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Le Sahara Occidental selon Washington : quand la propagande devient une politique de sécurité

Une contribution de Mohamed Elbaikam – A Washington, les conflits lointains non résolus peuvent facilement devenir de simples dossiers sur une carte de sécurité nationale. Mais lorsque ces conflits sont interprétés uniquement à travers le langage de la sécurité, des investissements, des alliances et de la compétition géopolitique, le risque est que le récit politique remplace la réalité juridique. Le Sahara Occidental constitue l’un de ces tests : la politique américaine abordera-t-elle ce différend comme une question non résolue d’autodétermination, ou permettra-t-elle à certains cercles d’en faire un dossier de pression sécuritaire et économique servant le récit d’une seule partie ?

Le Sahara Occidental n’est pas un simple différend frontalier. Il figure toujours sur la liste des Nations unies des territoires non autonomes. La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) a été créée en 1991 en vertu de la résolution 690 du Conseil de sécurité dans le cadre d’un processus lié au cessez-le-feu et à l’autodétermination. Il ne s’agit pas de simples détails historiques ; ils constituent le fondement juridique qui ne peut être effacé par un changement de langage politique.

L’avis consultatif rendu en 1975 par la Cour internationale de Justice n’a pas accordé la souveraineté du territoire au Maroc. Au contraire, la Cour a estimé que les éléments qui lui avaient été présentés n’établissaient pas de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara Occidental. Toute lecture responsable du conflit doit donc partir de ce constat : au cœur du problème juridique se trouve un peuple qui n’a pas encore pleinement exercé son droit à l’autodétermination.

Depuis la proclamation du 10 décembre 2020 de l’administration Trump reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental et soutenant une autonomie sous souveraineté marocaine, le dossier est entré dans une nouvelle phase américaine. Cette proclamation constituait un acte officiel qui ne peut être ignoré. Mais elle n’efface pas le fait qu’en droit international et dans les archives des Nations unies, le conflit demeure non résolu. Elle ne signifie pas non plus nécessairement que cette orientation reflète une évaluation institutionnelle profonde et durable des intérêts américains. A certains égards, elle peut également refléter l’influence de réseaux de lobbying, d’intérêts privés et d’acteurs politiques proches du récit privilégié par le Maroc.

La critique formulée ici ne vise ni les Etats-Unis en tant que pays, ni le peuple américain, ni les traditions de la diplomatie américaine lorsqu’elles fonctionnent à travers le droit et les institutions. La préoccupation concerne plutôt un canal d’influence à Washington qui pourrait confondre les intérêts américains avec ceux d’un gouvernement allié. Le Maroc est un partenaire important des Etats-Unis, mais le partenariat ne signifie pas que le récit de Rabat doive devenir l’unique vérité de Washington. Une politique sérieuse distingue la coopération avec un allié de l’adoption de la position de cet allié dans un différend juridique non résolu.

Pour cette raison, les Etats-Unis, en tant que grande nation dont le langage politique et juridique repose sur la liberté, l’Etat de droit et les droits humains, ne devraient pas être utilisés par des groupes de pression ou des intérêts privés pour justifier des politiques les plaçant en contradiction avec le droit international et avec les valeurs qu’ils prétendent défendre. La force de l’Amérique ne réside pas seulement dans ses alliances ou son influence mondiale, mais aussi dans sa capacité à distinguer les véritables intérêts stratégiques des agendas étroits cherchant à utiliser son nom et ses institutions au profit d’une seule partie dans un conflit non résolu. Impliquer Washington dans des politiques faisant pression sur un peuple qui n’a pas encore exercé son droit à l’autodétermination ne sert pas les intérêts américains à long terme ; cela affaiblit la crédibilité juridique et morale des Etats-Unis.

Dans ce contexte, le projet de loi présenté par certains sénateurs américains concernant le Front Polisario dépasse l’enjeu immédiat de son avenir législatif. Le problème plus profond ne réside pas seulement dans le texte juridique lui-même, mais dans la fonction politique que de telles initiatives peuvent remplir : transformer l’accusation sécuritaire en outil de pression à Washington afin de pousser le Front Polisario et le peuple sahraoui à accepter le plan d’autonomie marocain, non pas à travers un débat juridique équilibré sur l’autodétermination, mais en augmentant les coûts politiques et sécuritaires du refus. Le bureau du sénateur Ted Cruz a annoncé un projet de loi visant le Front Polisario à travers un processus conditionnel de désignation sécuritaire, faisant de cette initiative une partie d’un débat plus large sur l’utilisation du langage sécuritaire dans un dossier juridique toujours non résolu.

Ce glissement est dangereux, car il déplace une question d’autodétermination vers le terrain de l’accusation sécuritaire avant qu’il n’y ait eu une compréhension indépendante et objective du conflit, de la société et de la région. Plus inquiétant encore, les outils de pression peuvent être construits à partir de propagande, d’exagérations et de soupçons non vérifiés, dans le but d’affaiblir les Sahraouis face à leurs revendications juridiques légitimes. Lorsque le récit sécuritaire remplace l’analyse objective, et lorsque le soupçon devient un instrument politique, Washington risque non seulement d’affaiblir un peuple disposant de moyens de pression limités ; il risque également d’affaiblir la qualité de sa propre analyse sécuritaire en Afrique du Nord et au Sahel.

Le peuple sahraoui ne doit pas être perçu comme une menace sécuritaire fabriquée. Il s’agit d’un peuple porteur d’une cause politique et juridique non résolue. Il est vrai que le conflit a connu une période de guerre avant le cessez-le-feu de 1991. Mais le mouvement national sahraoui n’a jamais été historiquement connu comme un projet idéologique transnational, ni comme un mouvement cherchant à exporter la violence au-delà de son propre terrain. La revendication centrale des Sahraouis est restée liée à une demande précise : permettre au peuple du Sahara occidental de déterminer librement son avenir politique.

Cette distinction est importante pour l’analyse sécuritaire américaine. Au Sahel et en Afrique du Nord, où les rumeurs se mêlent aux intérêts, la propagande aux rapports et les frontières aux identités, un peuple entier ne doit pas être réduit à une image sécuritaire produite par ses adversaires. Une analyse sécuritaire sérieuse commence par des questions fondamentales : qui produit l’information ? Qui bénéficie de sa diffusion ? Est-elle vérifiée ? Explique-t-elle la réalité telle qu’elle est, ou fabrique-t-elle une réalité politique servant une seule partie ?

Il existe également une réalité sociale que toute analyse sérieuse américaine ou européenne devrait prendre en compte. Le peuple sahraoui n’est pas une île humaine isolée. Il fait partie d’un espace social et culturel hassani-saharien plus vaste, avec des prolongements linguistiques, culturels et sociaux en Mauritanie, dans le sud du Maroc, dans le sud de l’Algérie et des liens historiques avec les espaces sahéliens, notamment le nord du Mali et le Niger. Cette géographie sociale plus large n’efface pas le statut juridique distinct du Sahara Occidental. Mais elle signifie que toute solution imposée ou injuste ne restera pas confinée au territoire.

Dans de telles régions, les solutions politiques et juridiques sont aussi des solutions sécuritaires à long terme. Lorsqu’un peuple disposant de vastes prolongements sociaux se voit refuser un règlement respectant sa dignité et ses droits, l’instabilité ne reste pas locale. Avec le temps, elle devient une question régionale. La société sahraouie, dans son expérience sociale, ne s’est pas définie par une hostilité ethnique ou raciale envers son environnement. Elle a historiquement vécu dans un vaste espace de mobilité, de liens sociaux, de médiation, de mémoire et d’interaction avec des environnements divers. Ces caractéristiques doivent être comprises comme des facteurs de stabilité, et non comme des faiblesses.

La dimension économique rend la question encore plus sensible. Lorsque les entreprises et les investisseurs sont encouragés à considérer le Sahara Occidental comme un territoire ouvert à l’investissement sous l’autorité du statu quo, l’investissement devient un outil politique et non une activité économique neutre. En septembre 2025, Reuters rapportait que le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau avait déclaré que Washington soutiendrait les entreprises américaines cherchant à investir et à opérer dans «tout le Maroc, y compris le Sahara Occidental», tandis que le Maroc poursuit le développement de projets d’infrastructure, d’énergie et de ports dans le territoire.

Pourtant, ce langage économique dissimule une question juridique et éthique plus profonde : ces investissements deviennent-ils des outils de consolidation du statu quo et une structure pratique d’exploitation des ressources du territoire sans le consentement clair du peuple sahraoui et sans qu’il bénéficie équitablement de ces ressources ? Le développement n’est pas légitime simplement parce qu’il porte le nom d’investissement. Il devient légitime lorsqu’il repose sur le consentement, la transparence et le respect du statut juridique du territoire.

Les entreprises étrangères, y compris américaines et européennes, devraient comprendre qu’opérer dans un territoire de conflit juridiquement non résolu n’est pas une décision commerciale ordinaire. Le Sahara Occidental n’est pas un marché ouvert sans peuple, sans mémoire ni droits. C’est un territoire dont le statut final demeure non résolu, et dont le peuple est divisé depuis des décennies entre ceux vivant dans des camps de réfugiés et ceux vivant à l’intérieur du territoire sous une pression sécuritaire, économique et politique continue. La société civile sahraouie, les organisations de défense des droits humains et les groupes de surveillance des ressources naturelles chercheront donc à utiliser des outils juridiques légitimes, en Europe, aux Etats-Unis et dans les forums internationaux, pour contester toute implication économique profitant des ressources d’un territoire dont le peuple n’a pas exprimé un consentement libre et clair.

La Cour de justice de l’Union européenne a confirmé, en octobre 2024, que l’application des accords UE-Maroc au Sahara Occidental nécessitait le consentement du peuple du Sahara Occidental, et que ce consentement n’avait pas été donné dans les accords concernés. La Cour a également précisé que consulter la population présente sur le territoire ne suffisait pas, à elle seule, à établir le consentement du peuple du Sahara Occidental. Ce principe dépasse le cadre européen, car il relie les ressources au consentement, le développement à la légitimité et l’économie au droit.

Le plus grand danger, par conséquent, n’est pas que Washington puisse être en désaccord avec les Sahraouis. Le danger est que Washington fonde ce désaccord sur des récits déséquilibrés, des pressions de lobbying ou des classifications sécuritaires avant même de vérifier les faits. La politique américaine peut être amicale envers le Maroc sans devenir un instrument du récit marocain. Elle peut rechercher la stabilité sans vider l’autodétermination de son sens.

Le Sahara Occidental n’est pas seulement un test de slogans ; c’est un test de qualité analytique. Washington peut-il voir au-delà d’un récit préfabriqué ? Le Congrès peut-il distinguer entre une véritable question de sécurité et l’utilisation de la sécurité comme outil de pression ? L’Europe et les États-Unis peuvent-ils parler de l’État de droit lorsque celui-ci devient gênant pour un partenaire proche ?

En fin de compte, Washington n’a pas besoin d’adopter un discours sahraoui pour être équitable. Il lui suffit de rester fidèle à sa propre logique déclarée : le droit, la précision, la vérification et l’intérêt à long terme. Lorsqu’il s’agit du Sahara Occidental, ces principes conduisent à une conclusion claire : la propagande ne doit pas devenir une politique de sécurité ; l’investissement ne doit pas devenir un substitut au consentement ; et le partenariat avec un État allié ne doit pas devenir un mandat permettant de modifier la nature juridique d’un conflit que le peuple concerné n’a pas encore résolu.

M. E.

Porte-parole des associations du secteur de la pêche et de l’agriculture au Sahara Occidental.

10 Commentaires

  1. OK vous êtes bien naïf !
    « Moral » « Droit » etc …
    Il vous suffit de voir les USA soutenant l’entité sioniste sans que l’ONU et ses membres permanents ne lèvent le moindre petit doigt.
    Attendre des USA qui attaque l’Iran en collaboration avec l’entité sioniste qu’ils respectent le droit vous rêvez !
    Je renvoie encore une ÉNIÈME fois à John Bolton le 20/12/2020 : « il serait pleinement justifié que le POLISARIO retourne sur le champ de bataille ».
    Le POLISARIO se doit d’attaquer la narco-terroriste-pédophile-monarchie partout sur son territoire et pas qu’au Sahara Occidental et y compris les entreprises étrangères établies en RASD qui pillent ses richesses !!
    La victoire est au bout du fusil.
    FREE NAÂMA ASFARI
    FREE WESTERN SAHARA
    Cessez d’attendre quoi que ce soit du droit international….pour reprendre Sayyed Hassan Nasrallah Allah yrahmou si on avait attendu les résolutions de l’ONU numéro tant et tant le Sud Liban n’aurait jamais été libéré de l’occupation par l’entité sioniste.
    Redescendez sur terre, sauf votre respect.

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  2. Très bonne tribune , mais a part l’Algérie que font les alliés de l’Algérie ?
    Pourquoi le président TEBBOUNE ne hausse pas le ton lorsque le sénateur du Texas Ted CRUZ , qui ne sait même pas ou se trouve le Maroc , veut lister le Polisario comme terroriste alors que le terroriste c’est lui et TRUMP , et ces Américains qui connaissent le Maroc y vont ou s’installe pour pouvoir s’encanailler avec les Marocaines qu’on élève pour ce métier dont elles sont experte et cela malgré elle .
    Il n’y a pas de temps a perdre des initiatives fortes doivent être prisent les Sahraouis ont trop souffert .
    CHINE , RUSSIE , doivent clairement donner leur orientation ainsi que les Africains ( sanctionner les pays Africains corrompu par le Maroc )
    LE PEUPLE SAHRAOUI EST LIBRE ET INDEPENDANT
    VIVE LE SAHARA OCCIDENTAL

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    • Pour une indépendance reconnu dans le monde.
      Seule les armes doit parler,le narcotrafiquant a 5 milliards perdu dans cette guerre je pense que si l entité sioniste ne serait pas entrain d envahir le boursbir le polisario serait libre inchallah

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  3. L’interprétation des états-unis de la résolution des conflits étant illusoire, les sahraouis ne doivent rien attendre d’eux sous administration trumpienne. Ceux qui bafouent allègrement le droit international et qui font fi de la justice ne pouvant apporter, par définition, une solution juste et équitable à un problème. Dans l’affaire du Sahara Occidental, on ne peut faire tout en ignorant la réalité des faits. C’est impossible. Ne prendre uniquement en compte que la partie marocaine qui n’a comme réponse que son habituelle fuite en avant si caractéristique. Le régime de rabat qui a maintenu le statu quo durant toutes ces décennies pour laisser pourrir la situation. La rendre inextricable. Il faut aussi prendre en considération la partie sahraouie. Le passage en force ne pourra rien régler. Au contraire. Tenir compte de sa demande en la laissant s’exprimer. La mise en place d’un référendum d’autodétermination sous l’égide des Nations Unies. Dans ce dossier, la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne pouvant être ignorée indéfiniment.

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  4. Le seul moyen pour les sarahouis c’est la guerre, il faut taper les sociétés étrangères pour se faire connaître.

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    • Oui je suis entièrement d’accord avec toi , c’est exactement ce que font des associations juives aux USA , elle n’hésite pas a leur adresser un courrier et les menacer ; ainsi ce que tu dit est pertinent mais deux précisions :
      -des associations de ce type dans les pays Arabes n’existe pas et ne seront pas toléré
      -le monde Arabe n’existe pas
      Mais je te le redit c’est absolument une bonne initiative et en particulier la BPI France qui a autoriser en 2024 a financer des projets pour des ressources en engrais agricole ,ainsi que les Pays bas ( la Hollande ) pour un port en eau profonde …etc
      Voila donc un Sahara non pas Marocain mais faire des Sahraouis des esclaves pour l’Occident .

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    • L’union Africaine est en partie corrompu par le Maroc ,et les USA et l’EUROPE n’hésite pas a intervenir .
      Rappelez vous l’ancien président qui voulait faire d’Israël un pays observateur , vous en rappelez .
      Peu a peu cette organisation est moins naïve , il faut donc attendre le bon moment ; mais il viendra .

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  5. Pourquoi nous Algeriens n avos pas de lobby aux USA!?
    Pourtant pas mal de majors US dans les hydrocarbures font des affaires tres juteuses chez nous.
    Que fait notre diplomatie economique!?
    Sommes nous trop integres, pour ne pas melanger Diplomatie et economie!?
    Chaque pays use de ses leviers economiques pour influencer les politiques d autres pays.
    Pourquoi exxon, chevron et occidental etc…n usent pas de leur influence aupres du governement US pour l orienter dans le sens que l on veut!?
    Le Maroc est-il plus riche que l Algerie!?
    Cela ne dispense pas evidemment le polisario de meiner avec la Diplomatie et surtout les armes pour se faire endendre.

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  6. L EXPOSÉ est CLAIR , Fondé, Judicieusement Cohérent , Juridiquement Irréfragable , Sauf que ……..
    Sauf que ceux sensés l. ENTENDRE sont INCULTES , IGNORANTS , CUPIDES , RACISTES , PSYCHOPATHES , qui plus est sont CORROMPUS JUSQU A L ‘ OS par la Secte Nazisioniste qui TIENT les DIRIGEANTS de l OCCIDENT par les ……………FESSES et autres Joyeusetés !
    Cette Attitude n est pas nouvelle . Elle a pu être « Florentine » sous le règne des prédécesseurs du Donald l Excité du bulbe .
    Avec ce Clown doublé d un ARRIVISTE PERVERS rejeté par lEstablishment Yankee mais ACHETÉ par la Secte pour plus de 600 millions de $ pour Exécuter les Plans en Palestine Occupée et en Iran , il n y a qu un seul Langage qui Vaille : la VIOLENCE LÉGITIME D UN PEUPLE en LUTTE POUR SON INDÉPENDANCE et sa DIGNITÉ …..Les Événements récents dans le Golf Persique ont rappelé cet AXIOME .

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