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Un maire fasciste de Marine Le Pen veut saboter les législatives algériennes dans sa commune

De Paris, Saliha Fayez – La décision du maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, de refuser une salle municipale au consulat d’Algérie pour organiser les élections législatives du 2 juillet suscite une vive indignation. En empêchant la mise à disposition d’un équipement communal pour permettre aux ressortissants algériens de France d’exercer leur droit de vote, l’élu d’extrême-droite a fait le choix d’un geste politique lourd de conséquences.

Le nervis de Marine Le Pen a exprimé son refus sans même que le consulat d’Algérie ait sollicité la mairie de Carcassonne pour installer des bureaux de vote destinés aux citoyens algériens résidant dans la région. Christophe Barthès s’est enorgueilli de cette décision arbitraire et raciste qui dépasse la simple question administrative et qui s’inscrit dans une série de prises de position marquées par une volonté d’affichage politique depuis son arrivée à la tête de la municipalité.

Pour justifier son geste, le maire RN a invoqué le contexte diplomatique tendu entre la France et l’Algérie. Une justification qui ne convainc personne, d’aucuns lui rappelant que ce ne sont pas les autorités algériennes qui étaient concernées par la mise à disposition d’une salle, mais des électeurs algériens vivant en France, auxquels devait être garanti un accès normal au scrutin.

La réaction du Conseil départemental de l’Aude contraste fortement avec celle de la municipalité. Son président socialiste a proposé au consul d’Algérie de mettre à disposition une salle départementale afin que l’élection puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Le consul a remercié chaleureusement le président du Conseil départemental pour cette proposition, mais a choisi de la décliner afin de préserver la dignité des électeurs algériens. Il a finalement loué un local adapté, permettant aux citoyens appelés aux urnes de voter dans des conditions dignes et respectueuses.

Le président de l’Observatoire contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, a condamné cette décision du maire de Carcassonne, qu’il considère comme une attitude antidémocratique. Il a apporté son soutien au consul d’Algérie, Najib Boukhatem, et appelé les électeurs algériens à se mobiliser massivement le 2 juillet prochain, estimant que la participation citoyenne est la meilleure réponse aux tentatives de stigmatisation.

Cette nouvelle polémique s’ajoute à une série de décisions controversées prises depuis l’élection du maire fasciste Christophe Barthès en mars : arrêté anti-mendicité ou encore demande faite à plusieurs syndicats de quitter des locaux municipaux qu’ils occupaient depuis des années.

A travers cette affaire, les critiques adressées au maire RN dénoncent une instrumentalisation des institutions municipales à des fins idéologiques et une confusion entre les désaccords diplomatiques d’un Etat et les droits démocratiques des citoyens.

S. F.

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