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Algérie-Niger : retour des ambassadeurs et relance officielle de la coopération bilatérale

Le président de la République a donné des instructions pour le retour immédiat à Niamey de l’ambassadeur d’Algérie accrédité auprès de la République du Niger, selon un communiqué rendu public jeudi par le ministère des Affaires étrangères.

Le communiqué précise que cette décision intervient à la suite du retour à Alger de l’ambassadeur du Niger et de la reprise officielle de ses fonctions, ce jeudi 12 février 2026. Elle «reflète la haute importance que le président de la République accorde au renforcement des relations de fraternité, de coopération et de bon voisinage avec le Niger», souligne la même source.

Cette étape marque un nouveau signal d’apaisement et de relance du dialogue entre les deux pays, après une période de tensions diplomatiques. Les relations algéro-nigériennes avaient, en effet, connu un refroidissement à l’été 2023, dans le contexte des développements politiques survenus à Niamey à la fin du mois de juillet, qui avaient conduit à des consultations diplomatiques et au rappel des ambassadeurs. Depuis, Alger a multiplié les initiatives en faveur d’un règlement politique et d’une stabilisation durable du Niger, privilégiant la voie du dialogue et le respect de la souveraineté nationale.

Le retour des ambassadeurs ouvre ainsi la voie à la relance de la concertation politique bilatérale au plus haut niveau et à la reprise d’une coopération multiforme engagée de longue date entre les deux pays. L’Algérie et le Niger entretiennent des relations historiques fondées sur des liens de voisinage, de solidarité et de sécurité partagée dans la région sahélo-saharienne. Les deux Etats coopèrent notamment dans les domaines sécuritaire, énergétique, commercial et des infrastructures, à l’image du projet stratégique du gazoduc transsaharien.

Selon le ministère des Affaires étrangères, cette dynamique devrait permettre de concrétiser les projets stratégiques communs et de contribuer davantage à l’intégration régionale et continentale, dans un contexte sahélien qui requiert coordination et coopération renforcées.

R. I.

10 Commentaires

  1. L’algérie et le niger sont attachés l’un à l’autre par une frontière de presque 1000 km et ni la terre algérienne ni la terre nigerienne ne peut se déplacer pour s’enraciner ailleurs. Les deux peuples passent et naissent, les deux systèmes lassent et disparaissent et laissent leur place à d’autres systèmes mais lez deux terres restent et pour toujours soudées l’une à l’autre par une frontière de 1000km . Ainsi il faut semer les grains de très bon voisinage pour cultiver la paix, la prospérité et la tranquillité pour les generations présentes est celles du futur le plus éloigné. Sagesse et sagesse et longueur de temps font plus de bonheur que de malheur.

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    • Très bonne analyse cher Aywell. Espérons que le Niger participe une bonne fois pour toutes afin d accélérer et surtout concrétiser nos projets communs. À chaque fois que nous avançons d un pas des événements viennent nous freiner. Souhaitons bonne chance à ce retour de nos diplomates.

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  2. Ce n’est pas avec des mentalités encore enfermées dans des logiques tribales que l’on peut espérer évoluer ou devenir compétitif. Au contraire, cela risque d’entretenir des conflits internes qui ne servent aucun intérêt stratégique et ne feront que créer de nouveaux problèmes.

    D’un point de vue stratégique, c’est un mauvais choix.
    D’un point de vue mathématique et logistique, c’est également un mauvais calcul.

    Acheminer des ressources ou des marchandises d’un point A à un point B grâce aux nouvelles technologies serait bien plus rationnel et sécurisé que de traverser un pays instable, un autre complètement fragilisé, puis un troisième en situation de quasi-guerre interne.

    À long terme, ce programme risque de coûter extrêmement cher — financièrement, politiquement et sécuritairement.

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  3. moi (Hacha) moi ceux se jouent ou jouent de la politique (sauf cas de force majeur) qu on leurs accordent une 2 iéme chance mais pas trois ,,, faut pas que ça deviennent une mauvaise habitude ne serais ce que par respect pour 3ami Tebbounn

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  4. La realpolitik finit toujours par s’imposer, surtout dans une région comme le Sahel où les slogans idéologiques ne tiennent pas face à la géographie et aux rapports de force. On peut s’indigner des juntes, dénoncer les putschs, brandir les principes — mais au bout du compte, aucun État sérieux ne sacrifie sa sécurité pour une posture morale.

    Ce que beaucoup refusent de comprendre, c’est que le centre de gravité reste Alger. Qu’on le veuille ou non, rien de durable ne se construit au Sahel en contournant l’Algérie : ni sécurité, ni médiation, ni stabilité. Ceux qui ont cru pouvoir l’isoler ou l’encercler par des régimes fragiles ont pris des gouvernements provisoires pour des réalités stratégiques.

    Or un pouvoir issu d’un coup d’État, c’est du sable. Ça tient un temps, puis ça s’effondre. Les hommes tombent, les uniformes changent, les palais se vident. Mais les réseaux, eux, demeurent. Et c’est toujours celui qui finance, arme et protège qui commande réellement.

    Les marionnettes sont interchangeables. Le marionnettiste, jamais.

    Tôt ou tard, ceux qui ont parié sur des régimes bricolés pour contrarier Alger découvriront à leurs dépens qu’on ne construit pas une politique régionale contre la géographie. Et la géographie, au Maghreb et au Sahel, parle algérien.

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  5. On dirait que les dirigeants nigériens sont revenus des « promesses » de l’AES…Avec un GÖITA gonflé à bloc par le roi NARCOKE VI et un émir arabe honni dans la tourmente, le choix de la raison, de la stabilité, du développement et de la prospérité aura prévalu sur l’aventurisme des « rodomonts » de Bamako, qui du reste finiront par prendre la route de…Canossa.

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  6. J’espère que les dirigeants du Niger et du Burkina Faso de mettre tout leurs poids pour raisonner celui du Mali, ce dernier ne peut s’en passer d’un voisin sure. L’AES ne serait que meilleur avec l’Algérie.
    Juste le commerce troc permet d’économiser beaucoup en devise

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  7. Aucune confiance en un régime qui tourne et retourne sa veste sans raison valable, surtout qu’il a nommé une suissesse anti-algérie comme conseillère du Président, une sacrée khoroto se disant panafricaine.
    Business et cela doit s’arrêter là!

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  8. Bonjour
    Voila une bonne nouvelle maintenant si certain veulent s’enrichir au lieu d’acheter des ovins et bovins a l’Espagne ou d’autres pays hey bien investir en restaurant les immense terres qui longe le désert au Niger , il y a des pluies mais il manque des arbres l’herbe y pousse .

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