Par Abdelkader S. – Des villages himalayens à la Thaïlande du Maghreb, plusieurs destinations prisées des soldats israéliens démobilisés se retrouvent aujourd’hui au centre d’un débat politique et moral de plus en plus vif. Alors que les opérations génocidaires et les agressions militaires menées par Israël à Gaza, au Liban et en Iran ont suscité une vague mondiale de condamnations, la présence d’anciens militaires israéliens au Maroc et désormais en Inde alimente des tensions dans ces deux pays qui entretiennent des relations de soumission avec l’entité sioniste.
Dans l’Etat indien de le Himachal Pradesh, notamment dans les localités de Dharamkot et Dharamshala, de jeunes Israéliens choisissent l’Inde comme destination privilégiée après leur service militaire obligatoire. Ce voyage, surnommé le «Hummus Trail», est devenu un véritable rite de passage pour de nombreux anciens soldats impliqués dans les massacres en quête d’hédonisme.
Certains quartiers se sont adaptés à cette clientèle particulière : enseignes en hébreu, restaurants servant une cuisine israélienne, hébergements spécialisés et réseaux communautaires bien implantés. Cette présence est telle que certains habitants évoquent l’existence de véritables «mini-Israël» au cœur de l’Himalaya indien.
Les citoyens de ces localités dénoncent une forme d’entre-soi culturel. Les critiques se sont intensifiées depuis le déclenchement du génocide à Gaza en octobre 2023. Plusieurs militants indiens favorables à la cause palestinienne affirment avoir été victimes de campagnes de cyber-harcèlement après avoir dénoncé la présence de militaires ou d’anciens combattants israéliens dans la région. Certains témoignages évoquent également des pressions sociales et policières visant à décourager toute expression publique de solidarité avec les Palestiniens.
Le contexte politique joue un rôle déterminant. Sous le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi, les relations entre l’Inde et Israël se sont considérablement renforcées, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et des technologies. Cette proximité contribue à faire de l’Inde un espace accueillant pour les ressortissants israéliens, y compris ceux ayant récemment quitté l’armée, après de «loyaux services» faits de massacres et de crimes de guerre.
A plusieurs milliers de kilomètres de là, à nos frontières ouest, le Maroc connaît un scandale comparable. Depuis la normalisation des relations entre le makhzen et le régime nazi de Tel-Aviv dans le cadre des Accords d’Abraham de 2020, des milliers de visiteurs spéciaux israéliens, encadrés par le Mossad, se rendent désormais chaque année dans le royaume de la drogue et de la pédophilie, attirés par la prostitution bon marché.
Au cours des derniers mois, plusieurs organisations de soutien à la Palestine ont dénoncé la venue au Maroc de ces criminels israéliens en permission ou récemment démobilisés. Des photographies et vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrant des militaires israéliens en vacances à Marrakech, Essaouira ou Agadir ont provoqué une vive émotion au sein d’une partie de l’opinion publique marocaine, sans que leur dénonciation n’y change quoi que ce soit.
Des associations et des militants ont estimé qu’il était inacceptable que des individus ayant participé aux massacres à Gaza puissent séjourner librement dans le royaume alors que les images de destructions et de victimes civiles continuaient de susciter l’indignation dans le monde arabe. Ces contestataires, qui ont appelé les autorités marocaines à examiner de plus près le profil de certains visiteurs israéliens ou à coopérer avec les mécanismes internationaux chargés d’enquêter sur d’éventuelles violations du droit international humanitaire, ne s’opposent cependant pas à la honteuse normalisation avec Israël.
Face à ces critiques, le Makhzen, inféodé à Israël et à son vassal du Golfe, les Emirats arabes unis, dont le président se trouve actuellement à Rabat, a fait la sourde oreille, maintenant, voire renforçant sa ligne diplomatique fondée sur la poursuite de la normalisation avec l’Etat hébreu, tout en feignant «réaffirmer» son soutien à la cause palestinienne. Une hypocrisie devenue de plus en plus difficile à tenir à mesure que les massacres se poursuivent à Gaza et que les agressions contre le Liban s’intensifient.
A. S.



Nous sommes en train d’assister à un tournant de l’histoire.
Rien d’anormal,un état musulman soi-disant dirigé par un roi arc-en-ciel,sa société ne peut-être qu’à son image,dépravation de haut en bas.