Khatem Dzair, une comédie musicale caritative au profit de personnes atteintes de cancer, a été présentée, jeudi soir à Alger, par l’association culturelle, Ahl El Fen, et son principal invité, vedette de la variété algérienne, Hamidou, devant un public nombreux.
Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), ce spectacle artistique «humain», qui allie chants algériens, danses traditionnelles, théâtre, vidéo, images et arts plastiques, a vu ses recettes «intégralement reversées à l’Association El Fedjr d’aide aux personnes atteintes de cancer», ont précisé les organisateurs.
Dédiée à la mise en valeur du patrimoine culturel national dans sa diversité, cette fresque, haute en couleurs, a été écrite et mise en scène par le jeune chorégraphe Chakir Bourahla et produite par l’association Ahl El Fen pour la musique, la danse et le théâtre.
Sous la houlette de Nesrine Bourahla, présidente de ce collectif, plus de 120 artistes, entre musiciens, danseurs et comédiens de différentes générations, ont foulé, durant près de trois heures, les planches du TNA, permettant ainsi au public nombreux présent d’apprécier un spectacle prolifique.
Tirée du poème lyrique et populaire «Laâchiq, Aouicha wel’Herraz», l’intrigue est provoquée par Doudja, la mère de Aouicha (Habiba Khadjali) qui, voulant tester l’amour que voue Laâchiq (Chakir Bourahla) à sa fille (Ritaj Abdellah), va, d’un commun accord avec cette dernière, cacher sa bague de mariage, faisant croire à son beau-fils qu’elle avait disparu.
Laâchiq va alors entreprendre, avec sa cour, un long voyage à travers plusieurs localités d’Algérie, à la recherche de la fameuse bague, se laissant emporter par la beauté inouïe des paysages et des sites historiques, ainsi que par l’accueil des habitants des quatre régions du pays, leurs manières de s’habiller et de vivre selon leurs us et coutumes.
La comédienne Louisa Nehar, la chanteuse Baraka Merzaïa et la danseuse Sara Mekkaoui ont assuré différents rôles, dont celui de guide des régions de la Kabylie et du Sahara, entre autres, alors que les autres régions se sont contentées de faire connaître leurs villes d’origine à travers des chansons et l’ancestralité qui les entoure.
En alternance avec la trame théâtrale, le peintre plasticien Oualid Tighiouert exécutait une toile en temps réel dans laquelle la bague sera enfin retrouvée, alors que des chanteurs invités ont rendu de courtes prestations que le public a longtemps applaudies.
Hamidou, à qui le public a réservé un accueil triomphal, a, quant à lui, rendu un enchaînement d’extraits de chansons sublimant Alger.
R. C.



