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Le serment de Soustara

Par M. Aït Amara – Ils n’étaient que cinq cents en territoire ennemi, au Maroc, mais ils portaient le poids d’une nation entière sur leurs épaules. Cinq cents jeunes hommes, aux regards fermes et aux cœurs ardents, debout face aux hordes sauvages et incultes d’Azoulay. Ils n’étaient ni les plus nombreux, ni les mieux armés. Mais ils portaient en eux un héritage que nul ennemi ne pouvait mesurer. L’héritage de nos ancêtres qui avaient donné leur souffle pour que vive la dignité.

Le vent soulevait la poussière sous leurs pas au stade de Safi, transformé en arène, tandis qu’ils ripostaient courageusement aux attaques. Là-bas, dix-huit mille nervis les attendaient, une marée sombre prête à engloutir toute résistance. Le déséquilibre était évident, presque cruel. Mais dans les rangs des cinq cents supporters de l’USM Alger, pas une hésitation ne perçait. Car ils savaient que la force d’un peuple ne se compte pas en nombres, mais en convictions.

Le choc fut brutal.

Comme la foudre frappant la plaine, ils se jetèrent dans la mêlée avec une détermination qui glaça le sang de leurs adversaires. Chaque geste était précis, chaque cri portait la mémoire des anciens. Ils combattaient comme si derrière eux se tenaient des générations entières, comme si chaque pas en avant écrivait une page d’histoire.

Les dix-huit mille, sûrs de leur supériorité, vacillèrent.

Ils ne comprenaient pas cette force qui refusait de céder. Ils ne comprenaient pas comment cinq cents pouvaient tenir face à une telle marée. Mais ce qu’ils voyaient, peu à peu, c’était la peur changer de camp. Car le courage, lorsqu’il est absolu, devient dévastateur.

Les jeunes enfants de Soustara ne reculaient pas, ne rompaient jamais. Dans leurs yeux brillait une flamme ancienne, celle de ceux qui savent pourquoi ils se battent, leurs aïeux tombés en martyrs. Et face à cela, les nervis perdaient leur assurance, puis leur cohésion, puis leur volonté.

Lorsque le silence retomba enfin sur terrain de football devenu champ de bataille, il n’était pas celui de la défaite, mais celui du respect imposé.

Les cinq cents, couverts de poussière et de gloire, restaient debout.

Ils n’avaient pas seulement affronté un ennemi plus nombreux. Ils lui avaient enseigné une leçon que nul ne pourrait oublier ; que le courage n’est pas une question de force brute, mais d’âme. Que le patriotisme n’est pas un mot, mais un serment. Et que les descendants de martyrs ne plient jamais devant l’injustice.

Ainsi naquit leur légende, non pas écrite dans les livres, mais gravée dans les mémoires, là où vivent les véritables victoires.

M. A.-A.

14 Commentaires

  1. En toile de fond, la passivité scandaleuse des instances de la CAF qui ont montré lors de la dernière CAN (2025) qu’elle ne valaient pas plus que les deux crapules qui la dirigent, l’intègre fourbe de « MO’TOZ et PET et le cafard de LEKJAA sujet rampant de sa minable Majesté du royaume du vice et du cannabis que le monde vomit.
    Nos supporters, joueurs et staff ont été exposés à la sauvagerie des hordes narcotiques de DEALER VI et de cela, la CAF devra répondre.

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  2. Merci Mr Ait Amara pour cet article, oui nous sommes fiers de notre jeunesse qui à prouvée que la flamme allumée par nos martyrs ne s’éteindra jamais elle restera dans l’ADN notre peuple pour l’éternité.

    Ces jeunes m’ont fait rappelé la dernière phrase que mon père avait dit à ma mère avant de prendre le maquis  » cette fois-ci ou nous vivrons tous ou nous mourrons tous », il à eu l’honneur de tombé au champs d’honneur en 1961 pour que l’Algérie vivra fière et libre comme notre jeunesse.

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    • Merci Algérien pour ce récit personnel et intime qui nous rappelle combien de valeureux Algériens/nnes se sont sacrifiés pour notre liberté. Nous leurs sommes redevant jusqu’à la fin de l’éternité. Hélas, beaucoup de leurs frères d’armes ont dévié et le flambeau s’est presque éteint. Mais comme l’écrit M. Ait Amara, l’ADN ne s’éteint pas mais laisse jaillir des braises le feu qui embrase l’ennemi.

      Macron croyait que la France pourrait résoudre la résilience et l’insoumission de la nation algérienne avec la disparition de la génération novembriste. Mais inculte comme il est, il ignorait que l’ADN hérité par la jeunesse algérienne, est et sera toujours vivant. C’est la plus grande force de l’Algérie.

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    • @Algérien,

      Respect infini au sang versé par nos BRAVES MARTYRS. Votre récit, MON CHER, résonne avec une histoire que ma mère me racontait souvent (VIDÉO À L’APPUI). En 1958, alors que mon père était au maquis, il prit le risque de rentrer à la maison vers 2 h du matin, spécialement pour rencontrer son nouveau né. En prenant mon frère dans ses bras, il fixa ma mère dans les yeux et lui dit :

      « Maintenant que nous avons un garçon, si jamais je tombe CHAHID, tu ne seras plus seule. Mais promets-moi d’en prendre soin et de ne jamais te remarier… »

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  3. « Que le patriotisme n’est pas un mot, mais un serment. Et que les descendants de martyrs ne plient jamais devant l’injustice. » souligne M. A.-A..

    J’ai les larmes aux yeux. Par conséquent, je n’ajoute aucun commentaire et j’avance, simplement la sentence suivante que je ne cesse de rabâcher:

    Nous, algériens, devons mettre en exergue notre « algérianité » et exhiber notre fierté d’être le produit d’un lutte anticoloniale qui a duré plus d’un siècle et d’une lutte d’indépendance qui a duré plus de sept longues années.

    En termes crus, notre « ADN » historique exige de nous, les algériens du temps présent, que nous soyons à la hauteur de ceux qui se sont sacrifiés pour que nous soyons ALGÉRIENS.

    wa el fahem yefhem

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  4. Il est important de ne pas oublier la trahison et l’agression de 1963. Ils ont profité de la situation pour tenter de conquérir des régions de l’ouest algérien, mais ils ont totalement sous-estimé la force et la volonté du peuple de défendre le pays. Le Maroc souffre d’un complexe d’infériorité envers le fier peuple algérien et il ne faut jamais faire confiance à Bousbir qui manque de dignité.

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    • Ils sont formatés par la propagande makhzenienne. De vulgaires sujets incapables de raisonner par eux-mêmes. Et leur roi éclipse qu’ils idolâtrent n’en parlons même pas. De l’imposture.
      Le royaume de la perdition et de toutes les trahisons est bien cet ennemi classique et historique.

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  5. Édito d’un TON MAGISTRAL !

    « Que le COURAGE n’est pas une question de force brute, mais d’âme. Que le PATRIOTISME n’est pas un mot, mais un SERMENT. Et que les descendants de MARTYRS ne plient jamais devant l’injustice. » شكرا لكم على هذا التعبير و الإحساس المتبادل

    Oui , nos enfants n’étaient que quelques dizaines contre des milliers, MAIS, en portant en eux l’ÉCHO de la CASBAH d’Alger, l’honneur et la ferveur d’une NATION qui ne connait pas la reddition.

    Quant à notre VICTOIRE sur le sol MAUDIT D’AZOULAY, ne s’est pas affichée seulement au tableau d’affichage, et sur la fiche du match. Elle s’est lue également dans les REGARDS BAISSÉS des officiels BOUSBIRIENS présents, représentant le DIABLE 😈 ANDRÉ AZOULAY.

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  6. Pas là peine de parler des idiots,hypocrites,voyous,baisent mains sales,enfumer ,ceux peuples ne mérites plus que les considères commes des humains.
    Pardonnez moi pour une foi et la seule fois, chytaniaou à raisons ceux sont vraiment des baboins, quelles insultes pour c’est pauvres animaux qui n ont rien demander,et pas surment de lés ressembler.

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  7. Je pense que la France, avant d’inventer la bombe nucléaire, elle a inventé le marocain.C’est comme en craie un logiciel, ou une application , ici le produit est un virus. Le Marocain, tu ne pourras jamais le modifier. Surtout en ce qui concerne l’Algérie, il reste figé et obsédé, il est programmé. La France seule peut le faire parce qu’elle garde la source du logiciel, maintenant elle a donné la source à l’État hébreu afin de l’améliorer pour le futur. L’Algérie doit se doter d’un bon antivirus, c’est le seul moyen de s’en débarrasser. Et rester tranquille.

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