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Le Maroc a-t-il essayé d’infiltrer une taupe à l’APN durant la prochaine mandature ?

De Paris, Saliha Fayez – Bien que sa candidature ait été invalidée par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), un média édité à Paris mais financé par le Maroc a continué de présenter Hocine Drouiche comme étant toujours en lice pour un siège de député à l’Assemblée populaire nationale (APN) lors des prochaines législatives, qui se tiennent dans moins d’un mois.

«L’Algérie a besoin aujourd’hui de profils capables de défendre ses intérêts tout en comprenant les réalités du monde contemporain. Elle a besoin d’hommes et de femmes qui connaissent le terrain, qui ont une expérience concrète du dialogue international et qui sont capables de porter une image positive du pays à l’étranger. Hocine Drouiche appartient à cette génération d’acteurs qui ont construit leur crédibilité par le travail, l’engagement associatif et la proximité avec les citoyens. Son parcours témoigne d’une volonté constante de servir l’intérêt général et de promouvoir les valeurs de paix, de respect et de fraternité», lit-on en effet dans The Paris Times.

«Ouvrir les portes du Parlement à la diaspora constitue un signal positif. C’est reconnaître que les compétences algériennes établies à l’étranger peuvent apporter une expérience, une expertise et des réseaux utiles au développement de l’Algérie», poursuit le média téléguidé par Yassine Mansouri via son homme de main Ahmed Charaï, qui tente de redorer le blason de ce faux imam, plusieurs fois condamné par la justice française pour des affaires de droit commun.

Hocine Drouiche, partisan zélé d’Israël, devait se présenter sous la férule du parti de Naïma Salhi, qui a confirmé sans le citer, dans un message posté sur les réseaux sociaux, l’élimination de son poulain. La très impopulaire politicienne, qui a tenté de semer la discorde dans le pays à travers de graves propos racistes durant le hirak, a ainsi réitéré son soutien sans réserve à son candidat pourtant connu des tribunaux français.

«La question se pose avec insistance, réagit Abdallah Zekri, recteur de la mosquée de la Paix à Nîmes : pourquoi le Makhzen a-t-il encensé ce prétendant et tenté de lui faire gagner des voix auprès de notre communauté en France, alors même que le média qui devait lui servir de tremplin ne dispose d’aucune audience sérieuse ?» «Le Makhzen a-t-il tenté d’infiltrer une taupe au cœur du Parlement algérien à travers ce personnage douteux, qui ne jouit d’aucune aura au sein de notre diaspora et qui, au contraire, est considéré comme faisant honte aux Algériens par ses comportements indignes ?», interroge-t-il encore ?

«Si le Maroc a misé sur un canasson et n’avait aucune chance de voir son postulant parachuté dans l’hémicycle du boulevard Zighoud-Youcef, une enquête semble toutefois nécessaire afin de déterminer les tenants et aboutissants de cette candidature suspecte et mettre à nu ses ramifications à Alger, s’il en est», conclut-il.

S. F.

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