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Législatives : 35 partis, une alliance et 131 listes indépendantes en lice pour 407 sièges

La course aux élections législatives s’annonce particulièrement disputée. Au total, 35 partis politiques, une alliance et 131 listes indépendantes briguent les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), dont 12 réservés à la communauté nationale établie à l’étranger.

Selon une analyse chiffrée élaborée par nos confrères d’El-Khabar, le Front de libération nationale (FLN) et le Front El-Moustakbal sont les formations les plus présentes sur le territoire, avec des candidatures dans 74 circonscriptions électorales sur 77. Ils sont suivis par le Rassemblement national démocratique (RND), qui présente 72 listes, puis par le Mouvement El-Bina et le Mouvement de la société pour la paix (MSP), avec 68 listes chacun.

Le parti Sawt Echaab arrive ensuite avec 54 listes, devant le parti El-Karama (28 listes), le Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ) (27 listes) et le Parti des travailleurs (PT), qui aligne 26 listes.

Le Front des forces socialistes (FFS), de retour dans la compétition pour les sièges de l’APN, est présent dans 23 circonscriptions, à égalité avec le parti El-Fadjr El-Jadid. Viennent ensuite le Front de la liberté et de la justice avec 19 listes, le Front pour la justice et le développement (12 listes), puis le Mouvement Ennahda et Jil Jadid, qui présentent 11 listes chacun.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), également de retour dans la course, se contente de 7 listes, derrière le Front de la bonne gouvernance (10 listes) et le Front de l’Algérie nouvelle (9 listes). Trois formations – l’Alliance nationale républicaine, le Front de lutte nationale et Talaie El-Hourriyet – participent chacune avec 6 listes, tandis que le Mouvement du renouveau et du développement en compte 5 et le Mouvement de la jeunesse algérienne 4. Enfin, le Front des citoyens libres, Renouveau algérien et le Médiateur politique présentent 3 listes chacun.

Deux partis, le Mouvement de l’entente nationale et le Mouvement national des travailleurs algériens, ont obtenu l’acceptation de deux listes chacun. D’autres formations, ainsi que deux alliances partisanes, ne participent qu’à travers une seule liste, dont certaines dans la circonscription de l’étranger.

Toujours selon l’analyse d’El-Khabar, au moins 12 partis politiques n’ont pas pu prendre part au scrutin, parmi lesquels le Mouvement de la réforme nationale et le Front national algérien, en raison notamment de retards dans la tenue de leurs congrès ou de différends internes.

Les données de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) font état de 739 listes validées, regroupant 9 422 candidats. Elles se répartissent entre 613 listes présentées par 32 partis politiques, une liste portée par une alliance et 125 listes indépendantes. En parallèle, 49 listes ont été rejetées sur le territoire national, représentant 746 candidats, dont 36 listes de 21 partis politiques et 13 listes indépendantes.

Pour la circonscription électorale de la communauté nationale à l’étranger, 54 listes ont été retenues, totalisant 432 candidats. Parmi elles figurent 47 listes soutenues par 16 partis politiques, une liste d’alliance et 6 listes indépendantes.

L’analyse met également en évidence d’importantes disparités territoriales dans l’intensité de la compétition. Tizi Ouzou, qui avait enregistré en 2021 le plus faible taux de participation, affiche cette fois le plus grand nombre de listes en lice avec 23 listes, devant Relizane (20 listes) et Mostaganem ainsi que Jijel, qui en comptent 19 chacune. A l’inverse, les nouvelles wilayas du Sud connaissent une concurrence plus limitée, avec seulement quatre listes en compétition à Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam.

K. M.

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