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Rencontre Attaf-Albares à Johannesburg : un signal fort du réchauffement entre Alger et Madrid

Par Nabil D. – En marge des travaux du Sommet du G20, qui se tient à Johannesburg, la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue espagnol, José Manuel Albares, a envoyé un signal clair. Alger et Madrid entendent renouer un dialogue ambitieux et dépasser les divergences qui ont marqué leurs relations récentes. A travers cet entretien bilatéral, les deux capitales veulent remettre en mouvement une coopération considérée comme l’un des piliers de l’équilibre méditerranéen.

La réunion, organisée au sein de la délégation algérienne conduite par le Premier ministre Sifi Ghrieb, s’est déroulée dans un climat qualifié de «constructif» par les sources diplomatiques. Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, les deux responsables ont passé en revue «les relations de partenariat et de coopération entre les deux pays», tout en échangeant des analyses sur l’évolution de la situation dans le Bassin méditerranéen et au Sahel. Ces dossiers, au cœur des préoccupations sécuritaires régionales, nécessitent une concertation régulière entre Alger et Madrid, deux acteurs majeurs de la stabilité dans leur environnement immédiat.

Cette rencontre confirme le retour en force des relations multidimensionnelles entre les deux pays. L’Espagne, confrontée à des défis migratoires et énergétiques, et l’Algérie, engagée dans une redéfinition de ses partenariats internationaux, sont déterminées à trouver un terrain d’entente, pour dépasser les crispations du passé et ouvrir un nouveau cycle de coopération, fondé sur une vision pragmatique et tournée vers l’avenir.

Dans un contexte mondial marqué par une instabilité croissante, les deux diplomaties veulent mettre en avant des perspectives positives. La Méditerranée, espace stratégique traversé par des tensions politiques, des enjeux économiques majeurs et des défis climatiques, impose aux deux rives un dialogue constant. L’Algérie et l’Espagne, par leur positionnement géographique et leur poids politique, savent que leur entente peut jouer un rôle déterminant dans l’équilibre régional.

La rencontre Attaf-Albares, tenue en marge du G20, apparaît ainsi comme une étape décisive. Elle ouvre la voie à une relance rapide des mécanismes de coopération, qu’il s’agisse de sécurité, d’économie, d’énergie ou de mobilité humaine.

N. D.

10 Commentaires

  1. Mais c’est quand même dommage, pas un seul mot sur l’avenir du sahara occidental. Ce thème a été, rappelons le, la cause des embrouilles avec ce pays.

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    • Justement il est préférable de laisser ce thème de côté et se concentrer sur la coopération économique. Cela s’appelle du pragmatisme et de l’intelligence politique.

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      • Sans respect du droit, pas de business juteux.
        D’ailleurs les espagnols vont le constater sous peu, comme leurs voisins du nord.

  2. Bonne nouvelle et espérons que ces déclarations d’intention soient suivies de faits. L’Espagne est un voisin et partenaire économique de premier ordre pour l’Algérie. Parfois il faut savoir faire preuve de pragmatisme en laissant les différends politiques de côté et se concentrer sur l’intérêt du pays et de ses habitants.

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    • On nous dit que l’Algérie et l’Espagne sont au bon point mais n’empêche que l’Espagne a décoré le patron Escobar du makhnaz le plus trafiquant de drogue Escobar 2 , allons nous faire croire que l’Espagne est l’ami de l’Algérie .

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  3. Traditionnellement l’Algérie s’entend beaucoup mieux avec l’Espagne quand la droite gouverne le pays ibérique (Aznar, Rajoy). Attendons alors patiemment le changement politique que aura lieu en Espagne dans le mois à venir. L’ Italie et l’Espagne sont nos partenaires / alliés naturels en Europe

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  4. L’espagnol récupère l’argent de la drogue du Maroc pour se payer du sahara occidental espagnol qui a été donné au Maroc pour exproprier les sahraouis qui réclament leur part.

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  5. On feindra la surprise devant le dégel entre Alger et Madrid, mais c’est ignorer la constance d’une diplomatie qui ne cède ni à l’enthousiasme ni aux états d’âme. L’Algérie avance par patience et calcul, avec cet art de la manœuvre qui préfère le temps long aux coups d’éclat. Il serait donc imprudent que la noblesse de nos causes, aussi légitimes soient-elles, nous aveugle au point d’obstruer notre champ de vision ou de rompre avec des sources d’information indispensables.

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