Une contribution de Mohamed Elbaikam – Alors que les Etats-Unis renforcent leur engagement dans les efforts visant à résoudre le conflit du Sahara Occidental, Washington est confronté à un défi qui dépasse la simple diplomatie. La question n’est pas seulement de savoir si les négociations peuvent aboutir à un accord. La véritable interrogation est de savoir si un tel accord pourra acquérir la légitimité nécessaire pour perdurer.
Depuis des décennies, le Sahara Occidental demeure l’un des conflits politiques non résolus les plus anciens au monde. Les initiatives des Nations unies se sont succédé. Les envoyés ont changé. Les dynamiques régionales ont évolué. Pourtant, la question centrale reste sans réponse : comment parvenir à un règlement durable tout en préservant la crédibilité des principes que la communauté internationale affirme défendre ?
Aujourd’hui, le regain d’engagement américain suscite un optimisme prudent. En collaboration avec les Nations unies et l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, Washington cherche à relancer un processus politique qui peine depuis des années à produire des avancées significatives.
Cependant, avant que les décideurs ne célèbrent cet élan diplomatique, ils devraient se rappeler une réalité simple : les accords de paix survivent non pas parce que des gouvernements puissants les soutiennent, mais parce que les populations les plus concernées les considèrent comme légitimes.
Le peuple sahraoui attend depuis des décennies la concrétisation d’une promesse maintes fois réitérée par la communauté internationale. Il n’attend ni une victoire militaire, ni un traitement de faveur. Il attend quelque chose de bien plus simple.
Une seule journée de démocratie.
Une journée ordinaire – le type de journée que les citoyens des Etats-Unis et d’une grande partie du monde démocratique vivent régulièrement. Une seule journée durant laquelle les habitants du Sahara Occidental pourraient exprimer librement la vision de l’avenir qu’ils estiment juste pour eux-mêmes.
Trop souvent, les discussions sur le Sahara Occidental tournent autour des gouvernements, des rivalités régionales, des formules diplomatiques et des intérêts stratégiques. Les personnes dont l’avenir est en jeu deviennent fréquemment des acteurs secondaires dans des débats portant pourtant sur leur propre destin.
Le monde doit dialoguer non seulement avec les gouvernements et les diplomates, mais aussi avec les Sahraouis eux-mêmes.
Depuis des décennies, le mouvement national sahraoui occupe une place marquée par les malentendus politiques. Dans certains milieux occidentaux, le conflit est analysé à travers le prisme plus large des enjeux du Moyen-Orient plutôt qu’à la lumière de son propre contexte historique et juridique. Dans certaines régions du monde arabe, il est parfois présenté comme une création occidentale. D’autres le réduisent à une rivalité entre le Maroc et l’Algérie. Dans chaque cas, les voix des populations directement concernées risquent d’être éclipsées.
Alors que Trump soutient la proposition marocaine d’autonomie comme une voie possible vers une solution, une question difficile se pose : une solution politique durable peut-elle émerger si le consentement populaire et la légitimité politique sont considérés comme secondaires par rapport aux calculs géopolitiques ?
Les partisans de l’initiative d’autonomie soutiennent qu’elle représente la voie la plus réaliste pour mettre fin à une impasse qui dure depuis des décennies. Les gouvernements prennent naturellement en compte la sécurité régionale, les migrations, les partenariats économiques et les intérêts stratégiques dans l’élaboration de leurs politiques.
Mais le réalisme, à lui seul, ne crée pas la légitimité.
L’histoire regorge de règlements politiques qui semblaient pragmatiques dans les cercles diplomatiques, mais qui ont échoué à instaurer une stabilité durable faute d’une acceptation populaire suffisamment large. Une paix durable naît rarement de formules conçues exclusivement par les gouvernements. Elle émerge lorsque les résultats politiques sont perçus comme crédibles par les populations appelées à vivre sous leur application.
C’est sur ce point que le leadership américain sera finalement jugé.
Les Etats-Unis affirment depuis longtemps que la paix durable repose non seulement sur la puissance, mais aussi sur le consentement. A travers le monde, les responsables américains ont promu les institutions représentatives, la participation politique et le principe selon lequel les citoyens doivent avoir leur mot à dire dans les décisions qui affectent leur avenir.
Un processus crédible au Sahara Occidental doit refléter ces valeurs. Des mesures de confiance élargissant l’espace d’expression politique pacifique, renforçant la société civile et favorisant une participation significative contribueraient à instaurer la confiance nécessaire à tout règlement durable.
De telles mesures ne préjugent pas de l’issue des négociations. Elles renforcent la légitimité du processus lui-même.
Les enjeux dépassent le seul Sahara Occidental. L’Afrique du Nord et le Sahel deviennent de plus en plus importants pour les intérêts économiques et sécuritaires mondiaux. Les décideurs reconnaissent l’importance croissante de cette région pour le commerce, l’énergie, les minerais stratégiques, les migrations et la stabilité géopolitique.
Cependant, une stabilité durable dans cette région stratégiquement essentielle ne peut être bâtie sur des arrangements conçus sans la participation réelle des populations concernées.
L’avenir du Sahara Occidental ne peut être durablement construit pour les Sahraouis. Il doit être construit avec eux.
A mesure que les négociations se poursuivent, Washington a l’occasion non seulement de contribuer à façonner un règlement politique, mais aussi de renforcer la crédibilité du processus qui y conduit. Le succès de la diplomatie américaine ne devrait pas être mesuré uniquement à l’aune de la signature d’un accord. Il devrait être évalué selon la manière dont cet accord est perçu comme légitime par ceux qui devront vivre avec ses conséquences pendant des générations.
C’est peut-être là, en définitive, la différence entre un arrangement temporaire et une paix durable.
M. E.
Militant sahraoui des droits humains



Les états-unis de donald trump bafouent ostensiblement le droit international. Le résident de la maison-blanche ayant même déclaré qu’il en avait pas besoin.
Une réponse juste et équitable qui pourrait aboutir des négociations entre les sahraouis et les marocains ne semble donc pas, en dépit de toute vérité et de toute logique, leur priorité. Le Sahara Occidental, dernier territoire non autonome africain, est une question inscrite à l’onu depuis 1963.
Vous êtes utopique et vivez en dehors de la réalité.
Les USA ont reconnu le plan d’autonomie bidon marrouki en 2020 et nous sommes en 2026 et vous prêchez votre philosophie.
Non il faut des ACTES. Pour reprendre John Bolton en décembre 2020 : « il serait pleinement justifié que le POLISARIO retourne sur le champ de bataille » 》》》 voilà tout est dit.
Même l’ONU a voté une résolution bidon sur le plan d’autonomie makhnazie !
Au niveau régional nombreux pays africains soutiennent la narco-terroriste-pédophile-monarchie dans leur reconnaissance de marocanité du Sahara Occidental…et même la narco-terroriste-pédophile-monarchie a réintégré l’UA en 2020 UBUESQUE année de reconnaissance par Trump de la marocanité du Sahara Occidental !
Voilà les faits.
Vous me rappelez l’Iran : assassinats du Président Iranien et du MAE initialement puis Imaïl Haniyeh puis le Liban Sayyed Hassan Nasrallah Allah yrahmoum et énième GÉNOCIDE à Gaza Cisjordanie etc…
Les signes avant-coureurs sont présents depuis 2020 et nous sommes en 2026.
Le POLISARIO se doit d’attaquer la narco-terroriste-pédophile-monarchie partout sur son territoire et pas seulement en RASD et y compris les entreprises étrangères qui pillent ses richesses les villes Dakhla etc où tourisme…
La victoire est au bout du fusil.
FREE NAÂMA ASFARI
FREE WESTERN SAHARA
Chacun a évidement son point de vue sur le Sahara Occidental mais en ce qui me concerne moi Cela fait environ 3 ans que je dis que cette question est déjà réglée. La preuve ? La dernière résolution du Conseil de sécurité adoptée le 31 octobre 2025, à la majorité , la résolution 2797 , surtout avec l’abstention de la Chine et surtout la Russie pourtant partenaire stratégique de l’Algérie) a décidé que c’est le plan d’autonomie proposé par le Maroc qui sert de négociation et non la solution d’autodétermination proposée par l’Algérie. Même Attaf a dit il y a quelques jours a dit que l’Algérie soutient ce plan .
Pour moi le problème est en faveur du Maroc sur la base de la situation sur le terrain, même si l’Algérie a raison de continuer à défendre sa position. Les plus avertis savent que près de 70 % de ce territoire, la partie la plus riche adossée à l’Océan, est déjà occupée par le Makhzen qui a installé son administration, ses services de sécurité, sa justice, ses écoles, son armée et a déjà investi beaucoup dans des infrastructures, dans le tourisme avec des capitaux européens. Il reste aux Sahraouis la partie la plus aride.
Alors que du côté Polisario , il n’y a pratiquement rien de construit, d’investi et on sait qu’il y a près 180 000 sahraouis qui vivent dans des camps de réfugies à Tindouf et non au Sahara occidental et dont plusieurs d’entre eux préfèrent vivre à Tindouf que chez eux ! Voilà la réalité. Ce n’est pas que je m’en réjouis, mais c’est ainsi hélas. Je pense qu’à terme e le Polisario va trouver une solution pour cogérer transitoirement au côté du Makhzen l’administration de cette enclave jusqu’à ce que dans quelques années, le Sahara sera placé sous souveraineté marocaine. C’est mon opinion, elle vaut ce qu’elle vaut.