Une contribution d’Ali Akika – Le titre de l’article fait référence au film «La chute du faucon noir», où les cow-boys de la CIA se sont aventurés en Somalie semant massacres et ruines avant de se replier sans gloire ni victoire. Allons-nous assister à la même aventure au Venezuela ? Dans ce pays, on a assisté au viol de la dignité d’un peuple et du droit international. Ceux qui commettent pareil acte avancent comme une caravane dans le désert sans jamais atteindre une oasis qui s’éloigne. C’est ainsi que meure les empires. L’histoire en témoigne et la littérature comme le roman Au cœur des ténèbres lui donne ses lettres de noblesse. De nos jours, l’aventure coloniale, appelée «époque de la canonnière», est révolue. Incroyable mais vrai : la société du spectacle, pourtant en décrépitude, tente de renouveler un genre colonial «moderne» pour masquer les limites d’un système de l’ennui et de la cupidité.
L’opération militaire contre le Venezuela, le 3 janvier 2026, est l’exemple même d’un acte de guerre guidé par la prédation et appuyé sur et par la force. On s’agite et on fait du bruit en l’absence d’une finalité stratégique qui pense l’après-guerre et ses effets de nature et d’ampleur de l’Irak et de l’Afghanistan. On est aux antipodes de l’art de la guerre, remplacé par le culte de la force qui relève précisément de la préhistoire. Sauf que nous sommes à l’époque où les peuples ne supportent plus et ont les moyens de leur résistance. Ainsi, la CIA, dont la réputation n’est plus à faire, recrute par la corruption ou la menace des agents et organise ces coups d’Etat, sûre de sa force protectrice de son impunité. Au Venezuela, elle s’est appuyé sur le dieu dollar et les atouts servis par la haute technologie qui enveloppa la capitale Caracas dans le noir et le silence pour que ses cow-boys agissent sans grand danger.
Le résultat de cette opération s’est traduit par les résultats que l’on sait. La question que la majorité des médias encadrés et castrés ne se pose pas est la suivante : pourquoi l’armée américaine s’est arrêté en si bon chemin ? Ne pas aller plus loin dans cette opération conçue uniquement comme un spectacle rondement menée visant à frapper les esprits américains (mais aussi d’ailleurs) pour redonner confiance dans le rêve américain fondateur du nouveau monde. Mais pour beaucoup d’Américains ayant joué un rôle éminent dans l’appareil d’Etat, ils ne pleurent pas le rêve américain mais citent la peur d’une séquence sombre de leur histoire. Pour la première fois depuis la guerre de Sécession (1861-1864), ces Américains parlent de possibilité d’insurrection ou de guerre civile potentielle. A cela s’ajoutent les leçons de leurs guerres coloniales au Viêt-Nam, en Irak et en Afghanistan.
Alors que le feu allumé au Venezuela continuera de brûler, les Américains opposés à ces aventures extérieures ne voient que des échecs et du malheur dans les plans de Trump à l’égard de l’Iran et du Groenland danois, membre de l’Otan. La première ministre du Danemark, le visage défait et la voix étranglée à la télé, a beau répondre au président américain – «si vous faites ça, c’en est fini de l’Otan» –, elle semblait écraser par sa solitude et l’absence d’une solidarité vraie de ses alliés dans l’Otan. Avec l’Iran, c’est une vieille histoire et un lourd contentieux. Il ne faut pas oublier que les Etats-Unis ont dans leur ligne de mire la Chine, une redoutable rivale. Trump sait que le point «faible» de la Chine, c’est sa dépendance du pétrole pour alimenter son immense parc industriel.
Trump a attaqué le Venezuela en prétextant les trafics de drogue. Pour l’Iran, c’est le nucléaire et la «sécurité» d’Israël. La providence lui a offert les tensions sociales actuelles et son «sincère désir» d’aller secourir ces «pauvres» Iraniens. Les Etats-Unis ont deux raisons d’attaquer l’Iran : détourner le pétrole pour «assoiffer» la Chine et plaire à Netanyahou qui lui promet de faire la police et de stabiliser le Moyen-Orient pour que l’Oncle Sam aille se promener dans le Pacifique, le cœur tranquille et l’âme apaisée. Mais l’Iran connaît bien ses deux ennemis. Trump a essayé de faire avec l’Iran ce qu’il est en train de faire au Venezuela. En voulant attaquer à nouveau l’Iran, c’est la preuve par neuf que sa «victoire» claironnée en juin 2025, c’est du pipeau.
Certes, les bombardements ont fait des dégâts dans les infrastructures et la population, mais le programme nucléaire n’a pas été annihilé et les centaines de quintaux d’uranium enrichi sont à l’abri et plus faciles dorénavant à mettre hors de portée des ennemis.
En vérité, ce qui fait paniquer Netanyahou, ce sont les missiles iraniens impossibles à intercepter, lesquels ont détruit des bases militaires et ont rendu visite à la centrale nucléaire de Dimona, en juin 2025. Avec Trump et son penchant à l’utilisation de la force, il n’est pas sûr qu’il s’aventure dans une guerre terrestre car, dans un pays aussi immense et 80 millions d’habitants, la partie ne sera pas une promenade de plaisir. Quant aux bombardements aériens, l’aviation est une arme stratégique certes, mais la décision, c’est-à-dire la victoire, relève de la compétence et l’occupation du terrain par l’infanterie.
Les vraies visées non dissimulées de l’attaque du Venezuela
Les Américains se sont illusionnés depuis la rencontre Mao Tsé Tong-Nixon en 1972 sur leur capacité à briser les liens entre la Chine et la Russie car l’histoire, la géographie et leur appartenance, à l’époque, au camp socialiste étaient leur muraille de Chine contre l’impérialisme américain. Aujourd’hui que le monde est à la veille d’un bousculement vers autre chose, les Américains ont à résoudre certains problèmes et ont besoin de tout leur pragmatisme et leur volontarisme.
– L’atout de la puissance militaire face à la Chine et la Russie est à somme nulle et la tentation de briser leurs liens relève d’illusions à jamais perdus.
– La puissance économique et notamment la dictature du dollar est attaquée et la montée de nouvelles devises mettent à mal la toute-puissance du dollar.
– La prise du pouvoir par la finance et la financiarisation de l’économie a entrainé «l’exil» des industries américaines.
– La réponse au désert industriel américain en invitant les capitaux étrangers à s’investir, c’est tout simplement ignorer une règle de base de la circulation des capitaux. Ces derniers courent derrière les places où le profit satisfait la bourse du patron.
– Quant à la dette abyssale, on ne bouche pas son trou noir avec des tarifs douaniers, mais cela nécessite un dollar attrayant et qui résiste à sa dédollarisation dans le commerce international.
Face à cette situation brièvement énoncée ci-dessus, il ne restait aux Etats-Unis que l’appel à d’autres paramètres. L’incroyable agression du Venezuela fait partie des nouvelles armes des Américains pour maintenir leur rang de premier de la classe. Ils abandonnent certains paramètres dans leur doctrine de stratégie de la sécurité nationale. Ils semblent renoncer, arme atomique oblige, à la guerre contre la Russie (voir l’Ukraine) et la Chine. En revanche, l’attaque du Venezuela, la conquête du Groenland et l’agression de l’Iran – hier et peut-être demain – révèlent au monde des visées et ambitions jusque-là masquées par le verbiage de la «démocratie» et des «droits de l’Homme».
Que faire alors si la guerre n’est pas possible avec les vrais rivaux de l’Amérique ? Pendre la tête de la «nouvelle» économie numérique gérée par l’Intelligence artificielle ? Sauf que l’économie, c’est un mariage des matières premières qui deviennent produits finis qui circulent dans le monde, grâce au travail de l’Homme et son intelligence. Pragmatiques et intelligents, les Américains ont vite trouvé la solution : mettre la main sur l’énergie (pétrole et gaz) et contrôler les mers et les océans, et leurs détroits pour réguler la circulation des montagnes de richesses. Avec Trump, on a vite deviné ses plans : faire des visites armées au Venezuela, en Iran et même au Groenland, et s’y installer. En bon biznessman et anglo-saxon, il a appris que l’empire britannique est devenu le premier empire du monde en contrôlant toutes les mers, en finançant toutes ses expéditions, en payant ses marins avec les capitaux anglo-saxons et protestants pour lesquels l’argent a une bonne odeur.
Les Etats-Unis oseront-ils envahir le Venezuela, s’emparer du Groenland et attaquer l’Iran ?
Après l’opération des forces spéciales, Trump va-t-il réussir son objectif consistant à transformer le Venezuela en protectorat, notion «modernisée» de la colonisation ? Il y a d’abord ces Américains qui manifestent dans les villes, auxquels il faut ajouter leurs représentants dans l’appareil d’Etat. Mais l’obstacle majeur, c’est le peuple vénézuélien et une politique intelligente à laquelle peuvent adhérer des classes sociales attachées par patriotisme à l’histoire de leur pays. Du reste, Trump et, surtout, ses conseillers ont compris qu’il valait mieux gérer le pétrole à distance en s’appuyant sur les sociétés pétrolières américaines et en vendant le pétrole. Mais arriveront-ils à marginaliser les Vénézuéliens chez eux par la menace et la corruption ? Croire qu’ils pourraient obliger les techniciens chinois dans les champs de pétrole à exécuter les ordres des Américains, c’est faire preuve d’un optimisme enfantin. Quant aux ouvriers vénézuéliens qui constituent la base sociale du chavisme, Trump peut toujours croire à la magie des mots à travers son slogan «je veux donc je prends et les ouvriers obéiront». Bref, la partie est loin d’être finie.
Quant à l’Iran que Trump ne cesse de menacer avec l’appui de son ami Netanyahou, ces deux amis ont intérêt à bien calculer le risque de leur «audace» car, à lire les déclarations de Khamenei et celles des généraux iraniens, il ne fait aucun doute qu’ils sont préparés. Et pour Trump et Netanyahou, leur faire la guerre ne sera pas une petite promenade de dimanche. Outre les problèmes internes nombreux et aigus, Netanyahou fait face à la situation à Gaza, au Liban-sud et en Syrie. S’il pense résoudre ces nombreux et complexes problèmes militaires, politiques et diplomatiques en attaquant l’Iran, c’est le contraire qui arrivera. Dans ce Moyen-Orient en ébullition, les grandes puissances sont présentes, des pays comme la Turquie et l’Arabie Saoudite ont des intérêts et comptent les défendre. Dans l’histoire et dans l’art de la guerre, un gain tactique, aussi génial soit-il mais contraire à la cohérence de la stratégie militaire et la cohésion des forces politiques, mène à l’impasse et au bout attend le poison de la défaite.
Conclusion. Jamais on n’a vu un chef d’Etat comme Trump tenir le rôle de rédacteur en chef de la presse mondiale. Certes, la désinformation a toujours été une arme. Mais l’art de la guerre ne peut se faire détrôner et la fabrique du mensonge finira par être vaincue. De nos jours, les réseaux sociaux et le poids des opinions ont poussé la politique à intégrer l’information dans l’agenda des chefs d’Etat au même titre que la stratégie militaire et la diplomatie. On le voit avec Trump qui a transformé son bureau ovale en bureau de presse, où il tient chaque jour une conférence. Plus sobre et moins présent, Poutine intervient pour exposer sa politique mais aussi pour contrer et contenir la marée noire de la presse occidentale, où le mensonge grossier le dispute à l’ignorance culturelle et historique et étranger à l’âme et aux aspirations des peuples.
Les béquilles sur lesquelles cette presse s’appuie, ce sont ses mantras préférés, celui du «PIB russe équivalant à celui de l’Espagne», et celui de la «faiblesse de l’avancée de l’armée russe à qui il faut 80 ans pour conquérir l’Ukraine». Sauf que ces béquilles sont mitées et sentent la naphtaline. En revanche, cette presse évite soigneusement d’expliquer pourquoi le «perdant» Poutine impose son plan de paix connue de tous pendant que le téméraire et vainqueur chef de guerre ukrainien a pris pension à Washington au plus près de la Maison-Blanche pour mendier la paix.
Les historiens de demain ne travailleront pas sur les articles de cette presse dite grande car, avec l’usure du temps, leurs analyses ressembleront à celles des rédactions de philosophie d’élèves de lycée, pour paraphraser Jean-Paul Sartre, en parlant d’Albert Camus.
A. A.




La chute de Nicolás Maduro était programmée.
Il faut préciser que Maduro a subi une trahison au sein de l’armée du Vénézuéla!
Il s’agit d’un Général qui a été arrêté. Il faudra débusquer toutes les complicités au sein de l’armée et la société civile et les mettre hors d’état de nuire!
Rien ne peut se faire sans une main intérieure complice, traîtresse! C’est valable dans tous les pays.
En Algérie (et en Afrique) , il faut avouer que la France garde, discrètement, une certaine influence, perpétuée par ceux que l’analyste Ahmed Bensaada nomme, dans un de ses livres, de « néo-colonisé du 21ème siècle… complètement phagocyté par la bien-pensante occidentale…» et aussi “d’informateurs indigènes”. Ce sont des serviteurs encore tapis dans nos institutions qui ne cessent de nuire, saboter, informer et aider les ex puissances coloniales, en particulier la France, pour maintenir leur hégémonie.
Nos services doivent les surveiller. Ils ont des postes de responsabilité, voire de « hauts » postes. Les exemples de traîtres ne manquent pas tels Bouchouareb (ex ministre), Sansal (ex PDG), Daoud etc.
Tant que nos décideurs continuent de croire en la possibilité d’établir de « bonnes relations » avec cette France de voyous et d’escrocs, on ne s’en sortira pas! Toutes les tentatives des dirigeants Français de « rétablir » ces relations sous des qualificatifs mielleux ou enjôleurs ne sont que tromperies destinées à mieux divertir. Ce ne sont que des changements de tactiques. Ils continueront leur projet déstabilisateur aidés de leurs agents algériens.
Nos services doivent débusquer les traîtres et les mettre hors d’état de nuire !
Nos lois, jusque-là, en la matière, indulgentes, doivent être révisées pour devenir suffisamment sévères afin d’éliminer de l’esprit toute notion de trahison !
Entre Très Grande Parenthèse :
REZA PAVLAVI se prépare à prendre le pouvoir en IRAN car ces alliés présents en Iran font tout leurs possible par le biais des :
» Manifestants »
Comme le dit si bien notre commentateur habitué : moralité de l Histoire
En stratégie, il faut savoir anticiper le coup d’après tout en envisageant une parade au cas où un événement particulier viendrait contrecarrer l’action mise en œuvre. Ce n’est pas une mince affaire !
L’ opération humanitaire accompagnée de la force militaire en Somalie qui fut un échec et un fiasco pour les USA et son Pentagone n a rien à voir avec ce qu il s est passé au Venezuela et la fausse capture de son président Maduro en exercice , non non ils l ont ni capturé ni enlever, comme vous l aviez dit AP sur l un de vos articles au départ de cette grosse arnaque, la garde prétorienne ( armée vénézuélienne) leur a bien donné leur président. 50 millions de dollars qu un haut gradé pourri va endosser avec ces copains, lui seul prendra 15 millions de dollars c est pas rien et ke reste pour les autres. Le silence et le manque de réaction de la part des chinois et des russes montrent aussi à quels points ils sont mouillés avec Trump et son administration. Ils ont du négocier bcp de choses ces 3 grds fdp je vous ai dit c est les pires, je t emmerde pas à Taiwan ni en Ukraine juste je fais semblant et vous m emmerdez pas là où je fais mes affaires a écrit l entité sioniste, le Venezuela l’Iran surement et le Groenland prochainement, les russes et les chinois dont prêt à abandonner et se taire sur le Venezuela l Iran ou autres tant qu ils y trouvent leurs bénéfices, je pense aussi que l UE a besoin des USA et vis versa mais Trump déteste les européens et compte bien leur faire à l envers à ces larbins féroces, ça aussi ça viens de vous AP oui c’est bien vous aussi qui les avait nommés ainsi sur un autre article. Ils font juste semblant de se dénoncer les uns les autres ces grd fdp qui tiennent le monde et sont entrain de se le partager incognito tt en montrant aux autres qu ils se font une guerre féroces économique et autres, il en est rien.