De Rome, Mourad Rouighi – Le Premier ministre Sifi Ghrieb, représentant le président Abdelmadjid Tebboune, a été reçu hier par le président italien, Sergio Mattarella, et la Première ministre, Giorgia Meloni. Ces rencontres se sont déroulées en marge d’une réception officielle organisée à Tarente, en Italie, en l’honneur des chefs de délégation participant à la cérémonie d’ouverture des XXes Jeux méditerranéens, accueillis cette année par cette ville de la région des Pouilles.
Au cours de ses entretiens, le Premier ministre Ghrieb a transmis les salutations du président Tebboune au président Mattarella et à la Première ministre Meloni. Il a également exprimé la satisfaction de l’Algérie pour l’excellent travail accompli dans le cadre des Jeux méditerranéens et formulé des vœux de plein succès pour l’événement. En retour, le président et la Première ministre italiens ont adressé leurs sincères salutations et leurs remerciements au président Tebboune pour sa proximité avec l’Italie, maintes fois exprimée.
Cette rencontre de haut niveau a également permis de saluer l’excellence des relations entre l’Algérie et l’Italie dans divers secteurs. Les dirigeants des deux pays ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer sans cesse le partenariat stratégique bilatéral et à élargir les perspectives de coopération dans différents domaines, au service des intérêts mutuels de leurs peuples respectifs.
L’occasion était également propice pour maintenir le cap avec les hautes autorités italiennes et souligner l’importance d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours et de renforcer la coopération stratégique existante entre les deux pays, notamment à la lumière des mutations que connaissent les marchés régionaux et internationaux de l’énergie, ainsi que du besoin croissant de consolider la stabilité des approvisionnements et d’en diversifier les sources, au service des intérêts communs et de la sécurité énergétique en Méditerranée.
Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de capitaliser sur les ententes économiques et de développement existantes, et de renforcer le partenariat entre l’Algérie et l’Italie afin de soutenir la stabilité et le développement dans les deux pays et dans la région.
Sifi Ghrieb n’a pas manqué, enfin, de rappeler que l’axe Alger-Rome part d’un fait acquis et immuable : les retombées de tout ce qui est programmé entre les deux pays doivent impérativement créer de l’emploi, générer des richesses et asseoir la capacité des synergies bilatérales naissantes à se positionner avec succès sur les marchés internationaux.
Quant à la presse italienne, qui couvrait l’événement tant sur le plan politique que sportif, elle a évoqué ce matin, avec force détails, les défis que les deux pays se sont fixés depuis 2019 et le rythme soutenu auquel progresse la locomotive algéro-italienne sur plusieurs plans et à différents niveaux.
L’Algérie, a-t-on pu lire, est de loin le premier partenaire économique de l’Italie dans le monde arabe et en Afrique.
Le nombre croissant d’entreprises italiennes désireuses de s’installer de l’autre côté de la Méditerranée est également le reflet de cette nouvelle dynamique.
Notre pays est surtout présenté comme un modèle en matière de gestion humaine et constructive du phénomène de l’immigration, qui ne saurait devenir un moyen de marchandage, voire de chantage, comme l’a démontré tout récemment la situation de Ceuta.
M. R.


