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Tolérance zéro

Par Mehenna H. – L’Algérie a vu juste au Niger. En renforçant rapidement ses moyens militaires dans la région, notamment avec le déploiement de Su-30 et d’hélicoptères de combat, elle a compris avant beaucoup d’autres que quelque chose de sérieux se préparait dans ce pays frontalier. Ce choix n’était ni improvisé ni anodin, mais traduisait une lecture lucide de la situation sécuritaire au Sahel et la volonté de ne plus subir les conséquences des manœuvres qui se développent aux portes de son territoire.

L’Algérie connaît trop bien les dangers de la déstabilisation pour attendre qu’une crise atteigne ses frontières avant de réagir. Son expérience lui a appris qu’un désordre local peut rapidement devenir une menace régionale lorsque des puissances extérieures cherchent à exploiter les fragilités politiques et sécuritaires du Sahel. Le Niger constitue à cet égard un avertissement clair : ceux qui envisagent de transformer la région en terrain de confrontation doivent désormais compter avec l’Algérie, à l’avenir sur le terrain des opérations.  

L’époque où certaines puissances étrangères pouvaient agir librement aux frontières de l’Algérie sans tenir compte de ses intérêts sécuritaires touche à sa fin. Notre pays entend défendre son environnement stratégique et soutenir, lorsque les gouvernements concernés le demandent et dans le respect de leur souveraineté, les Etats voisins confrontés aux menaces susceptibles de déstabiliser la région.

Le message adressé aux puissances qui cherchent à semer le chaos au Sahel est sans ambiguïté. L’Afrique du Nord et le Sahel ne sont pas des échiquiers sur lesquels chacun peut déplacer ses pions à sa convenance. Le Niger doit servir d’exemple à ceux qui sous-estiment la détermination algérienne.

Le Maroc devrait lui aussi méditer cette évolution. Les gesticulations bellicistes, quelles que soient les influences étrangères qui les encouragent – qu’elles viennent d’Israël, de la France ou des Emirats arabes unis – ne doivent pas conduire le régime de Rabat à sous-estimer les conséquences d’une escalade. Une confrontation avec l’Algérie ne sera pas un simple jeu diplomatique.

L’Algérie vient de rappeler une réalité fondamentale : lorsqu’il s’agit de sa sécurité et de la stabilité de son voisinage immédiat, elle ne restera pas spectatrice.

M. H.

13 Commentaires

  1. C’est Hors sujet mais J’ai été surpris de voir des Toponymes de Lieux éloignes de près de 3000 km
    Tamesguida – Algérie 🇩🇿 : Dans l’Atlas Blideen
    et
    Tamezguidda – Niger 🇳🇪 : Entre Agadez et le Tenere

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  2. La jalousie qui est entrain de tuer le makhnaz, les Emirats serviteurs du sionisme, retournera sur eux grâce a Dieu inchallah ,le makhnaz est malade par la jalousie et toujours il a voulu faire du mal a notre pays, simplement comment l’expliquer a nos compatriotes et leurs ouvrir les yeux face a cet ennemi.

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  3. Nous savons quelles sont les entités qui cherchent à déstabiliser la région et les raisons qui les motivent. Nous connaissons que trop bien leurs méthodes perfides d’action. Donc agissons pour ne plus avoir à subir une situation alors que nous avons les moyens de la maîtriser.

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  4. Restons vigilants et sur nos gardes tout de même.
    L euphorie du départ se barre au fur et à mesure du temps qd les choses se compliquent. Il faut toujours garder cela en tête pour ne pas être surpris au bout du compte.

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  5. Les quelques appareils ne régleront évidemment pas, à eux seuls, les problèmes du Niger. Mais l’essentiel n’est peut-être pas là. Ce qui compte, c’est le message qu’Alger envoie.

    Ce message peut se résumer ainsi : l’Algérie entend défendre ses intérêts sécuritaires et ne souhaite pas que la déstabilisation du Niger atteigne progressivement son propre environnement stratégique.

    L’Algérie partage une longue frontière avec le Niger. Dans ces conditions, imaginer qu’une déstabilisation durable du pays resterait sans conséquences pour notre sécurité serait une erreur. Ce qui se passe à quelques centaines de kilomètres de nos frontières peut, tôt ou tard, produire des effets directs sur celles-ci.

    L’aide apportée au Niger doit également être replacée dans son contexte. Si elle répond à une demande officielle des autorités nigériennes, nous sommes dans une logique de coopération entre deux États souverains. Les modalités de cette coopération, les règles d’engagement et les objectifs doivent donc relever d’un cadre défini avec les autorités et les responsables militaires nigériens.

    Alger semble ainsi vouloir montrer qu’elle n’entend pas rester spectatrice lorsque la situation sécuritaire de son voisin commence à toucher directement ses propres intérêts.

    Mais il faut également regarder l’autre face de cette stratégie.

    L’Algérie peut vouloir contribuer à la stabilité du Niger sans pour autant souhaiter une intervention étrangère qui viendrait ajouter un nouvel acteur à une région déjà extrêmement complexe. La présence russe au Sahel, les rivalités entre puissances et les multiples intérêts qui s’y affrontent rendent toute nouvelle intervention extérieure particulièrement sensible pour Alger.

    C’est pourquoi il faut distinguer assistance et engagement militaire durable.

    L’Algérie peut aider, conseiller, soutenir et renforcer les capacités de son voisin sans nécessairement se transformer en acteur permanent du conflit. Sa crédibilité repose justement sur sa capacité à définir clairement ses objectifs et ses limites.

    La dissuasion peut également jouer un rôle. Une Algérie qui montre qu’elle dispose de moyens militaires, diplomatiques et économiques pour défendre ses intérêts peut modifier le calcul de ceux qui envisageraient de contribuer à une nouvelle déstabilisation de la région.

    Mais là encore, la prudence est indispensable : il ne faudrait pas confondre démonstration de capacité et volonté d’escalade.

    Les prochains mois permettront de voir si cette lecture est la bonne.

    Car le véritable piège pourrait ne pas être l’aide au Niger elle-même, mais l’enlisement.

    Des acteurs hostiles pourraient avoir intérêt à pousser l’Algérie à aller toujours plus loin : d’abord une assistance ponctuelle, puis une présence plus importante, puis une implication directe dans le conflit. À terme, l’objectif pourrait être de retourner contre Alger sa propre intervention en la présentant comme une puissance étrangère ou une force d’occupation.

    C’est précisément ce scénario qu’il faut éviter.

    L’Algérie doit donc anticiper plusieurs scénarios et se préparer à chacun d’entre eux. Elle doit être suffisamment déterminée pour faire comprendre que certaines lignes rouges existent, mais suffisamment prudente pour ne pas se laisser entraîner dans une guerre qui ne serait plus maîtrisée.

    La véritable force d’Alger sera peut-être justement sa capacité à savoir jusqu’où aller… et surtout à savoir où s’arrêter.

    Aider le Niger à préserver sa stabilité, oui.

    S’y enliser, non.

    La fermeté doit être visible. Mais la maîtrise de l’escalade doit l’être tout autant.

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  6. A la suite d’une tentative de déstabilisation survenue à Niamey, l’Algérie a répondu à la demande des autorités nigériennes en déployant une unité de combat

    Pourquoi , parce que l’Algérie a officiellement signé et concrétisé un accord de coopération militaire avec le Niger. Cet engagement stratégique s’est matérialisé par des actions directes inédites sur le terrain.

    Cet accord marque un tournant historique pour l’armée algérienne, qui accepte désormais d’agir militairement à l’extérieur de ses frontières pour sécuriser son environnement immédiat au Sahel.

    En conclusion, l’accord militaire entre l’Algérie et le Niger, qui s’en dispense légalement de l’aval du conseil de sécurité l’ONU, est un tournant géopolitique historique pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected]

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  7. Qui n’a pas compris que toucher à l’ALGERIE quel pays que ce soit, nous ALGÉRIENS nous sommes des VIETNAMIENS , si ce n’est pire .

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