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Démantèlement d’un vaste réseau de détournement de fonds : un préjudice de 1 000 milliards de centimes

Les services de la Sûreté nationale ont annoncé le démantèlement d’un important réseau criminel impliqué dans des affaires de détournement et de dilapidation de fonds publics au sein d’UTC, spécialisée dans la commercialisation et la distribution des produits du tabac. Le préjudice financier global est estimé à près de 1 000 milliards de centimes, tandis que dix personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.

Selon un communiqué des services de sécurité, l’enquête, menée durant plus de trois mois par les enquêteurs de la Brigade centrale de lutte contre les crimes économiques et financiers relevant du Service central de lutte contre le crime organisé (SCLCO) de Saoula, a permis de mettre au jour un système frauduleux sophistiqué impliquant plusieurs employés et responsables de l’entreprise.

Les investigations ont révélé que des produits du tabac étaient enregistrés dans le système informatique de l’entreprise comme ayant été livrés aux filiales de vente, alors qu’aucune réception effective n’avait eu lieu. Ces marchandises étaient ensuite écoulées illégalement en dehors du circuit officiel, notamment par l’intermédiaire de grossistes.

Ce procédé a entraîné un déficit inexpliqué dans les stocks de produits tabagiques de différentes marques. Les opérations d’inventaire et de révision des comptes financiers pour l’exercice 2025 ont ainsi mis en évidence un manque dont la valeur commerciale est estimée à environ 500 milliards de centimes, calculée sur la base des prix de vente toutes taxes comprises.

Poursuivant leurs investigations sous la supervision du parquet compétent, les enquêteurs ont également découvert une seconde irrégularité financière liée à des créances clients non recouvrées, représentant un montant supplémentaire de 500 milliards de centimes. Les vérifications comptables et financières approfondies ont permis d’identifier les responsabilités et de confirmer les faits reprochés.

Parmi les dix personnes arrêtées figurent des directeurs, des responsables actuels et anciens de l’entreprise, ainsi que des employés occupant différents niveaux de responsabilité. L’enquête a également mis en cause d’autres personnes physiques et morales, dont un grossiste spécialisé dans les produits du tabac.

L’opération a conduit à la récupération et à la saisie de nombreux biens issus des activités criminelles. Les autorités ont notamment récupéré deux villas de luxe, dont une située à Alger et une autre en Espagne, ainsi que six appartements haut standing, dont cinq en Algérie et un en Espagne.

Les saisies comprennent également un terrain de 900 mètres carrés dans la wilaya de Jijel, trois véhicules de luxe, une grosse cylindrée, quatre montres de grandes marques internationales, une arme de chasse ainsi qu’une somme importante en monnaie nationale.

A l’issue de l’enquête préliminaire, les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, à Alger.

Ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’abus de fonction, la dilapidation volontaire de fonds publics, l’octroi d’avantages indus dans le cadre de marchés conclus en violation de la législation en vigueur, le blanchiment d’argent et de produits criminels dans le cadre d’une organisation criminelle, ainsi que des infractions à la réglementation relative aux changes et aux mouvements de capitaux entre l’Algérie et l’étranger.

Cette affaire figure parmi les plus importantes opérations menées récemment dans la lutte contre la criminalité économique et financière en Algérie, tant par l’ampleur des sommes en jeu que par la nature des biens saisis et le profil des personnes impliquées.

R. N.

21 Commentaires

    • Noter s v p qu’il s’agit des « nôtres » dr kelso comme vous et moi , des Algériens pures et dures sans ascendance étrangère qu’ils ne vous laisseraient même pas un os à ronger en cas de faim.
      À méditer !

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  1. Merci infiniment à nos services de sécurité de nettoyer notre nation de ces rats, qui devraient être jugés pour haute trahison et atteinte à la l’intégrité de l’économie nationale.
    Un millier de milliards de centimes envolés. Une somme vertigineuse qui donne le tournis, surtout lorsqu’on se rappelle qu’il s’agit d’argent appartenant à la collectivité nationale. Derrière ces chiffres se cachent des écoles qui auraient pu être construites, des hôpitaux modernisés, des logements réalisés, des routes entretenues et des milliers d’emplois créés.

    Lorsque des responsables investis d’une mission publique utilisent leur position pour piller méthodiquement les ressources du pays, il ne s’agit plus seulement de corruption ordinaire. C’est une attaque directe contre les intérêts de la nation. Chaque dinar détourné prive les citoyens d’un service, d’une opportunité ou d’un développement légitime.

    La gravité de tels actes ne doit pas être mesurée uniquement à l’aune des montants détournés, mais aussi à l’ampleur du préjudice causé à la confiance publique. Car lorsqu’une poignée d’individus s’enrichit illégalement sur le dos de la collectivité, c’est l’ensemble du contrat social qui est fragilisé.

    Si les faits sont définitivement établis par la justice, les sanctions doivent être exemplaires, à la hauteur des dégâts causés. La confiscation intégrale des biens acquis illicitement doit être la règle, tout comme des peines sévères et dissuasives. Un pays ne peut espérer se développer durablement si ceux qui sont censés gérer ses richesses les transforment en villas, appartements de luxe et comptes occultes.

    La lutte contre ce fléau ne relève pas seulement de la justice pénale ; elle touche à la sécurité économique du pays et à la préservation de son avenir. Car détourner des centaines de milliards destinés à la nation, c’est priver des millions de citoyens de leur part légitime de prospérité.

    La corruption massive n’est pas une simple faute de gestion. C’est une trahison de la confiance publique. Et toute trahison envers la nation mérite une réponse à la mesure du tort qu’elle lui a causé.

    Qu’un fonctionnaire vole quelques dossiers, c’est un délit. Qu’un réseau détourne mille milliards, c’est une saignée nationale. À ce niveau-là, ce n’est plus seulement la caisse qui est pillée : c’est l’avenir du pays qui est mis à sac.

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  2. Travaux forcés à perpète et saisie totale de tous les biens !!!! Qui se souvient de « Lucky la main froide » ? Juste pour avoir détruit un mobilier urbain ……..

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  3. Voilà pourquoi l’Algérie ne décollera jamais, pour cause, les corrompus sont partout, et la corruption est une institution à part entière, il faut taper très fort et des peines de prison comme entière Espagne, pour chaque affaire une peine d’un siècle cumulable avec d’autres, ça donne à réfléchir pour beaucoup de corrompus, et si ça ne suffit pas, il restera(…)

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  4. L’ironie serait de demander des cartouches de cigarettes à leur familles pendant leur séjours en prison .

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  5. Je suppose que ce directeur n’a jamais du justifier des demandes d’emplois systématiquement rejetés pour cause de mise sous couvert du travail.

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  6. Étonnant qu’ils soient passés sous les radars autant de temps? .
    N’y à t il pas un fonctionnaire verreux dans cette affaire ?

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  7. la lutte contre la corruption une seule solution,,,,,la peine de mort pour ceux qui mettent en danger l »economie d’un pays, si non, l’impunité va conduire au désastre ! je crois bien que cette procédure existe déja en CHINE !

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    • Pas mal comme point de vue mais faire chuter de son pied d’estale le corrompu genre la saisie de tous ses « biens », tois ce ce qu’ils possèdent + marquer au fer blanc n’est il pas plus cruelle..

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  8. il y a un vrai nettoyage a faire bravo aux enqueteurs il faut une peine dissuasive plus de 10 ans faut faire un exemple mais c est vrai c est complique tant il y a des verreux en algerie en chine la peine c est de 30 ans a mediter

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  9. Je n’arrive pas à comprendre ?, simplement à partir d’un clic et comment ces filiales de ventes n’ont elles pas réagit plus tôt puisque elles étaient sensées recevoir une marchandise qui ne leurs est jamais parvenue.
    Il faudrait pour que cela ne se reproduisent plus créer un système informatisé plus sérieux et efficace.

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