEILLES PAR MILLIONS LE BORD DES ROUTES , ON ATTACHE TROP D IMPORTANCE A CES PD COMME L ANCIEN AMBASSADEUR OU LES » BOUSBIRIENS  » A TOUT VA ET CHAQUE JOUR L ‘OBSESSION DE ON CONNAIT MEME PAS CETTE REFERENCE AUX MAROCAINS , QUI ME DIT QUE LUI S EN EST PAS UN BOUSBIRIEN ………….HAHAHAHA !!! IL FAUT DES CANADAIRS AU VU DU TERRAIN EN ALGERIE , SINON ON VA PERDRE NOS FORETS ET LE SAHARA EST JUSTE DERRIERE ,ON FINIRA EN DROMADAIRE SINON …………..ON SERA TOUS DE FUTURS BERBERES TOUAREGS , C EST PAS FACILE JE SAIS LE DIRE OUI….. MAIS ETEINDRE UN FEU AVEC 50* DEHORS EN PLUS PARLONS DES CHOSES VRAIS , L’ ALGERIE C ‘EST PAS UNE DICTATURE NI UN REGIME DE BANANE , C EST DU VRAI ET DU SOLIDE ,ELLE FERA LES CHOSES !! IL FAUT AIDER ET PAS CRACHER DESSUS , VIVE L ALGERIE DE TEBBOUNE

    Répondre
  10. Air Algérie achètent des avions à coup de centaines de millions d’Euro. Mais pour acheter des Canadairs, l’Etat économise, alors que les forêts qui brûlent le long du littoral ont une valeur qui compte par des milliers de milliards d’Euro.

    Lorsque j’évoquais il y a quelques années le changement climatique, on me traitait d’un ennemi de Sonatrach.

    L’Algérie a besoin d’au moins 100 avions contre l’incendie. Il faut les acheter, si on veut protéger le peu de fôrets qui restent.

    Répondre
    • La firme canadair a cessé ses lignes de production en 2015 c’est pourquoi personne, ni l’Algérie ni les pays européens, n’ont pu acheter d’avions chez eux. Sachant qu’en 2015 ils livraient des avions achetés des années auparavant, en gros il avaient cessé de prendre des commandés vers 2010.
      DE HAVILLAND à recemment relancé la production avec des livraisons qui devraient démarrer en 2030 environ pour l’union européenne.

      C’est pourquoi l’Algérie, comme les pays d’Europe du Sud, n’ont pas pu acheter de canadair durant cette période.

      L’Algérie possède des hélicoptères qui sont adaptés pour éteindre certains foyers localisés et des beriev b200, qui transportent deux fois plus d’eau que les canadair et sont des jets qui ont des caractéristiques différentes des turboprops canadiens.

      Dans le cas des incendies de ces derniers jours, les conditions météo (sirocco et vents violents) ont sans doute empêché la mise en œuvre ce ces appareils.

      Répondre
  11. Dans l’accident qui a couté ce jeudi 27 août à Tiaret, la vie à six (6) personnes, dans une collision entre un camion et un taxi, le camion paraissait de fabrication récente.

    Généralement, le problème n’est pas donc le véhicule, mais le chauffeur qui le conduit.

    Avec le nombre astronomique des victimes, l’Algérie doit réactiver la peine de mort. C’est le seul remède pour refroidir l’esprit criminel d’irresponsabilité et d’impunité qui s’est répandue dans la société à travers la corruption.

    Répondre
  12. Incendies en Algérie : face à l’urgence, l’État doit prendre des mesures exceptionnelles

    Face à l’ampleur prise par les incendies qui touchent actuellement plusieurs régions d’Algérie, l’État ne peut plus se contenter d’une réponse fondée uniquement sur l’intervention des secours une fois que le feu s’est déclaré. Lorsque les foyers se multiplient, que des populations sont évacuées, que des habitations et des exploitations sont menacées et que le bilan humain s’alourdit, nous ne sommes plus face à un simple épisode d’incendies estivaux. Nous sommes devant une situation qui exige une réponse à la hauteur du danger.

    À ce stade, la priorité absolue doit donc être la protection des populations et la prévention de nouveaux départs de feu.

    Dès lors, l’instauration temporaire et strictement ciblée d’un état d’urgence dans les zones les plus exposées mérite d’être sérieusement envisagée. Il ne s’agirait évidemment pas de restreindre arbitrairement les libertés publiques, mais de permettre aux autorités de disposer, pendant la période critique, de moyens renforcés pour sécuriser les territoires menacés, contrôler les accès aux massifs forestiers, multiplier les patrouilles et coordonner plus efficacement les forces de sécurité et les services de secours.

    Dans le même temps, une autre mesure pourrait être envisagée dans les secteurs les plus vulnérables : l’instauration temporaire d’un couvre-feu nocturne.

    Une telle mesure ne devrait pas être considérée comme une punition collective, mais comme un outil de prévention destiné à réduire les déplacements dans les secteurs à haut risque, à faciliter leur surveillance et à rendre plus difficile l’action de personnes cherchant à profiter de l’obscurité pour provoquer de nouveaux incendies. Bien entendu, ce dispositif devrait être limité aux zones concernées, strictement encadré et assorti de dérogations pour les services de secours, les travailleurs indispensables et les situations d’urgence.

    Mais la prévention ne peut constituer qu’un premier volet de la réponse.

    Parallèlement, l’État doit renforcer considérablement les investigations afin de déterminer l’origine exacte des incendies. Car si la négligence humaine et les conditions climatiques peuvent expliquer une partie des sinistres, l’hypothèse d’actes volontaires, lorsqu’elle est étayée par des éléments d’enquête, ne peut être traitée avec légèreté. Il faut donc distinguer clairement les causes naturelles, les imprudences et les actes criminels, sans jamais désigner de coupables avant que les investigations ne l’aient établi.

    Au-delà de la prévention et de l’enquête, c’est donc toute la capacité de l’État à protéger son territoire qui est mise à l’épreuve.

    Un incendie volontaire ne constitue pas un simple acte de vandalisme. Il peut détruire des habitations, ravager des exploitations agricoles, menacer des populations entières et mobiliser pendant plusieurs jours des moyens considérables de l’État. Autrement dit, lutter contre les incendies ne consiste plus seulement à éteindre les flammes : il faut également empêcher leur apparition, surveiller les territoires vulnérables et identifier ceux qui pourraient chercher à transformer une catastrophe en drame humain.

    Toutefois, la gravité de la situation ne doit pas conduire à abandonner le principe de proportionnalité.

    L’état d’urgence et le couvre-feu doivent rester des mesures exceptionnelles, limitées dans le temps, géographiquement ciblées et régulièrement réévaluées. Ils doivent être levés dès lors que la menace diminue et que leur maintien ne se justifie plus.

    À l’inverse, refuser par principe toute mesure exceptionnelle alors que des vies humaines sont en danger serait tout aussi irresponsable.

    L’Algérie n’a besoin ni de panique ni de suspicion généralisée, mais d’une autorité capable d’anticiper, de protéger et d’agir. Lorsque la multiplication des incendies atteint un niveau susceptible de menacer directement les populations et que l’hypothèse d’actes criminels fait l’objet d’enquêtes, l’État doit pouvoir prendre les dispositions nécessaires avant qu’un nouveau drame ne survienne.

    En définitive, la fermeté n’est pas l’ennemie de l’État de droit. Lorsqu’elle est légale, temporaire, proportionnée et destinée à protéger la population, elle en constitue au contraire l’une des responsabilités fondamentales.

    Répondre
  13. Dans ce moment douloureux, tout d’abord, mes pensées et condoléances les plus sincères aux familles algériennes qui ont perdu les leurs.
    Après, permettez-moi de vous transmettre un message, qu’un ami d’El-Milia m’a écrit.
    « La ville d’El-Milia est complétement encerclée par les feux.
    Il y a beaucoup de décès.
    La population respire difficilement.
    Tous les réseaux mobiles sont interrompus.
    (…)Les éléments de l’ANP et la Protection civile, ainsi que la population essayent de faire de leur mieux, mais la région est la plus boisée en Afrique du Nord.
    Les autorités auraient dû prévenir. Mais ils ne l’ont pas fait.
    Les forêts brûlées auraient besoin de 100 ans pour se régénérer, si on leurs laisse le temps, mais faute de civisme écologique, elles vont disparaitre.
    On a placé l’usine sidérurgique Bellara (El-Milia) a 500 m de la ville dans une cuvette sans penser aux conséquences environnementales. Cette usine a fait augmenter la température dans la ville d’au moins 2°c, en raison du manque de renouvèlement de l’air (phénomène de la stagnation dans une cuvette). Et maintenant les feux. Donc bonjour l’enfer créé par l’homme. La ville a connu des jours de canicules avec 50°c alors qu’à Tamanrasset, il faisait 32°c. «

    Répondre
    • Merci ! C’est dur de voir son pays pris dans de telles tourmentes, et plus encore de voir la perte de compatriotes Allahyarhahoum.

      Sans vouloir polémiquer, je me dois néanmoins de le dire : à la fin, il faudra faire un bilan. Il y a manifestement eu des dysfonctionnements, et certains devront rendre des comptes. Des responsabilités devront être établies et, s’il le faut, des têtes devront tomber.

      Répondre
  14. y a t il quelque chose d’insensé dans mon commentaire envoyé ce matin ou dois je conclure que les lecteurs d’AP n’ont pas le droit d’émettre la moindre critique à l’égard des autorités d’une part et des algériens, d’autre part. je vous prie donc de publier mon commentaire et que, de la discussion, jaillit la lumière.

    « Refuser la fatalité », c’est, d’abord et avant tout, ne pas mêler le Bon Dieu dans des « histoires » créées par …………….. les humains.

    je splike:

    je pense que « Les incendies ont de nouveau endeuillé le pays » et continuent à l’endeuiller parce que:

    – les forêts n’ont, à ma connaissance, jamais été débroussaillées
    – les coupe-feux sont quasiment inexistants.
    – les moyens mis en œuvre pour lutter contre les incendies ne sont pas suffisants.

    Moralité de l’histoire: il n’y en a aucune, à part que les fidèles, au lieu de passer leur temps à déclarer leur « allégeance » au Bon Dieu (notamment le Vendredi) qui n’en a pas, réellement, besoin, auraient, certainement, fait œuvre utile s’ils avaient participé à des campagnes de débroussaillage et à la mise en place de coupe-feux qui auraient, certainement, limité les dégâts.

    Wa el fahem yefhem

    Répondre
  15. La télévision publique a diffusé les dépositions filmées d’individus arrêtées en Kabylie, affirmant appartenir au MAK et avoir reçu de l’argent de étranger pour allumer les feux. De grands procès collectifs se sont tenus à Alger (notamment liés aux incendies de 2021 et au lynchage tragique du bénévole Djamel Ben Ismaïl). Des vidéos montrent des individus, s’exprimant en Kabyle avec une rhétorique séparatiste, raciste, lyncher un innocent.

    Que les instances européennes font preuve de partialité politique envers l’Algérie, ces faits sont établis et in fine ont débouché sur des dizaines de lourdes peines de prison et des condamnations à mort (non exécutées en raison d’un moratoire). La responsabilité criminelles du MAK est un fait officiel et jugé aux yeux de la loi algérienne. De ce point de vue, des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre des dirigeants du MAK pour complicité d’incendies et d’actes terroristes.

    Le citoyen algérien que je suis a la conviction que les institutions internationales font preuve de mauvaise foi car le décalage entre la clarté des éléments présentés à Alger et le refus des instances externes de les valider, est une injustice flagrante. En effet le refus occidental est une preuve de duplicité et une hostilité cachées visant à protéger des criminels.

    Par conséquent, face au traumatisme national que représentent ces feux répétés, le pouvoir a utilisé, utilise et utilisera toute la force du système pénal pour punir les criminels, qu’ils soient affiliés à des mouvements politiques comme le MAK ou qu’il agisse de pyromanes isolés, considérant la préservation des forets comme une question de sécurité nationale absolue.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    Répondre
  16. Allah y rahamhom et mes condoléances aux familles.

    Je suis en colère car tout ces feux dans une même région en même temps devraient nous interpellés.

    Plusieurs facteurs sont à l origine probablement l incompétence de l état à anticiper à prévenir à évacuer et à intervenir, le manque d incivilités de certains et nombres de pyromanes sont probablement à l origine aussi.

    Une autre piste qui ne faut pas écarter non plus sur l origine de ces feux peut être criminel, un pays tiers commanditaire ?

    Je dis ça car j ai lu un article qui titrait » le Liban accuse Israël de brûler ces forêts.
    L’association « Les Verts du Sud », qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu « aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles », et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

    Quoiqu’il arrive la première responsabilité revient à l état algérien de ne pas avoir anticipé de prévenir et d intervenir au bon moment avant de déplorer tt ces dégâts et morts.

    Me concernant un ministre ne peut avoir plusieurs casquettes du transport et de l intérieur par exemple un peu comme le président de la FAF en étant ministre à la fois., on voit bien les résultats néfastes qui en résulte.

    Je ne voulais pas commenter car j avais déjà fait un commentaire similaire sur l’incendie de l orphelinat mais qui n avait pas été valider et ensuite derrière bcp d articles allaient dans mon sens sur la répétition d accidents de bus et autres.

    Mais ça n engage que moi.

    Répondre
  17. oui ,toutes ces pertes humaines et les drames familiaux qui s’en suivent doivent nous mettre devant nos responsabilités.Il ne suffit pas de porter secours aux victimes, mais faire en sorte que cela ne devienne pas une fatalité.Une commission d’évaluation devrait être mise sur pied pour éclaircir les causes de ces drames et situer les responsabilités de chacun.

    Répondre
  18. Nous avons dieu sait combien de clandestins marocains en Algérie.
    Tous ne sont pas pyromanes, mais quand on lit la joie des marocains sur les réseaux sociaux quand l’Algérie brûle, il est clair que cela suscite des interrogations légitimes.

    En outre l’Algérie à facilité l’obtention de visa à l’arrivée aux occidentaux pour le tourisme saharien, mais ceux ci détournent la loi pour se rendre dans le nord du pays.

    Nous savons que notre pays est ciblé et nous savons par qui.

    Ces acteurs étrangers sont les mêmes qui soutiennent un genocide et le meurtre de masse d’enfants en Palestine.

    Pour eux, brûler les forets en Algérie pour provoquer des troubles sociaux ne pose aucun problème éthique, le meurtre est dans leurs habitudes et la haine de l’Algérie dans leur ADN

    Par ailleurs il serait logique que l’état, qui dispose de moyens d’alerte avancés, envoie des SMS et des robocalls à l’ensemble des habitants des zones à risque immédiat d’incendie pour les enjoindre à quitter les lieux, ceci afin de limiter les dégâts humains.

    Répondre
  19. refuser que ça se répète,???ça va se répèter! car on (…) ne prend pas les bonnes mesures contre les assassins,des personnes décédés,a savoir la peine de morts cotre les incendiaires et leurs commanditaires y compris contre les trafiquants de drogues,a moins que nous ,n’ayons pas (…) encore compris que le pays est attaqué par une guerre hybride !!

    Répondre

Laisser un commentaire