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Accident de Boumerdès : les premières conclusions de l’enquête accablent le conducteur

Les premiers résultats de l’enquête sur le dramatique accident de la route survenu vendredi dernier dans la wilaya de Boumerdès révèlent de graves manquements ayant pu contribuer à la catastrophe. Selon un communiqué publié dimanche par la Cour de Boumerdès, le conducteur de l’autocar, décédé dans l’accident, circulait à une vitesse largement supérieure à la limite autorisée et se trouvait sous l’effet de substances stupéfiantes et psychotropes.

Le drame s’est produit le 31 juillet 2026 à 9h40 sur la route nationale 24, reliant les communes de Boumerdès et de Zemmouri, au lieu-dit El-Karma. L’autocar, en provenance de la wilaya de Sétif, s’est renversé, provoquant la mort de 28 personnes et faisant 36 blessés, actuellement pris en charge par les services de santé.

Conformément aux dispositions de l’article 19 du Code de procédure pénale, le procureur général a indiqué qu’une enquête approfondie avait été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances et les responsabilités liées à cet accident. Les premières analyses biologiques réalisées sur le conducteur, âgé de 33 ans, ont révélé la présence de plusieurs types de stupéfiants dans son organisme. Les enquêteurs ont également découvert deux comprimés de substances psychotropes dans ses effets personnels.

L’enquête a par ailleurs établi que l’autocar transportait 64 personnes, alors que sa capacité autorisée était limitée à 51 passagers, conducteur compris. Les investigations ont aussi montré qu’au moment de l’accident, le véhicule circulait à une vitesse de 121,63 km/h dans une descente où la vitesse maximale autorisée était fixée à 60 km/h.

Les autorités judiciaires ont précisé que les investigations se poursuivent sous la supervision du parquet afin d’établir l’ensemble des responsabilités. Elles assurent que toutes les mesures prévues par la loi seront appliquées avec fermeté à l’encontre de toute personne dont la responsabilité sera établie dans ce drame.

R. N.

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