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Soutien public au cinéma : lancement de la plateforme pour le dépôt des projets

Le Centre national du cinéma (CNC) a annoncé, mercredi, le lancement de sa plateforme numérique en ligne pour le dépôt des projets de films afin de bénéficier de l’aide publique, au titre du soutien au développement de l’industrie cinématographique.

Le CNC a précisé, dans un communiqué, que l’inscription et le dépôt des dossiers de candidature pour bénéficier d’aide publique, à travers le Fonds national pour le développement de la technique et de l’industrie cinématographique (FDATIC), se font «exclusivement» via cette plateforme numérique.

Cette initiative s’inscrit dans la «stratégie de l’Etat visant à promouvoir le cinéma à travers le renforcement de l’accompagnement des cinéastes tout au long du processus de création et de réalisation», a souligné le CNC.

A cet effet, le centre invite les professionnels du cinéma à soumettre leurs candidatures via cette plateforme, précisant que cette aide publique couvre plusieurs aspects de la production cinématographique.

Ainsi, le soutien inclut le financement de la production et coproduction, postproduction (dernières étapes techniques), l’écriture de scénarios (soutien à l’écriture ou à son développement), subvention à la distribution et à l’exploitation pour garantir la diffusion des films, et enfin, la préparation technique, qui comprend la remise en état du matériel de tournage et la modernisation des outils et ressources techniques.

Le projet de film doit être original et inédit, et n’ayant jamais bénéficié d’aucune subvention antérieurement au titre du soutien public à l’industrie cinématographique, précise le CNC.

Les productions traitant de la Résistance populaire, du Mouvement national ou de la Révolution du 1er novembre 1954 sont soumises à l’autorisation du ministère des Moudjahidine et des Ayants-droits, a noté le centre, rappelant également que les projets de films à thématique religieuse, politique, mettant en scène des personnalités nationales ou des symboles de l’Etat sont soumis à l’«avis consultatif» des instances compétentes.

L’octroi du soutien public à l’industrie cinématographique tient également en compte d’autres critères liés à la valeur cinématographique et artistique du projet proposé, ainsi qu’à ses retombées socioculturelles et économiques attendues, selon le communiqué.

R. C.

1 Commentaires

  1. Le lancement d’une plateforme de soutien au cinéma est une opportunité rare. L’Algérie a quelque chose à dire, et surtout quelque chose à questionner. Il faut privilégier des films où l’interrogation est permanente, où rien n’est sacré sauf la vérité, où l’on interroge nos contradictions intimes : vouloir pour soi des droits que l’on refuse encore aux femmes, réclamer la liberté tout en la bornant pour autrui.

    Nous n’avons pas besoin d’un cinéma de carte postale. Nous avons besoin d’un électrochoc. Des œuvres qui dérangent, qui divisent, qui obligent à débattre. Un cinéma qui pose les vraies questions : liberté, oui, mais pour qui ? égalité, oui, mais dans les faits ou seulement dans les slogans ?

    Le cinéma algérien doit être le miroir de nos attentes, mais aussi le reflet, parfois peu flatteur, de nos hypocrisies collectives. Car une société qui ne se regarde pas en face finit par se mentir à elle-même.

    Il doit aussi être militant, au sens noble du terme : se souvenir que si aujourd’hui les cafés sont pleins, les salles animées, les rues vivantes, c’est parce qu’une génération d’hommes et de femmes s’est sacrifiée sans calcul, par simple patriotisme. Leur mémoire mérite mieux que l’oubli ou la mythologie : elle mérite d’être racontée avec exigence et vérité.

    Un grand cinéma national ne console pas. Il éclaire. Parfois, il accuse. Toujours, il réveille.

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