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Le suppositoire

Par Mehenna H. – Difficile de ne pas rester stupéfait face à une telle ineptie. «Dès ma prise de fonction, l’une des principales préoccupations était l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres et des commissaires de match». A première vue, la phrase du président de la CAF semble relever du bon sens institutionnel. Mais replacée dans le contexte du trophée retiré au Sénégal pour être finalement attribué au Maroc, trois mois après une cérémonie officielle où ce même trophée avait été remis aux Lions de la Teranga par ce même Patrice Motsepe, elle sonne comme une provocation.

Car enfin, de quelle impartialité parle-t-on ? Celle qui consiste à réécrire les résultats d’une compétition après coup ? De quelle indépendance s’agit-il, lorsque les décisions fluctuent au gré d’intérêts opaques et de rapports de force difficilement avouables ?

Le plus troublant n’est pas seulement la décision elle-même, mais le message qu’elle envoie. Elle fragilise la crédibilité d’une institution déjà fortement contestée. Elle confirme preuves à l’appui que les compétitions ne se jouent pas uniquement sur la pelouse, mais aussi dans les coulisses, là où les règles deviennent malléables. Pour les joueurs sénégalais, qui ont conquis leur titre au prix d’efforts et malgré un contexte extrêmement hostile, c’est une double peine : gagner dans la difficulté, puis voir ce triomphe vidé de sa substance.

Dans ce théâtre d’absurdité, la déclaration indécente du président de la CAF apparaît comme un décalage presque surréaliste, révélant un mal plus profond, celui d’une gouvernance qui proclame des principes sans parvenir à les incarner. Entre discours et réalité, le fossé est béant.

Faut-il en rire ou en pleurer ? Sans doute les deux. Rire de la blague du siècle. Pleurer pour le football africain, qui mérite mieux que ces magouilles ignobles et ces justifications qui ne convainquent que les pauvres sujets marocains, que le Makhzen a fait sortir dans la rue pour sauter de joie, tout en réussissant à lui faire supporter la douleur du large suppositoire du carburant à 15 dirhams et de l’oignon à 17.

M. H.

11 Commentaires

  1. Se contenter des mots pour décrire l’impossible hold-up up et injustice au service du roi du Maroc, relève de l’irresponsabilité et de courte vue. Lekjaa et motsepe s’attaque aux pays qui gênaient le Maroc à être le leader d’Afrique un par un et jamais tous à la fois, chacun son tour viendra. Mais le Maroc reste intouchable. La médiocrité est chez nous qui restons inactif (…)

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    • Une blague de mauvais goût qui ne fait rire personne. Le scénario était pourtant bien préparé mais le final leur a échappé. Il fallait bien rattraper le coup quitte à décrédibiliser un peu plus une caf gangrenée par la corruption.

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    • Si le Tribunal Arbitral du Sport ne tranche pas en faveur du vrai vainqueur de cette maudite et funeste CAN marocaine 2025… il restera le boycott de la caf.
      La FIFA aurait dû faire pression sur les deux dirigeants du foot africain.
      Mais avec le peureux Infantino…

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  2. Motsepe: «Je suis honnête, je le jure!» Tant qu’il l’affirme, on doit le croire et lui accorder notre foi.

    N’est-ce pas cet homme intègre qui a conçu une œuvre sud-africaine traitant de questions graves dans le football africain, telles que la corruption, les machinations secrètes et un corbillard (plutôt qu’une valise cette fois) bourré de billets qui ressemblent à un cadavre, avec une ironie triste alliant sourires et larmes, destinée à ses «frères» juges et arbitres ainsi qu’à ceux de l’assemblée qui a provoqué l’annulation de la victoire sénégalaise? Il n’y a que le rire qui aide à surmonter la détresse.

    Dans leurs supplications, Motsepe, symbole de l’excellence des méthodes thérapeutiques dans le football africain, tout comme les talismans africains, n’ont cessé de solliciter l’appui des ancêtres vivants et des rats qui maintiennent le défunt en vie pour une courte durée (à peine deux mois!)… Néanmoins, le macchabée qui sera présenté au Makhzen pour la « victoire en coulisses » sera véritablement exceptionnel et unique, un sacre en or issu des égouts sénégalais.

    Finalement, où peut-on consulter la définition du terme «démission» dans un dictionnaire ou une encyclopédie arabe et africaine?

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  3. En octobre 2017, le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel a accusé le royaume du haschich de blanchir l’argent de la drogue dans des banques situées dans plusieurs pays africains, et a affirmé que ses compagnies de transport effectuant des voyages vers ces pays ne se contentaient pas de transporter uniquement des passagers.

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  4. Tricheur et menteur prenant les gens pour des imbéciles.

    En vrai, le Maroc a dépensé beaucoup d’argent dans l’organisation de cette Coupe et à réclamer un retour sur investissement en trouvant des arguties juridiques dans le but de spolier les séngalais et de rentrer dans son argent dépensé.

    Le parcours du Maroc lors de la précédente Coupe du Monde a été fait à son avantage avec un arbitrage favorable et des matchs faciles contre des équipes en fin de cycle comme le Belgique où ils n’ont plus aucun joueur dans le Top 10 mondial donnant in fine un classement 3ème mondial.

    Mettez le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay contre le Maroc c’est une déculottée footbalistique assurée.

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  5. Si motsepe est un suppositoire, on sait tous qui l’a profond dans le ***.

    « Le grand succès des ennemis de l’Afrique, c’est d’avoir corrompu les africains eux-mêmes. » Frantz Fanon

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  6. Trump DÉTESTE 👎 toutes les Organisations INTERNATIONALES qui ne lui font pas ALLÉGEANCE !!’
    ONU , OMS , CIO ou FIFA
    .
    La FIFA d’Infantino est devenu un Organe POLITIQUE au Service de LOBBYS POLITICO-FINANCIERS
    .
    Lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2026 à Washington D.C.,
    M. Infantino a décerné à M. Trump le tout PREMIER PRIX de la PAIX de la FIFA……..sic !
    Le Comité d’éthique de la FIFA a été saisi d’une demande d’enquête à l’encontre de son président, Gianni Infantino, accusé d’avoir enfreint les règles de NEUTRALITE POLITIQUE de l’instance dirigeante dans ses rapports avec le président des États-Unis, Donald Trump.

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  7. Tandis que TRUMP guerroie au Golfe persique pour mettre la main sur les 440 kg d’uranium enrichi iranien, MOTZEPET lançait une « expédition expéditive » au Sénégal pour « récupérer » la « Coupe à Fric »…

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