Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a souligné, jeudi à Alger, l’importance de la contribution des compétences algériennes établies à l’étranger au développement de solutions locales dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), en collaboration avec les start-up nationales.
Ouadah intervenait à l’ouverture d’une rencontre réunissant des porteurs de projets innovants et des start-up avec l’experte algérienne résidant aux Etats-Unis d’Amérique, maître de conférences en informatique à l’Université Columbia, Ansaf Salleb-Aouissi.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, Ouadah a souligné la nécessité de développer des modèles d’intelligence artificielle tenant compte des spécificités de l’Algérie et du continent africain, tant sur les plans culturel et historique qu’en matière de protection des données, estimant que la mobilisation de l’expertise des compétences algériennes établies à l’étranger, conjuguée aux capacités des start-up nationales, est à même de contribuer au renforcement de la souveraineté technologique du pays dans ce domaine stratégique.
Le ministre a ajouté que l’Algérie dispose aujourd’hui de start-up ayant réussi à développer des solutions d’IA, dont certaines sont déjà exploitées sur des marchés internationaux, précisant que le principal défi consiste désormais à développer davantage de solutions au niveau local, notamment en s’appuyant sur les compétences nationales établies à l’étranger, à la lumière de la transformation mondiale accélérée vers l’utilisation de cette technologie.
Cette rencontre, organisée au siège de l’accélérateur public Algeria Venture, s’inscrit dans cette démarche, a indiqué le ministre, précisant qu’elle vise à renforcer les passerelles entre les compétences algériennes à l’étranger et les start-up nationales, afin de permettre à ces dernières de bénéficier des expertises et des expériences internationales dans les domaines de l’IA et des technologies de l’information et de la communication.
De son côté, Salleb-Aouissi a présenté un exposé sur l’IA et ses applications dans différents secteurs, notamment la santé et l’enseignement, soulignant l’importance de généraliser la culture inhérente à cette nouvelle technologie et de la rendre à la portée des différentes catégories de la société.
Elle a, en outre, passé en revue l’initiative, Aiphabet, une plateforme d’enseignement non lucrative qu’elle a fondée dans le but de diffuser la culture de l’IA à titre gratuit. La plateforme compte actuellement près de 20 000 utilisateurs de plus de 100 pays, dont l’Algérie.
Elle a également indiqué avoir supervisé, durant sa visite en Algérie, une session de formation au profit d’encadreurs de la jeunesse et de porteurs de projets, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse et l’ambassade des Etats-Unis, dans l’objectif de transférer les connaissances fondamentales dans le domaine de l’IA aux jeunes.
Par ailleurs, la séance a été marquée par de riches échanges entre les représentants des start-up et l’experte, au cours desquels l’accent a été mis sur l’importance de développer une IA qui repose sur le respect des normes de sécurité, l’éthique et la protection des données. Salleb-Aouissi a appelé, à cet égard, les porteurs des projets à miser sur la qualité et la fiabilité de leurs solutions.
R. E.




Il faut voir en l’Intelligence Artificielle une NOUVELLE REVOLUTION qui va changer notre vision du monde au même titre que la révolution industrielle, l’informatique ou internet.
Des changements majeurs vont s’opèrer dans notre futur proche où l’IA va pénetrer tous les secteurs d’activité pour aider l’humain dans ses tâches courentes et même le remplacer dans certaines situations. Beaucoup de métiers sont menacés de disparition dans les années à venir pour laisser place aux agents IA autonomes capables de surpasser l’humain dans des tâches simples et complexes 7j/7, 24h/24.
L’IA est capable aujourd’hui de répondre au téléphone, écrire un mail, remplir un agenda, realiser un sondage téléphonique, analyser des données complexes, développer des programmes informatiques, produire des articles de presse professionnels, des contrats juridiques, de la musique, peindre des tableaux, produire des films cinématographiques digne de grandes productions sans la moindre scène réelle…etc. Demain des robots dotés d’intelligence occuperont nos rues, nos commerces, nos usines et nos foyers.
Dans le monde, nous assistons aujourd’hui à une course effrénée aux modèles IA dit LLM où de nombreuses entreprises spécialisées notamment américaines cherchent à monétiser l’utilisation de l’IA pour créer des monopoles et une dépendance à leurs modèles (GPT, Claude AI, Gemini, Grok..). En parallèle la Chine propose des modèles gratuits Opensource tout aussi performants (GLM, Qwen, DeepSeek, Kimi k3 ..) pour casser les monopoles, celle-ci plaide pour des modèles libres qu’on peut déjà télécharger, installer et modifier à volonté.
Il est de notre intérêt de développer nos propres modèles souverains notament dans les domaines sensibles afin d’éviter de se retrouver prisonniers de tels ou tels fournisseurs.
A bon entendeur