De Rome, Mourad Rouighi – A ce stade de la Coupe du monde 2026, nombre de médias internationaux ont avancé des doutes sur certains matches qualificatifs pour les seizièmes de finale, en ciblant tout spécialement cinq rencontres à fort risque de combinazione à l’amiable.
En effet, la phase de groupes de ce tournoi offre un sacré casse-tête comptable et serait propice à quelques «arrangements» avant d’attaquer les matches à élimination directe.
La presse italienne, qui ne cache pas son soutien aux Verts, avait d’ailleurs prédit la «surprise» de l’Equateur contre l’Allemagne, le match nul entre le Paraguay et l’Australie, qualifiant ces deux équipes, le match nul entre le Japon et la Suède, ainsi qu’un large score entre l’Irak et le Sénégal.
Reste l’autre rencontre à fort risque d’arrangement, selon La Gazzetta dello Sport et La Repubblica, à savoir Algérie-Autriche. Du moins, c’est ce que l’on a pu lire ces derniers jours, avec des nuances chez certains confrères italiens, qui ont beaucoup insisté sur le fait que les Algériens n’étaient pas de nature à se prêter à ce genre de subterfuge.
A ce sujet, Algeriepatriotique a interpellé le directeur du Corriere dello Sport, Ivan Zazzaroni, qui nous a promptement répondu en soulignant qu’il «ne participe pas à ce jeu des suspicions». «Je connais les Algériens, je connais leur fierté et leur sens de l’honneur. Ils joueront crânement leurs chances, sans aucun calcul, advienne que pourra», a-t-il affirmé. «L’Algérie jouera pour gagner, sans aucune arrière-pensée, et possède un effectif d’excellent niveau, bien encadré par Vladimir Petkovic», a-t-il étayé.
Par ailleurs, la presse italienne, qui a suivi avec grand intérêt les prouesses des jeunes étoiles algériennes Brahim Maza et Hadj Moussa, a pratiquement adopté les Fennecs, en mettant en relief leur qualité technique et la variété de leur jeu, et souhaite globalement que notre sélection aille le plus loin possible.
C’est donc en réfutant les thèses d’un arrangement entre Autrichiens et Algériens que nombre d’experts italiens, à Rome comme à Milan, ont mis les points sur les i : les Algériens n’ont pas besoin de revanche à prendre par rapport à Gijon en 1982 ; leur objectif est simple et cohérent : être parmi les qualifiés pour les seizièmes de finale.
Vladimir Petkovic, qui a vécu trois ans à Rome en entraînant la Lazio, a laissé derrière lui un souvenir transparent, celui d’un homme de sport veillant scrupuleusement au respect des valeurs de la compétition et du fair-play. On le voit mal, nous dit Aziz, un supporter algérien installé dans la capitale italienne, appeler à lever le pied face à l’Autriche pour glaner un point de plus.
M. R.



