Un ancien employé de l’unité néerlandaise de lutte contre le terrorisme (NCTV) comparaît devant la justice pour avoir transmis des secrets d’Etat au Maroc. Selon les médias hollandais, notamment la chaîne publique NOS, Abderrahim El-M. est soupçonné d’avoir mené pendant plusieurs années une double vie, à la fois analyste du radicalisme islamiste aux Pays-Bas et informateur des services de renseignement marocains.
El-M. travaillait au sein de la NCTV sur des dossiers sensibles liés au salafisme et au djihadisme. Parallèlement, le parquet affirme qu’il espionnait pour le compte de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le service de contre-espionnage marocain. L’affaire a éclaté en 2023, lorsque le service de renseignement intérieur néerlandais, l’AIVD, a alerté la justice après avoir filmé l’agent en train d’imprimer et de mettre dans des sacs des documents classifiés.
D’après l’AIVD, les contacts entre El-M. et le directeur des services de contre-espionnage marocains remonteraient au moins à 2020. Les images de vidéosurveillance montrent l’accusé utilisant un badge emprunté à un collègue – lui aussi arrêté – pour accéder à des documents confidentiels. Ces éléments ont conduit à son arrestation à l’aéroport de Schiphol, quelques instants avant qu’il n’embarque sur un vol à destination du Maroc.
Au moment de son interpellation, El- M. était en possession de 928 documents, dont 345 provenant de l’AIVD et 65 du service de renseignement militaire MIVD. Le contenu précis de ces documents n’a pas été rendu public, mais ils contiendraient, selon NOS, des analyses sensibles des services néerlandais, un rapport sur les activités du renseignement marocain aux Pays-Bas ainsi qu’une liste de numéros de téléphone de membres marocains de Daech.
«Cette affaire est unique et constitue peut-être l’un des plus grands scandales de sécurité des dernières décennies», a déclaré un expert en sécurité. Il souligne que le risque de fuites s’accroît dans un pays stratégiquement central au sein de l’UE et de l’Otan.
Lors d’une audience préliminaire, El-M. a nié avoir transmis des secrets d’Etat. Toutefois, le parquet s’appuie sur des échanges de courriels dans lesquels il évoque la possibilité de remettre «le médicament» ou «un petit quelque chose», expressions codées selon l’accusation. En contrepartie, les services marocains ont financé de fréquents voyages au Maroc pour lui et sa famille.
R. I.




C’est de l’amateurisme, copier des documents secrets puis les prendre avec lui dans un avion! Y’a plus simple, scanner des documents avec un smartphone et les envoyer par WhatsApp ou telegram.
L’espion au service du roi éclipse a utilisé des méthodes à l’ancienne. Le sujet de sa majesté évanescente s’est fait prendre comme un rat. Il n’a pas pu prendre la poudre d’escampette.
Dans un pays monarchique comme le Maroc, où le roi se présente comme une figure quasi-prophétique, chaque citoyen influent, en particulier à l’étranger, est perçu comme un **potentiel agent au service du royaume**. La monarchie exerce un rôle de persuasion omniprésent, comparable à celui d’un Hirohito maghrébin : les demandes se font au nom du roi, rarement au nom du pays. Même face à un problème administratif, le Marocain entend souvent la réponse implicite : « Vive le roi », un rappel subtil que la plainte ne peut jamais viser le monarque. Cette pression psychologique, ancrée dans un imaginaire nourri de mythes et d’histoire, façonne la loyauté et la perception du pouvoir. Certains citoyens croient encore que Mohammed V a accompli des miracles, ce qui renforce l’idée que la monarchie détient des pouvoirs extraordinaires, influençant profondément les comportements et les décisions.
Le Makzen a toujours fonctionné selon cette logique. On observe, par exemple, en France, que des personnalités d’origine algérienne gravitent autour d’influences marocaines : Djamel Debbouze était proche de Zidane dans les années 2000, Mbappé (mère algérienne) est proche de Hakimi, et lorsque Fadela Amara a fondé son association, son bras droit était marocain. Cela illustre que tout Marocain influent tend à être considéré comme un acteur potentiel au service de la couronne.
Cette dynamique se retrouve également dans les relations personnelles et familiales. Dans un documentaire, un Marocain vivant en Algérie et marié à une Algérienne insistait pour que son fils soit reconnu comme Algérien, malgré la filiation paternelle : un exemple de volonté de contrôler subtilement l’allégeance. Dans des contextes de diaspora ou de présence à l’étranger, les Marocains influents restent ainsi particulièrement sensibles aux sollicitations des services marocains, renforcées par des formes de pression indirecte : familles restées au pays, influence sociale, ou possibilités de chantage.
En définitive, **toute communauté marocaine à l’étranger est un nid d’espions**, et en Algérie certaines villes particulières se prêtent facilement à l’infiltration d’agents marocains via des liens familiaux.(…) L’Algérien, par nature, a un grand cœur, et parfois cette générosité joue contre sa propre existence et celle de sa famille, mais il n’en est pas encore pleinement conscient.
Dans ce contexte, il n’est donc pas surprenant que les Marocains occupant des fonctions stratégiques ou sensibles en Europe soient perçus comme des agents potentiels du royaume, même de manière implicite. La culture monarchique, l’imprégnation mythique et la logique du Makzen créent un environnement où la loyauté personnelle se confond avec la loyauté envers le roi.
Il aurait du utliser sa serviette quel con
Ou plutôt un tampon comme celui de la transe. Pour lui, ça a complètement capoté². Un film d’eXpionnage. La stratégie d’un con. 🤣
Un peuple auquel on ne doit jamais faire confiance,la preuve.
Ce qui surprend c’est que les hollandais fassent confiance aux bousbiriens…ça leur apprendra et c’est un rappel pour nos autorités qui dorment bien la nuit avec en Algérie la présence par millions de cette (…) race de traîtres bousbiriens TOUS agents du bousbirland yehudi