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Attaf aux consuls : «Les Algériens établis à l’étranger sont une partie intégrante du peuple algérien et requièrent protection»

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé, mercredi à Alger, l’attachement à l’orientation stratégique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant la communauté nationale établie à l’étranger, laquelle traduit l’importance et la place qu’elle occupe dans la politique extérieure du pays.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la clôture des travaux de la Conférence des chefs de postes consulaires au siège du ministère, Attaf a précisé que «l’orientation stratégique cristallisée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en vision globale, complète et intégrée, reflétant l’importance, la place et le rôle de la communauté nationale à l’étranger, place le renforcement du sentiment d’appartenance, la préservation des liens d’attachement à la patrie et la promotion de l’esprit de citoyenneté au sein de notre communauté nationale à l’étranger, au cœur de ses priorités».

Il a ajouté que cette vision met l’accent sur «le rôle des filles et fils d’Algérie à l’étranger en tant qu’acteurs essentiels dans l’établissement des relations de coopération et de partenariat entre l’Algérie et leurs pays de résidence», contribuant activement aux efforts de développement national, en particulier, et du processus de renouveau national que connaît notre pays, en général».

«Vous avez, sans doute, perçu, ces dernières années, les résultats des décisions et mesures prises par le président de la République en faveur de la communauté nationale établie à l’étranger», a soutenu Attaf à l’adresse des chefs de postes consulaires, précisant que «ces décisions tranchent toute incertitude et confirment que les Algériennes et Algériens établis à l’étranger sont une partie intégrante du peuple algérien, jouissent des mêmes droits et avantages, et assument les mêmes devoirs et responsabilités».

Le ministre d’Etat a, dans ce cadre, cité «la prise en charge des frais de nombreux services, la mobilisation pour défendre les droits des citoyens algériens à l’étranger, l’élargissement du système national de retraite pour inclure les ressortissants algériens résidant à l’étranger, ainsi que l’attribution de quotas de logements dans le cadre des programmes nationaux au profit de ces derniers ».

Sur le plan économique, il a en outre évoqué «l’encouragement de la communauté nationale à l’étranger à contribuer au processus de développement de l’économie nationale, notamment en permettant à nos jeunes à l’étranger de bénéficier des mécanismes nationaux de création de micro-entreprises ou de start-up».

Attaf a en outre rappelé la procédure importante de régularisation décidée récemment par le président de la République au profit des jeunes algériens en situation précaire et irrégulière à l’étranger.

A ce propos, il a souligné la responsabilité des chefs de postes consulaires de «veiller à garantir la concrétisation optimale de cette procédure, en accompagnant les citoyens et les citoyennes concernés lors des différentes étapes de la régularisation de leurs situations de manière définitive».

Attaf s’est félicité à cette occasion, des résultats et des conclusions de cette conférence qui a abordé des axes liés directement aux intérêts et préoccupations de la communauté nationale à l’étranger, appelant les chefs de postes consulaires «à suivre la mise en œuvre de ces conclusions comme il se doit, avec tout le sérieux, la responsabilité et l’engagement requis».

S’agissant du développement des méthodes de gestion consulaire, Attaf a indiqué que les chefs de postes «sont appelés à veiller à la poursuite de la simplification des procédures administratives, et à garantir leur cohérence conformément aux amendements introduits au cadre juridique régissant la fonction consulaire».

Les chefs de postes consulaires, plus particulièrement, sont tenus, a ajouté le ministre d’Etat, de «veiller à l’application des 17 textes réglementaires adoptés lors de cette conférence, concernant l’ensemble des procédures et documents consulaires».

Pour ce qui est de la protection juridique et consulaire des membres de la communauté nationale à l’étranger, le ministre des Affaires étrangères a appelé à accorder un intérêt capital à cette question qui «constitue l’essence même du travail consulaire et ses objectifs suprêmes, notamment à travers la défense des intérêts des citoyens algériens et la préservation de leurs droits respectifs, face à toute injustice ou arbitraire auxquels ils pourraient être exposés dans les pays de résidence».

Après avoir rappelé que la majorité des chefs de postes consulaires à l’étranger «sont les parfaits témoins des nouvelles pratiques et des tentatives récurrentes visant à minimiser ou à remettre en cause la primauté de ce principe établi dans le travail consulaire, celui de la protection consulaire», Attaf a affirmé que «le gouvernement est pleinement déterminé à honorer ses engagements à cet effet, sans le moindre manquement».

R. N.

4 Commentaires

  1. La politique étrangère de l’Algérie met clairement la diaspora au centre de ses priorités : elle est perçue comme un relais diplomatique, un acteur économique et un pilier identitaire. En valorisant ses droits, en facilitant son intégration et en l’impliquant dans le développement national, l’État cherche à transformer la communauté à l’étranger en véritable force de cohésion et d’influence.

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  2. Nous attendons des actes Mr Attaf MAE algérien, cette diaspora a été méprisée si longtemps dû à plusieurs facteurs, j ai toujours écris que la diaspora algérienne dans le monde et particulièrement en France était une force à toutes épreuves pour l Algérie contre ces détracteurs et ennemis, il faut juste que l.etat algérien donne l exemple et se montre bcp plus organisé afin d unir les algériens de la diaspora à l Algérie et dans un élan de solidarité commun . C est dommage d avoir perdu autant de temps mais vaut mieux tard que jamais. Vu le nombres d algériens binationaux et résidents première nationalité en France peut être si mal vu et montrer du doigt et de faire pisser comme des pestiférés et de faire pisser dessus par des médias sionistes et des politiciens racistes envers l Algérie et ces algeriens sans qu on bouge le p’tit doigt, c est de notre faute en premier lieu aussi bien la diaspora algérienne en français que l état et le pouvoir algeriens, oui il est temps de nous unir non seulement pour contrer nos ennemis pu détracteurs mais de participer au développement de l Algérie et de son image à l .extérieur. Il y a pas de raisons même si il y a du pain sur la planche mais je reste optimiste sur la démarche du président Tebboune de réunir toute les enfants de l Algérie où ils se trouvent . Kheil inch’Allah

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  3. Effectivement n’est pas algérien qui ne souhaite pas faire profiter son pays natal des opportunités de développement. Par contre, une politique d’intégration avec un plan bien défini est nécessaire pour l’accomplissement de cet objectif noble.

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  4. Je pense qu’il faudrait augmenter le nombre de fonctionnaires en poste en France car en 2027 ils vont avoir beaucoup de travail pour défendre notre communauté installée dans ce pays

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