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Carnaval fi dechra

Par M. Aït Amara – L’inauguration d’un salon de jeux électroniques par le prince héritier du Maroc a eu l’effet d’un bug dans la matrice collective marocaine. Rien de dramatique en apparence. Des écrans qui clignotent, des manettes neuves, des jeunes ravis. Sauf que, dehors, beaucoup ont eu l’impression que le décor avait été monté un peu loin de la réalité.

En effet, pendant que les pixels s’illuminent, les Marocains, eux, voient surtout leurs écrans de vie afficher des messages moins ludiques : misère, dictature, déni de droit, expropriations manu militari, invasion israélienne en catimini, et cette impression tenace que le niveau «difficulté» du quotidien est bloqué sur hard mode sans option «pause».

Sur les réseaux, l’ironie a fait ce qu’elle sait faire de mieux : transformer une inauguration en métaphore nationale. On a parlé d’un pays où on débloque des consoles avant de débloquer des solutions, où les manettes arrivent avant les mesures sociales. Bref, une sorte de mise à jour priorisant le divertissement, pendant que le système d’exploitation social réclame désespérément un patch.

Et forcément, les mémoires cinéphiles ont ressurgi. Certains ont évoqué l’inoubliable chef-d’œuvre algérien Carnaval fi dechra, réalisé il y a près de quarante ans, où l’absurde devient une langue politique. Des autorités qui multiplient les festivités et les espaces de loisirs pendant que le pays perdait ses fondations sans que personne ne retirât la prise du micro.

La comparaison, évidemment, est ironique, presque trop parfaite pour être honnête. Comme si l’histoire du Maroc avait installé un mode «replay satirique», rejouant la même scène : rubans coupés, discours inauguraux, et population qui regarde, mi-amusée mi-fatiguée, en se demandant si quelqu’un a lu le manuel d’utilisation du pays.

Pendant ce temps, le salon de jeux tourne à plein régime. Les avatars s’affrontent, les scores montent, et dans le fond, une question persiste : est-ce que, dans le Maroc exsangue de Mohammed VI et André Azoulay, on a pris le décor pour la réalité ?

M. A.-A.

9 Commentaires

  1. Le plus Dangereux n’est pas le Crocodile qu’on voit, mais le BABOUIN qu’on croit apprivoisé.

    Assez de laxisme ! Depuis des décennies, les autorités tolèrent sur notre sol la présence de plus de 1,2 million de Bousbiriens clandestins impliqués dans des activités graves : espionnage, sabotage, faux-monnayage, falsification de documents officiels, incendies criminels, usurpation d’identité.

    Soutenus par la complicité active des SNP bousbiriens-sansalistes, ils constituent un réseau subversif au service de la DGED et de la DGST, voué à semer le chaos, attiser les divisions et miner les fondements mêmes de notre nation. Chaque jour passé sur notre sol renforce une menace grandissante contre notre stabilité et notre sécurité.

    Partout dans nos 69 wilayas, ils répandent maladies et fléaux à la Bousbir, drogues et psychotropes, ciblant notre jeunesse pour corrompre son esprit, briser ses rêves et détourner ses valeurs. Leur présence menace la sécurité nationale, fragilise la cohésion sociale, détruit notre tissu social et ouvre la porte à des infiltrations dans nos institutions. Chaque ville, chaque village, chaque foyer est exposé à ce mal insidieux.

    Malgré nos demandes répétées, les Bousbiriens sont non seulement toujours présents sur notre sol, mais leur nombre continue également d’augmenter de façon alarmante. Cette présence bousbirienne met en péril la sécurité nationale, compromet l’avenir de notre jeunesse et fragilise le tissu social. Chaque jour de silence et d’inaction constitue une négligence intolérable envers le peuple. Le danger est déjà parmi nous — invisible, insidieux et implacable — et rien ne semble réellement capable de l’arrêter tant qu’ils demeurent sur notre sol.

    Nous continuons néanmoins à faire pleinement confiance à nos autorités pour qu’elles interviennent rapidement et avec fermeté afin de procéder à leur expulsion. vers Bousbir, auprès de leur roitelet Moh el Rondilla.

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  2. Comparaison n’est pas raison, dit le proverbe. Pourtant dans ce cas précis, on est bien obligé de reconnaître qu’elle est raisonnable. Les avatars s’agitent et les danseuses du ventre. Pour ceux qui ont les références. Et de la réflexion.
    Cui cui 😂

    Reductio ad absurdum.

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    • Le chantage dans la forêt. Et les chenilles processionnaires : le danger mortel pour le chien. Ses maîtres sont prévenus.
      Et le carnaval des ridicules. Quel charivari! Pour ceux qui n’ont pas compris, il faut savoir garder raison.

      « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. » / La Fontaine.

      Une morale à méditer.

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  3. Moi j’ai toujours pensé que ces jeux électroniques qui finissent par posséder la cervelle de nos jeunes ne font que détourner leur attention de ce qui compte le plus: leurs études. De mon temps, ce qui comptait vraiment c’étaient les bordas qu’on exhibaient fièrement dans nos poches arrières même quand les autres nous moquaient. Ils nous ont permis d’être là on l’on est, où on était pour ceux qui ont déjà pris une retraite bien méritée, et pour certains que j’admire dans les plus hauts postes tels qu’au sein de la fameuse NASA. On avait aussi les salles de baby-foot de notre temps mais ceux qui s’y étaient adonnés ne sont pas allés très loin dans leurs études.

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    • Tout à fait d’accord. Les livres seuls instruisent. On ne peut tous les acheter, mais les bibliothèques, gratuites, permettent de compenser cet impossibilité. Et ceci dans tous les pays du monde. J’ai du encore revenir sur l’Histoire du Caftan ! L’étymologie de ce mot ! C’est affligeant. Si on connaît et l’Histoire de ce vêtement et son étymologie, on est CAPABLE de REPONDRE AVEC FERMETE aux voisins de l’Ouest.

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  4. C’est la décadence de cette dynastie de roitelets et de ce régime en déliquescence qui sont encore sous la coupe de la France! Pendant que lui joue, son peuple boit la lie de la pauvreté et du dénuement le plus total! Vraiment, dans cet état en carton, le système des valeurs est à revoir de la cave au plancher!

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  5. EXCELLENT TITRE..& ANALYSE! Beni soit Alilet (?) pour cet IMMENSE HERITAGE á DZ et Sciences Politiques au sens propre du mot! Mamam (RFI) est AUSSI 1 VRAI EXPERT car SEUL LUI dit la VERITE.

    Les AUTRES « Analystes, Experts, Chercheurs, Specialistes » font le contraire! Ils CACHENT, DEFORMENT & COMPLIQUENT « La Simple Verite » POUR MENTIR et OBEIR au Kaiser-Emir-Sultan OU le Tresorier qui paie á la FIN!

    Les Khorafat de nos Ainés, les Animaux de La Fontaine et « La 1ere Victime de la Guerre est la VERITE » d´Eschyle sont aussi des EXPERTS qui « Speak the Truth »/El Haq!

    Exemple! Fukuyama-La Science voit « Salvador » en « Menace á la Democratie Liberale ». Comme les Legions de « Sachant » qui de TOUT & TOUS dissertent sans 1 seule fois le MOT: « Israel »!

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